par Peccator » jeu. 24 avr. 2014, 12:58
kisito a écrit :Finalement, chaque fois qu'une mauvaise pensée, qu'un mauvais désir vient en moi, avec calme, je fais un acte de Foi et une prière.
Cela me fait penser à la méthode "antirrhétique" d'Evagre le Pontique. A chaque tentation, catégorisées selon 8 péchés capitaux, il propose de répondre par une citation des Ecritudes. Par exemple, face à une tentation de gourmandise, répondre par cette phrase du psaume 22 "Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien".
C'est une méthode redoutable, car non seulement on fait effectivement de chaque instant de sa vie une prière, mais en outre, on devient beaucoup plus conscient des fois où l'on choisit délibérément de ne pas prier, mais de céder à la tentation. Autant dire que l'on éprouve un besoin bien plus intense du sacrement de réconciliation...
Je n'ai découvert cette méthode d'Evagre qu'il y a quelques jours (et n'ai pas encore mis en pratique), et jusque là je faisais plutôt comme vous, Kisito, par un acte de foi. Je constate comme vous que l'on fait ainsi de grands progrès spirituels.
Edit :
sans doute est-il bon que je complète la description de la méthode antirrhétique par ce qu'il faut faire quand on a cédé à la tentation : regarder les choses en face, et essayer de voir comment on en est arrivé là. Quelles circonstances ont fait naître la tentation. Comment nous avons cédé petit à petit. Quel raisonnement (faussé) s'est mis en place dans notre tête. Bref, étudier la manière dont nous avons été vaincu : le malin n'est pas très malin, il agit toujours de la même manière. En étudiant la manière dont nous chutons, nous apprenons à reconnaître ses stratégies, et ainsi à être plus forts contre elles. Ce sont là des thèmes qui ont été exposés par Evagre le Pontique, et développés bien plus tard par Ignace de Loyola.
Il faut aussi apprendre à distinguer regrets et remors. Les regrets sont choses bonnes : ils nous amènent à la contrition, à reconnaître que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin du secours de Dieu. Les remors en sont une perversion. Comme je l'avais entendu dire une fois (mais je ne sais plus par qui), le remors ne nous laisse pas tranquille : il nous mord une fois, et puis il reviens et re-mord

Le regret amène à la contrition, et par là au pardon et à la paix, le remors amène au scrupule, et par là fait refuser le pardon et empêche que l'on obtienne la paix.
[quote="kisito"]Finalement, chaque fois qu'une mauvaise pensée, qu'un mauvais désir vient en moi, avec calme, je fais un acte de Foi et une prière. [/quote]
Cela me fait penser à la méthode "antirrhétique" d'Evagre le Pontique. A chaque tentation, catégorisées selon 8 péchés capitaux, il propose de répondre par une citation des Ecritudes. Par exemple, face à une tentation de gourmandise, répondre par cette phrase du psaume 22 "Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien".
C'est une méthode redoutable, car non seulement on fait effectivement de chaque instant de sa vie une prière, mais en outre, on devient beaucoup plus conscient des fois où l'on choisit délibérément de ne pas prier, mais de céder à la tentation. Autant dire que l'on éprouve un besoin bien plus intense du sacrement de réconciliation...
Je n'ai découvert cette méthode d'Evagre qu'il y a quelques jours (et n'ai pas encore mis en pratique), et jusque là je faisais plutôt comme vous, Kisito, par un acte de foi. Je constate comme vous que l'on fait ainsi de grands progrès spirituels.
Edit :
sans doute est-il bon que je complète la description de la méthode antirrhétique par ce qu'il faut faire quand on a cédé à la tentation : regarder les choses en face, et essayer de voir comment on en est arrivé là. Quelles circonstances ont fait naître la tentation. Comment nous avons cédé petit à petit. Quel raisonnement (faussé) s'est mis en place dans notre tête. Bref, étudier la manière dont nous avons été vaincu : le malin n'est pas très malin, il agit toujours de la même manière. En étudiant la manière dont nous chutons, nous apprenons à reconnaître ses stratégies, et ainsi à être plus forts contre elles. Ce sont là des thèmes qui ont été exposés par Evagre le Pontique, et développés bien plus tard par Ignace de Loyola.
Il faut aussi apprendre à distinguer regrets et remors. Les regrets sont choses bonnes : ils nous amènent à la contrition, à reconnaître que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin du secours de Dieu. Les remors en sont une perversion. Comme je l'avais entendu dire une fois (mais je ne sais plus par qui), le remors ne nous laisse pas tranquille : il nous mord une fois, et puis il reviens et re-mord :D Le regret amène à la contrition, et par là au pardon et à la paix, le remors amène au scrupule, et par là fait refuser le pardon et empêche que l'on obtienne la paix.