par Kerniou » ven. 21 mars 2014, 11:49
L'accouchement sous X est un peu la forme moderne du "tourniquet" mis en place par St Vincent de Paul pour recueillir anonymement les enfants que les mères abandonnaient.
Le problème n'est pas nouveau. L'accouchement sous X a été promulgué pendant la guerre, pour protéger de la vindicte populaire, les mères des "enfants de boches". La législation a été revue plus récemment parce que les enfants nés sous X ne peuvent jamais connaître leurs origines, ce qui pour certains s'avère une entrave à leur construction personnelle.
La position de l'église est favorable à l'adoption. Au début, les orphelinats étaient tenus par des religieuses.
Concrètement, on peut conseiller à une jeune femme qui ne peut élever son enfant de mener sa grossesse à terme pour le confier à une famille adoptive. L'accouchement sous X et l'abandon sont les deux voies possibles.
Ce qui est en jeu, c'est l'abandon voire le rejet. L'enfant, in utero, ressent les affects de la mère. L'adoption du point de vue de la mère est un don pas un rejet de son enfant. Je ne sais, concrètement, comment les choses se passent à l'heure actuelle. L'idéal pour protéger l'enfant de l'abandon, qu'il ressentira de toute façon, serait que la mère soit sereine pendant la grossesse et puisse dire à son enfant lors de la naissance qu'elle est dans l'impossibilité de s'en occuper mais qu'on va lui choisir une famille où d'autres parents vont l'aimer et s'occuper de lui. La densité émotionnelle, la culpabilité, l'ambivalence ne favorisent guère le climat serein qui serait souhaitable.
Quand l'enfant "passe par la trappe", la mère ne le voit pas, ne peut lui parler et ne peut pas lui dire au revoir. Il est important de dire à l'enfant ce qui va se passer pour lui. Il n'est pas un paquet mais une personne, une toute jeune personne fragile qui nécessite qu'on la considère comme telle.
L'accouchement sous X est un peu la forme moderne du "tourniquet" mis en place par St Vincent de Paul pour recueillir anonymement les enfants que les mères abandonnaient.
Le problème n'est pas nouveau. L'accouchement sous X a été promulgué pendant la guerre, pour protéger de la vindicte populaire, les mères des "enfants de boches". La législation a été revue plus récemment parce que les enfants nés sous X ne peuvent jamais connaître leurs origines, ce qui pour certains s'avère une entrave à leur construction personnelle.
La position de l'église est favorable à l'adoption. Au début, les orphelinats étaient tenus par des religieuses.
Concrètement, on peut conseiller à une jeune femme qui ne peut élever son enfant de mener sa grossesse à terme pour le confier à une famille adoptive. L'accouchement sous X et l'abandon sont les deux voies possibles.
Ce qui est en jeu, c'est l'abandon voire le rejet. L'enfant, in utero, ressent les affects de la mère. L'adoption du point de vue de la mère est un don pas un rejet de son enfant. Je ne sais, concrètement, comment les choses se passent à l'heure actuelle. L'idéal pour protéger l'enfant de l'abandon, qu'il ressentira de toute façon, serait que la mère soit sereine pendant la grossesse et puisse dire à son enfant lors de la naissance qu'elle est dans l'impossibilité de s'en occuper mais qu'on va lui choisir une famille où d'autres parents vont l'aimer et s'occuper de lui. La densité émotionnelle, la culpabilité, l'ambivalence ne favorisent guère le climat serein qui serait souhaitable.
Quand l'enfant "passe par la trappe", la mère ne le voit pas, ne peut lui parler et ne peut pas lui dire au revoir. Il est important de dire à l'enfant ce qui va se passer pour lui. Il n'est pas un paquet mais une personne, une toute jeune personne fragile qui nécessite qu'on la considère comme telle.