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par Fée Violine » jeu. 31 janv. 2019, 20:15
Carolus a écrit : ↑mar. 22 janv. 2019, 15:48 Sans danger pour le « pouvoir politique (Hérode, Pilate) », il n’y a pas de risque de répression romaine non plus, n’est-ce pas ?
par Carolus » sam. 26 janv. 2019, 1:04
Astya a écrit :Astya : @ Alexandre et Carolus : vous avez tous les deux raison : Jésus a été crucifié sans motif politique sérieux, à cause de la haine de certains juifs proches des grands prêtres qui l'accusaient de blasphème.
Astya a écrit :Astya : Néanmoins, ma question portait sur le système moral présenté dans les évangiles, je vais reformuler : [...] - est-ce qu'on peut dire que les critiques de Jésus à l'égard des pharisiens sont des critiques envers le dogmatisme en général, ou simplement des critiques envers quelques personnes de son époque ?
CEC 2054 Jésus a repris les dix commandements, mais il a manifesté la force de l’Esprit à l’œuvre dans leur lettre. Il a prêché la " justice qui surpasse celle des scribes et des pharisiens " (Mt 5, 20) aussi bien que celle des païens (cf. Mt 5, 46-47). Il a déployé toutes les exigences des commandements. " Vous avez entendu qu’il a été dit aux ancêtres : Tu ne tueras pas ... Eh bien ! Moi je vous dis : quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal " (Mt 5, 21-22).
par Astya » ven. 25 janv. 2019, 22:49
par prodigal » ven. 25 janv. 2019, 10:41
Astya a écrit : ↑ven. 25 janv. 2019, 0:57hème. Néanmoins, ma question portait sur le système moral présenté dans les évangiles, je vais reformuler : - est-ce qu'on peut dire qu'il y a un système moral , ou simplement des indications ? - est-ce qu'on peut dire que les critiques de Jésus à l'égard des pharisiens sont des critiques envers le dogmatisme en général, ou simplement des critiques envers quelques personnes de son époque ?
par Alexandre-Invité » ven. 25 janv. 2019, 10:23
Astya a écrit : ↑ven. 25 janv. 2019, 0:57 - est-ce qu'on peut dire que les critiques de Jésus à l'égard des pharisiens sont des critiques envers le dogmatisme en général, ou simplement des critiques envers quelques personnes de son époque ?
Astya a écrit : ↑ven. 25 janv. 2019, 0:57A mon opinion, cela n'est pas simple du tout. Si on reprend le cas de Caïphe (excellent cas) on peut dire qu'il a pratiqué la justice en exigeant l'application à la lettre de la Loi et aussi qu'il a accompli la volonté de Dieu. Mais on ne peut pas dire qu'il a fait une oeuvre bonne.
par Astya » ven. 25 janv. 2019, 0:57
L'idée d'une éthique individuelle, il me semble, implique qu'un autre pourrait avoir une éthique opposée sans que cela ne soit dérangeant. Je pense qu'il n'est pas possible d'attribuer une telle idée à Jésus.
Les bonnes œuvres sont tout simplement le fait de pratiquer la justice, c'est-à-dire d'accomplir la volonté de Dieu.
par Carolus » mar. 22 janv. 2019, 15:48
Alexandre-Invité a écrit :Alexandre : Le pouvoir politique (Hérode, Pilate) ne voyait pas de danger en Jésus pour la stabilité d'Israël, les autorités religieuses si.
Jn 12, 13 Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! »
Jn 19, 6-8 Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.» Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
par Alexandre-Invité » mar. 22 janv. 2019, 0:29
par Carolus » lun. 21 janv. 2019, 23:44
Invité a écrit : ↑lun. 21 janv. 2019, 17:17Alexandre : Carolus, Vous ne voulez pas comprendre ce que j'écris.
Alexandre : Je copie/colle de nouveau : Jésus n'avait lui-même aucune intention de renverser le régime en place, son Royaume n'était pas de ce monde, mais il faut garder à l'esprit que les foules qui reconnaissaient en lui le messie voulaient la libération d'Israël, quitte à prendre les armes. C'est en cela que la stabilité d'Israël était menacée.
Lc 23, 13 Alors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. [...]
Lc 23, 15 [...] D’ailleurs, Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort.
par Invité » lun. 21 janv. 2019, 17:17
par Carolus » lun. 21 janv. 2019, 14:37
Alexandre. a écrit :Alexandre : Je vous rappelle que les miracles étaient le signe qui attestaient de la messianité de Jésus. Et qu'attendaient les Juifs du messie ?
Za 9, 9 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
CEC 559 Comment Jérusalem va-t-elle accueillir son Messie ? Alors qu’il s’était toujours dérobé aux tentatives populaires de le faire roi (cf. Jn 6, 15), Jésus choisit le temps et prépare les détails de son entrée messianique dans la ville de " David, son père " (Lc 1, 32 ; cf. Mt 21, 1-11) Il est acclamé comme le fils de David, celui qui apporte le salut ( "Hosanna " veut dire " sauve donc ! ", " donne le salut ! "). Or " Roi de Gloire " (Ps 24, 7-10) entre dans sa Ville " monté sur un ânon " (Za 9, 9) : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité (cf. Jn 18, 37).
par prodigal » lun. 21 janv. 2019, 12:18
Astya a écrit : ↑dim. 20 janv. 2019, 17:59 Astya Mais Caïphe est quand même un sale type, qui tourne le conséquentialisme comme certains pharisiens tournaient la Loi.
Astya Si je vous ai bien compris, Jésus appelle à une éthique individuelle dans le cadre d'un système légal indicatif, ou chaque individu est appelé à bien se comporter en fonction des circonstances précises ? Par exemple, s'occuper des vieux et des malades tant qu'on peut le faire dans de bonnes conditions, et organiser leur installation dans une résidence médicalisée quand on est dépassé ? (Cet exemple est trop facile).
par Alexandre. » lun. 21 janv. 2019, 9:16
par Carolus » lun. 21 janv. 2019, 2:37
Alexandre-Invité a écrit : ↑dim. 20 janv. 2019, 20:59Alexandre : Ce passage chez Jean est surtout théologique par son double sens. Évidemment, Caïphe souhaite la mort de Jésus […]
Alexandre : […] car il le perçoit comme représentant une menace à la stabilité d'Israël qui risque une insurrection du peuple et une répression romaine.
Jn 11, 47-48 Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. […] »
Jn 11, 47-48 « […] Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Mt 8, 5 Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
[Après la résurrection de Lazare :] Jn 11, 45-46 Beaucoup de Juifs, […] crurent en lui.
par Alexandre-Invité » dim. 20 janv. 2019, 20:59
Astya a écrit : ↑dim. 20 janv. 2019, 17:59Mais que répondez vous à quelqu'un qui demande "qu'est-ce qu'une bonne oeuvre ?"
Astya a écrit : ↑dim. 20 janv. 2019, 17:59Par exemple hier envers les hérétiques, ou aujourd'hui envers les migrants : qu'est-ce qu'une bonne oeuvre, est-ce de combattre l'hérésie au risque de commettre une oeuvre mauvaise en brûlant des hérétiques ? De même qu'est-ce qu'une bonne oeuvre : accueillir des migrants même si on ne peut pas les accueillir décemment ? au risque de troubles sociaux ? Les laisser se noyer est définitivement une oeuvre mauvaise. Faut-il intervenir dans les états de départ, au risque de créer des guerres et des troubles dans ces états ?
Astya a écrit : ↑dim. 20 janv. 2019, 17:59J'aurais pu prendre des exemples plus quotidiens : faut-il prendre la grand mère à la maison ou payer l'EHPAD ? Faut-il arrêter de travailler pour s'occuper de ses enfants ? Peut-on envisager de refaire sa vie après un divorce, quand on a été méchamment plaqué par un ex ? etc.
Par exemple, lorsque Caïphe dit qu'il est opportun qu'un homme meure pour le profit de tout un peuple il est conséquentialiste, et cela aboutit à la crucifixion du Christ.
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