par Chicoutimi » dim. 09 févr. 2014, 20:07
Sur le côté juridique du dossier, j'y reviendrai dans un prochain post. En attendant, je me permets d'aborder simplement la question de la légitimité de la prière au conseil municipal et du maintien du crucifix à partir de la doctrine catholique.
1- L'Écriture : Dans l’Évangile (Mt 6, 5-6), Jésus ne dit pas de ne pas prier devant les hommes mais il dit de ne pas prier pour être vu des hommes. Donc, que notre prière soit faite dans le secret ou en public, notre intention doit toujours être de glorifier Dieu et non nous-même. Or, dans une société de plus en plus sécularisée comme le Québec, je m’imagine mal un politicien qui prierait pour se glorifier lui-même car il n’a rien à gagner (contrairement aux pharisiens qui, à une époque où la religion était bien vue, avaient tout à gagner à passer pour des gens pieux).
Aussi, il y a un autre texte de Matthieu (5, 14-16) qui nous amène à voir la prière publique comme légitime : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
De même, ce texte de saint Paul ( 1 Tm 2 1-8) nous invite à prier en tout lieu : « Je voudrais donc qu'en tout lieu les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions. » Cette sentence nous rappelle également ce que le prêtre chante lors de la Préface : "Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint..."
2- Jean-Paul II : Concernant le crucifix, le bienheureux Pape Jean-Paul II affirmait, lors de la béatification de Soeur Maria Restituta (martyre du nazisme), en 1998 : « bien des choses peuvent nous être ôtées à nous, chrétiens. Mais on ne nous enlèvera pas la croix comme signe de salut. Nous ne permettrons pas qu’elle soit exclue de la vie publique. »
3- Christ-Roi : Quant à l’expression publique de la foi des politiciens, le Pape Pie XI a été très clair dans l’encyclique Quas Primas sur le Christ-Roi : « Les États, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles; car sa dignité royale exige que l'État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l'établissement des lois, dans l'administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs. »
Sur le côté juridique du dossier, j'y reviendrai dans un prochain post. En attendant, je me permets d'aborder simplement la question de la légitimité de la prière au conseil municipal et du maintien du crucifix à partir de la doctrine catholique.
1- L'Écriture : Dans l’Évangile (Mt 6, 5-6), Jésus ne dit pas de ne pas prier [u]devant[/u] les hommes mais il dit de ne pas prier [u]pour être vu[/u] des hommes. Donc, que notre prière soit faite dans le secret ou en public, notre intention doit toujours être de glorifier Dieu et non nous-même. Or, dans une société de plus en plus sécularisée comme le Québec, je m’imagine mal un politicien qui prierait pour se glorifier lui-même car il n’a rien à gagner (contrairement aux pharisiens qui, à une époque où la religion était bien vue, avaient tout à gagner à passer pour des gens pieux).
Aussi, il y a un autre texte de Matthieu (5, 14-16) qui nous amène à voir la prière publique comme légitime : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
De même, ce texte de saint Paul ( 1 Tm 2 1-8) nous invite à prier en tout lieu : « Je voudrais donc qu'[u]en tout lieu[/u] les hommes prient en levant les mains vers le ciel, saintement, sans colère ni mauvaises intentions. » Cette sentence nous rappelle également ce que le prêtre chante lors de la Préface : "Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, [u]toujours et en tout lieu[/u], à toi, Père très saint..."
2- Jean-Paul II : Concernant le crucifix, le bienheureux Pape Jean-Paul II affirmait, lors de la béatification de Soeur Maria Restituta (martyre du nazisme), en 1998 : « bien des choses peuvent nous être ôtées à nous, chrétiens. Mais on ne nous enlèvera pas la croix comme signe de salut. Nous ne permettrons pas qu’elle soit exclue de la vie publique. »
3- Christ-Roi : Quant à l’expression publique de la foi des politiciens, le Pape Pie XI a été très clair dans l’encyclique [i]Quas Primas [/i]sur le Christ-Roi : « Les États, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l'obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d'obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l'ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l'ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles; car sa dignité royale exige que l'État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l'établissement des lois, dans l'administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs. »