par Peccator » mer. 05 févr. 2014, 18:00
Je crois que c'est la petite Thérèse qui disait que la sainteté, c'est de voir tout ce qui ne va pas en nous, et tout ce qui va bien chez les autres.
bidouilleurs a écrit :Si on dit des trucs qui ne vont pas dans notre paroisse on n'est accusé d'accuser,
La "correction fraternelle", c'est de prendre la personne à part, discrètement, et de lui faire des commentaires constructifs, en étant très délicat parce que ce genre de commentaire peut parfois toucher très profondément (bien plus qu'on ne croit) et être difficiles à entendre. Si la personne ferme son coeur, elle n'entendra pas, et on parle pour rien. Si on ne sait pas le dire sans brusquer la personne, le mieux le plus souvent est de ne rien dire, tout simplement.
Par contre, parler avec d'autres de ce qui ne va pas, c'est du commérage : ça n'aide pas la personne concernée à progresser, et à part faire de la zizanie, ça n'aide en rien.
Si on ne dit rien on n'est lâche,
Ou, tout simplement, on sait rester à sa place... ou dire des choses discrètement, sans que personne d'autre que les concernés ne sachent qu'on a dit quelque chose.
Il peut arriver qu'on soit critiqué, en effet. Mais de toute façon, quoiqu'on fasse, on sera critiqué
Si on a des idées, on veut prendre le pouvoir,
Tout dépend de la manière de présenter ses idées.
Si on n'en a pas, on ne veut pas s'engager,
Ah ?
Si on veut faire évoluer certaines choses, on va trop vite,
Et bien souvent, c'est le cas. Pire, parfois on veut faire évoluer à mauvais escient.
Et puis il faut savoir rester à sa place : il est rarement du ressort du laïc de faire évoluer sa paroisse. Avez-vous une charge pastorale ? Est-ce à une brebis de vouloir faire bouger le troupeau ?
Si on se propose pour faire la lecture, on veut prendre la place des autres.
Un ministère dans l'Eglise, c'est quelque chose à quoi on est appelé. On ne s'y propose pas (sauf s'il y a un appel général à candidats).
Moralité, si vous ne savez plus où est votre place, rassurez-vous Dieu, lui, le sait !

En vous lisant, j'ai le sentiment que vous êtes trop volontariste. Vous voulez faire quelque chose. Vous voulez faire évoluer les choses. Et quand ça ne marche pas, vous ne savez plus quoi faire.
Je connais bien, je suis très volontariste moi-même, et ça m'énerve quand ça ne marche pas.
Pour l'instant, je n'ai trouvé qu'une seule solution : prier, et faire confiance à Dieu.
A chaque fois que j'arrive dans une impasse, je commence par chercher comment faire, reformuler mes propositions, m'énerver un peu chez moi contre cette bande de cons qui ne comprend rien (bien persuadé que je suis que moi, bien sûr, je comprend tout), me calmer, chercher une autre manière de faire, refaire des propositions (différentes sur la forme, mais toujours les mêmes sur le fond...) et puis comme ça ne marche toujours pas et que je vois bien que ça commence à agacer les autres, je laisse tomber et je dis à Dieu "Ecoute, mon Père, si vraiment tu veux que ça arrive, débrouille-toi pour que ça se passe. Moi je veux bien bosser, alors appelle-moi là où tu veux que j'aille. Là, j'ai essayé, et je n'y arrive pas".
Des fois, je comprend que je cherchais surtout à faire ma volonté, rien que ma volonté. D'autres fois (assez souvent, en fait), la situation se débloque, on m'appelle à faire ce que je pensais devoir être fait... mais pas du tout de la manière que j'envisageais. Et puis des fois, je suis appelé à faire autre chose, tout simplement.
Avec le temps, je propose de moins en moins, je laisse venir. C'est dur, ce n'est pas du tout mon tempérament.
Et le plus dur, c'est quand ce sont les autres qui viennent me voir pour me dire que je m'y prends mal, et qui me donnent des conseils pour m'aider. Ca, j'ai toujours du mal. Des fois, ils font un commentaire anodin, et sans s'en rendre compte, ils touchent un point très sensible... Nous avons tous nos blessures...
Je crois que c'est la petite Thérèse qui disait que la sainteté, c'est de voir tout ce qui ne va pas en nous, et tout ce qui va bien chez les autres.
[quote="bidouilleurs"]Si on dit des trucs qui ne vont pas dans notre paroisse on n'est accusé d'accuser,[/quote]
La "correction fraternelle", c'est de prendre la personne à part, discrètement, et de lui faire des commentaires constructifs, en étant très délicat parce que ce genre de commentaire peut parfois toucher très profondément (bien plus qu'on ne croit) et être difficiles à entendre. Si la personne ferme son coeur, elle n'entendra pas, et on parle pour rien. Si on ne sait pas le dire sans brusquer la personne, le mieux le plus souvent est de ne rien dire, tout simplement.
Par contre, parler avec d'autres de ce qui ne va pas, c'est du commérage : ça n'aide pas la personne concernée à progresser, et à part faire de la zizanie, ça n'aide en rien.
[quote]Si on ne dit rien on n'est lâche, [/quote]
Ou, tout simplement, on sait rester à sa place... ou dire des choses discrètement, sans que personne d'autre que les concernés ne sachent qu'on a dit quelque chose.
Il peut arriver qu'on soit critiqué, en effet. Mais de toute façon, quoiqu'on fasse, on sera critiqué ;)
[quote]Si on a des idées, on veut prendre le pouvoir,[/quote]
Tout dépend de la manière de présenter ses idées.
[quote]Si on n'en a pas, on ne veut pas s'engager,[/quote]
Ah ?
[quote]Si on veut faire évoluer certaines choses, on va trop vite,[/quote]
Et bien souvent, c'est le cas. Pire, parfois on veut faire évoluer à mauvais escient.
Et puis il faut savoir rester à sa place : il est rarement du ressort du laïc de faire évoluer sa paroisse. Avez-vous une charge pastorale ? Est-ce à une brebis de vouloir faire bouger le troupeau ?
[quote]Si on se propose pour faire la lecture, on veut prendre la place des autres.[/quote]
Un ministère dans l'Eglise, c'est quelque chose à quoi on est appelé. On ne s'y propose pas (sauf s'il y a un appel général à candidats).
[quote]Moralité, si vous ne savez plus où est votre place, rassurez-vous Dieu, lui, le sait ! :oui:[/quote]
En vous lisant, j'ai le sentiment que vous êtes trop volontariste. Vous voulez faire quelque chose. Vous voulez faire évoluer les choses. Et quand ça ne marche pas, vous ne savez plus quoi faire.
Je connais bien, je suis très volontariste moi-même, et ça m'énerve quand ça ne marche pas.
Pour l'instant, je n'ai trouvé qu'une seule solution : prier, et faire confiance à Dieu.
A chaque fois que j'arrive dans une impasse, je commence par chercher comment faire, reformuler mes propositions, m'énerver un peu chez moi contre cette bande de cons qui ne comprend rien (bien persuadé que je suis que moi, bien sûr, je comprend tout), me calmer, chercher une autre manière de faire, refaire des propositions (différentes sur la forme, mais toujours les mêmes sur le fond...) et puis comme ça ne marche toujours pas et que je vois bien que ça commence à agacer les autres, je laisse tomber et je dis à Dieu "Ecoute, mon Père, si vraiment tu veux que ça arrive, débrouille-toi pour que ça se passe. Moi je veux bien bosser, alors appelle-moi là où tu veux que j'aille. Là, j'ai essayé, et je n'y arrive pas".
Des fois, je comprend que je cherchais surtout à faire ma volonté, rien que ma volonté. D'autres fois (assez souvent, en fait), la situation se débloque, on m'appelle à faire ce que je pensais devoir être fait... mais pas du tout de la manière que j'envisageais. Et puis des fois, je suis appelé à faire autre chose, tout simplement.
Avec le temps, je propose de moins en moins, je laisse venir. C'est dur, ce n'est pas du tout mon tempérament.
Et le plus dur, c'est quand ce sont les autres qui viennent me voir pour me dire que je m'y prends mal, et qui me donnent des conseils pour m'aider. Ca, j'ai toujours du mal. Des fois, ils font un commentaire anodin, et sans s'en rendre compte, ils touchent un point très sensible... Nous avons tous nos blessures...