par MB » lun. 12 févr. 2007, 2:51
Je continue ! Pour la recherche ; point fondamental, c'est le seul investissement dont le retour est totalement garanti !
Quelques points, jetés façon semeuse :
- retransformer le bac : qu'il ne soit plus un diplôme universitaire, mais la sanction des études au lycée (une sorte de certif lycéen). L'entrée aux universités devrait en être indépendante et dépendre d'autres critères.
- rendre les universités réellement autonomes :
1° en politique financière : faciliter le sponsoring, donner à l'université la maîtrise effective de ses ressources et de son administration. Pourquoi ne pas permettre la liberté de fixation des frais d'insription, à condition qu'ils soient doublés d'un système efficace d'aides et de bourses.
2° en politique de recherche et de sélection des étudiants. Ce n'est pas un hasard si les meilleures universités de Paris - je pense à Dauphine - ont la possibilité de choisir les étudiants sur dossier.
- un point important qui appartient au précédent, en fait, et auquel je tiens beaucoup : créer des fondations d'université et doter celles-ci d'un patrimoine dont elles pourront disposer librement (fonds, actions, capitaux divers, biens immobiliers...). Cela vaut aussi pour les établissements de recherche pure. C'est cela, en fait, qui permet la grandeur des établissements anglo-saxons (Harvard dispose de plusieurs milliards de dollars de patrimoine, Oxford de tous les biens qui lui ont été données depuis le Moyen-Age), ou, à une échelle plus réduite, la large autonomie de Sciences Po (qui bénéficie de la gestion de la Fondation nationale des Sciences politiques). On pourrait imaginer, par exemple, que telle université reçoive tant de parts du capital de France Telecom, etc. Les universités pourraient d'ailleurs mettre en commun leurs ressources, enfin bref, auraient le choix de faire pas mal de choses. Soit dit en passant, on pourrait faire cela avec bien d'autres établissements, comme les hôpitaux.
Cela n'empêche pas l'Etat de participer au financement, année après année, des établissements. A ce titre, il me paraît indispensable d'augmenter le salaire des universitaires, qui est faible et en incite beaucoup à partir ailleurs (en début de carrière, un maître de conférence fraîchement élu gagne moins qu'un agrégé au lycée) ; de même, rationaliser et faciliter les procédures d'accueil des étudiants en embauchant plus de guichetiers (et en les faisant travailler !).
- créer des équivalents locaux de "colleges" américains (établissements de premier cycle) : avec enseignement d'arts libéraux, d'humanités, et pourquoi pas de cycles bien spécialisés (on pourrait faire, par exemple, une sorte de Licence qui enseignerait la même chose qu'à Sc Po ou des khâgnes en 3 ans, etc.). Naturellement, il faut mettre les moyens avec (mais l'enseignement en lettres et humanités ne coûte pas très cher en fait). Cela permettrait de retransformer les toutes petites universités ou antennes universitaires, que l'on a ouvertes juste pour créer des postes et satisfaire tel député, en établissements un peu plus utiles.
- revoir complètement la politique d'accès aux livres et aux bibliothèques. Multiplier celles-ci, les garnir (!) de façon décente ; unifier l'accès aux bibliothèques pour tous les étudiants (une seule carte pour toutes). De manière générale, changer de philosophie : une bibliothèque universitaire n'est pas faite pour empêcher les étudiants de lire. Ne pas s'opposer bêtement au photocopillage (une bonne bibliothèque, c'en est une où l'on peut faire des photocopies avec des machines qui marchent).
- faciliter l'arrivée d'étudiants internationaux, avec des petites choses toutes bêtes : par exemple confier à leur université d'accueil le soin de traiter des formalités de séjour (ça leur changera des préfectures !). De même, à l'avenir, faciliter leur arrivée sur le territoire une fois qu'ils auront fini leurs études. De manière générale, dans toutes les procédures impliquant des etudiants ou des universités de l'étranger, sous-traiter les tâches administratives à celles-ci.
- ne pas s'opposer en bloc au rapprochement entre universités et entreprises.
Voilà quelques idées, en vrac, qui sont sûrement insuffisantes (il y a encore plein d'autres choses à dire). IL faut réagir !
Je continue ! Pour la recherche ; point fondamental, c'est le seul investissement dont le retour est totalement garanti !
Quelques points, jetés façon semeuse :
- retransformer le bac : qu'il ne soit plus un diplôme universitaire, mais la sanction des études au lycée (une sorte de certif lycéen). L'entrée aux universités devrait en être indépendante et dépendre d'autres critères.
- rendre les universités réellement autonomes :
1° en politique financière : faciliter le sponsoring, donner à l'université la maîtrise effective de ses ressources et de son administration. Pourquoi ne pas permettre la liberté de fixation des frais d'insription, à condition qu'ils soient doublés d'un système efficace d'aides et de bourses.
2° en politique de recherche et de sélection des étudiants. Ce n'est pas un hasard si les meilleures universités de Paris - je pense à Dauphine - ont la possibilité de choisir les étudiants sur dossier.
- un point important qui appartient au précédent, en fait, et auquel je tiens beaucoup : [b]créer des fondations d'université[/b] et doter celles-ci d'un patrimoine dont elles pourront disposer librement (fonds, actions, capitaux divers, biens immobiliers...). Cela vaut aussi pour les établissements de recherche pure. C'est cela, en fait, qui permet la grandeur des établissements anglo-saxons (Harvard dispose de plusieurs milliards de dollars de patrimoine, Oxford de tous les biens qui lui ont été données depuis le Moyen-Age), ou, à une échelle plus réduite, la large autonomie de Sciences Po (qui bénéficie de la gestion de la Fondation nationale des Sciences politiques). On pourrait imaginer, par exemple, que telle université reçoive tant de parts du capital de France Telecom, etc. Les universités pourraient d'ailleurs mettre en commun leurs ressources, enfin bref, auraient le choix de faire pas mal de choses. Soit dit en passant, on pourrait faire cela avec bien d'autres établissements, comme les hôpitaux.
Cela n'empêche pas l'Etat de participer au financement, année après année, des établissements. A ce titre, il me paraît indispensable d'augmenter le salaire des universitaires, qui est faible et en incite beaucoup à partir ailleurs (en début de carrière, un maître de conférence fraîchement élu gagne moins qu'un agrégé au lycée) ; de même, rationaliser et faciliter les procédures d'accueil des étudiants en embauchant plus de guichetiers (et en les faisant travailler !).
- créer des équivalents locaux de "colleges" américains (établissements de premier cycle) : avec enseignement d'arts libéraux, d'humanités, et pourquoi pas de cycles bien spécialisés (on pourrait faire, par exemple, une sorte de Licence qui enseignerait la même chose qu'à Sc Po ou des khâgnes en 3 ans, etc.). Naturellement, il faut mettre les moyens avec (mais l'enseignement en lettres et humanités ne coûte pas très cher en fait). Cela permettrait de retransformer les toutes petites universités ou antennes universitaires, que l'on a ouvertes juste pour créer des postes et satisfaire tel député, en établissements un peu plus utiles.
- revoir complètement la politique d'accès aux livres et aux bibliothèques. Multiplier celles-ci, les garnir (!) de façon décente ; unifier l'accès aux bibliothèques pour tous les étudiants (une seule carte pour toutes). De manière générale, changer de philosophie : une bibliothèque universitaire n'est pas faite pour empêcher les étudiants de lire. Ne pas s'opposer bêtement au photocopillage (une bonne bibliothèque, c'en est une où l'on peut faire des photocopies avec des machines qui marchent).
- faciliter l'arrivée d'étudiants internationaux, avec des petites choses toutes bêtes : par exemple confier à leur université d'accueil le soin de traiter des formalités de séjour (ça leur changera des préfectures !). De même, à l'avenir, faciliter leur arrivée sur le territoire une fois qu'ils auront fini leurs études. De manière générale, dans toutes les procédures impliquant des etudiants ou des universités de l'étranger, sous-traiter les tâches administratives à celles-ci.
- ne pas s'opposer en bloc au rapprochement entre universités et entreprises.
Voilà quelques idées, en vrac, qui sont sûrement insuffisantes (il y a encore plein d'autres choses à dire). IL faut réagir !