par Peccator » lun. 16 sept. 2013, 15:22
Les propos de ces deux personnes, je me rappelle bien les avoir tenus, moi aussi.
La difficulté que l'on rencontre est l'écart entre l'idéal de vie auquel Jésus, et l'Eglise à sa suite, nous appelle, et les satisfactions que nous gagnons dans le monde, ainsi que l'idéal de vie que le monde nous propose.
Déjà, il ne faut pas croire que ce serait propre à la société contemporaine : Ste Thérèse d'Avila se plaignait amèrement de tous les chemins d'égarement qu'elle avait non seulement empruntés, mais que de hommes d'Eglise, voulant son bien, lui conseillaient d'emprunter ! Et cela dit-elle, parce qu'ils aimaient encore trop les attraits de ce monde. Et relisons les Evangiles.
"Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple." (Lc 14, 26).
Que cette phrase de Jésus est dure à entendre ! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi cela a été un combat long et difficile avant d'arriver à tout donner pour le suivre. Et bien souvent revient la tentation de vouloir des choses pour moi, de ne pas lui donner en tout la préférence. La conversion est un effort quotidien. C'est pourquoi nous sommes invités à prier matin, midi et soir, avec l'Angélus par exemple : car sinon nous avons vite fait de nous détourner de Dieu, de reprendre nos chemins d'hommes.
Le monde nous incite à être des coeurs forts, à se tenir debout, à savoir faire face. Ce n'est pas qu'une simple question d'hédonisme, il y a surtout un idéal humaniste de favoriser tout ce qui est bon et fort en l'être humain. Mais ce que Dieu veut, c'est "un esprit brisé", "un coeur brisé et broyé" (psaume 50). N'est-ce pas là tout le contraire du modèle d'humanité que l'on promeut ?
C'est un paradoxe, car se configurer au Christ est un chemin d'héroïsme, il faut une grande force pour y arriver. Mais Dieu sait bien que nos propres forces n'y suffiront jamais : c'est Lui qui nous donnera la force de faire face, de se tenir debout. Mais il ne peut pas nous donner cette force tant que nous ne lui en laissons pas la possibilité, tant que nous tentons de tenir debout par nos propres forces.
Relisons Lc 18, 18-27 : pour l'homme, tourner le dos aux richesses du monde est difficile, probablement impossible. C'est Dieu qui rend cela possible.
Le discours du Pape, l'enseignement du Magistère, la morale de l'Eglise concernant la sexualité, la vie, tout ça n'a aucun sens si on ne place pas Dieu au centre. Mais pour aller vers Dieu, pour vivre de la Vie qu'il nous donne, il faut commencer par accepter de mourir au monde. C'est effrayant ! Comment même le concevoir ?
Il faut bien rester conscient qu'il n'y a qu'un moyen de bien comprendre cela, et de progressivement découvrir que le Magistère de l'Eglise est bon, qu'il est pour nous un guide sûr, et de pouvoir apprendre à refuser les tentations du monde pour essayer de se configurer au Christ : que le Seigneur nous en donne la grâce. Par nos seules forces, c'est impossible. Pour ma part, je ne sais pas comment faire autrement que par la prière et l'apprentissage du discernement.
Mon vécu personnel m'amène à penser qu'il ne sert pas à grand chose de tenter de convaincre les autres du bien-fondé du discours de l'Eglise. Il faut faire confiance à Dieu, qui s'en chargera. Je pense de plus en plus que le plus utile est de guider ses frères vers l'amour de Dieu, favoriser tout ce qui peut les aider à rencontrer Dieu, à apprendre à le tourner leur coeur vers le Seigneur. La foi n'est pas une collection de dogmes. La foi est avant tout une rencontre, et de cette rencontre naît un élan d'amour.
Et pour cela, notre responsabilité est de faire de notre vie un témoignage. De leur montrer la Paix et la Joie que Dieu nous donne, et qu'il veut leur donner aussi. C'est exigent et difficile. C'est usant, et la tentation du découragement revient souvent.
Prions pour demander à Dieu la force d'y arriver, parce que sans Lui, nous n'y parviendrons pas.
Les propos de ces deux personnes, je me rappelle bien les avoir tenus, moi aussi.
La difficulté que l'on rencontre est l'écart entre l'idéal de vie auquel Jésus, et l'Eglise à sa suite, nous appelle, et les satisfactions que nous gagnons dans le monde, ainsi que l'idéal de vie que le monde nous propose.
Déjà, il ne faut pas croire que ce serait propre à la société contemporaine : Ste Thérèse d'Avila se plaignait amèrement de tous les chemins d'égarement qu'elle avait non seulement empruntés, mais que de hommes d'Eglise, voulant son bien, lui conseillaient d'emprunter ! Et cela dit-elle, parce qu'ils aimaient encore trop les attraits de ce monde. Et relisons les Evangiles.
"Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple." (Lc 14, 26).
Que cette phrase de Jésus est dure à entendre ! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi cela a été un combat long et difficile avant d'arriver à tout donner pour le suivre. Et bien souvent revient la tentation de vouloir des choses pour moi, de ne pas lui donner en tout la préférence. La conversion est un effort quotidien. C'est pourquoi nous sommes invités à prier matin, midi et soir, avec l'Angélus par exemple : car sinon nous avons vite fait de nous détourner de Dieu, de reprendre nos chemins d'hommes.
Le monde nous incite à être des coeurs forts, à se tenir debout, à savoir faire face. Ce n'est pas qu'une simple question d'hédonisme, il y a surtout un idéal humaniste de favoriser tout ce qui est bon et fort en l'être humain. Mais ce que Dieu veut, c'est "un esprit brisé", "un coeur brisé et broyé" (psaume 50). N'est-ce pas là tout le contraire du modèle d'humanité que l'on promeut ?
C'est un paradoxe, car se configurer au Christ est un chemin d'héroïsme, il faut une grande force pour y arriver. Mais Dieu sait bien que nos propres forces n'y suffiront jamais : c'est Lui qui nous donnera la force de faire face, de se tenir debout. Mais il ne peut pas nous donner cette force tant que nous ne lui en laissons pas la possibilité, tant que nous tentons de tenir debout par nos propres forces.
Relisons Lc 18, 18-27 : pour l'homme, tourner le dos aux richesses du monde est difficile, probablement impossible. C'est Dieu qui rend cela possible.
Le discours du Pape, l'enseignement du Magistère, la morale de l'Eglise concernant la sexualité, la vie, tout ça n'a aucun sens si on ne place pas Dieu au centre. Mais pour aller vers Dieu, pour vivre de la Vie qu'il nous donne, il faut commencer par accepter de mourir au monde. C'est effrayant ! Comment même le concevoir ?
Il faut bien rester conscient qu'il n'y a qu'un moyen de bien comprendre cela, et de progressivement découvrir que le Magistère de l'Eglise est bon, qu'il est pour nous un guide sûr, et de pouvoir apprendre à refuser les tentations du monde pour essayer de se configurer au Christ : que le Seigneur nous en donne la grâce. Par nos seules forces, c'est impossible. Pour ma part, je ne sais pas comment faire autrement que par la prière et l'apprentissage du discernement.
Mon vécu personnel m'amène à penser qu'il ne sert pas à grand chose de tenter de convaincre les autres du bien-fondé du discours de l'Eglise. Il faut faire confiance à Dieu, qui s'en chargera. Je pense de plus en plus que le plus utile est de guider ses frères vers l'amour de Dieu, favoriser tout ce qui peut les aider à rencontrer Dieu, à apprendre à le tourner leur coeur vers le Seigneur. La foi n'est pas une collection de dogmes. La foi est avant tout une rencontre, et de cette rencontre naît un élan d'amour.
Et pour cela, notre responsabilité est de faire de notre vie un témoignage. De leur montrer la Paix et la Joie que Dieu nous donne, et qu'il veut leur donner aussi. C'est exigent et difficile. C'est usant, et la tentation du découragement revient souvent.
Prions pour demander à Dieu la force d'y arriver, parce que sans Lui, nous n'y parviendrons pas.