par ami de la Miséricorde » sam. 15 sept. 2012, 9:29
Biographie
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/18 ... EAnes.html
Livre II Chapitre VI des Dialogues de Sainte Catherine de Gênes
Dieu déclare à l'âme qu'il lui fait de son corps un purgatoire en ce monde. De la nécessité que l'homme a de se renoncer et de se submerger entièrement en Dieu ; et de la misère de l'homme qui s'occupe d'autre chose n'ayant que le temps de cette vie pour mériter.
Le Seigneur. Tu comprends mieux, par l'expérience que par le raisonnement, la cause des grandes souffrances par lesquelles tu dois passer. Sache cependant que je fais à l'âme un purgatoire de son corps ; par ce moyen, j'augmente sa gloire afin de l'attirer à moi sans autre purgatoire.
Pour y parvenir, je frappe sans cesse à la porte du coeur de l'homme ; s'il consent, et m'ouvre, je le conduis, avec une sollicitude continuelle, au degré de gloire pour lequel je l'ai créé. Et, s'il voyait, s'il comprenait, le soin avec lequel je m'occupe de mon salut et de son avantage, il s'abandonnerait à moi tout entier, sans réserve ; il laisserait et mépriserait le reste, quand bien même il pourrait avoir tout ce que j'ai créé et, pour ne point perdre mon assistance, qui le conduit à la gloire suprême, il n'est sorte de martyre qu'il n'endurât volontiers.
Mais je veux que l'homme se donne à moi uniquement par amour et avec foi ; la crainte et la considération de l'avantage personnel sont contraires à cet amour et à cette foi, car ils demeurent en l'amour-propre. Or celui-ci ne peut coexister avec mon pur et simple amour, dans lequel il est nécessaire que l'esprit de l'homme soit submergé pour demeurer uniquement livré au soin que je prends de lui ; à ce soin sans lequel la créature ne saurait entrer dans l'abîme simple et pur de mon être, parce que autrement ce lui serait un grand enfer.
Et l'homme n'ayant d'autre temps que celui de la vie présente pour purifier son âme en mon dit amour, au moyen de la foi et de mes nombreux secours, n'est-il pas bien misérable et bien fou de s'occuper d'autre chose, et de perdre ces moments précieux qui lui sont donnés uniquement pour cet effet, sans que jamais il en puisse avoir d'autres, et qui, une fois passés, ne reviennent plus ?
Écoute donc, ô Ame très chère, écoute ma voix, ouvre tes oreilles à ton Seigneur, lequel t'aime de la plus vive tendresse et te fait infiniment de bien. Personne autre que lui ne peut t'en faire ; car tu es enveloppée d'une foule de péchés, tu es plongée dans les misères et chargée d'une masse de mauvaises habitudes ; ma lumière t'en fera voir et connaître la gravité par ta propre expérience, lorsque tu en seras délivrée.
L'Âme. Vous m'avez dit, Seigneur, beaucoup de raisons qui me persuadent de supporter volontiers et avec constance tout ce que j'ai enduré jusqu'ici et tout ce que j'aurai à endurer encore. Mais, dites-moi, je vous en prie, si cela vous plaît ainsi, une raison de cette nécessité de souffrir qui satisfasse mon entendement. J'en ai grand besoin, car je sens venir sur moi la véhémence de votre amour.
Le Seigneur. Tu sais que lorsque tu m'as donné ton consentement au moyen de ton libre arbitre, tu étais tellement souillée, que, sans ma providence, tu eusses été condamnée à l'enfer ; car, ayant été conduite à la misère du péché, tu étais comme morte. Je t'ai pourvue de la lumière et de la contrition à l'aide desquelles tu t'es confessée. Depuis lors, tu as fait beaucoup de pénitences, d'oraisons et d'aumônes, durant un long espace de temps, pour la satisfaction de tes péchés. Je t'ai laissée combattre et t'affliger, jusqu'à ce que tu fusses assez affermie pour n'y plus retomber. Puis je t'ai fait t'exercer en mille vertus dont tu as contracté l'habitude, au point d'y prendre plaisir, et de ne plus rechercher d'autres délectations.
En ce même temps, cette âme commença à se délecter en choses spirituelles ; et une foule de tentations qui lui survinrent la rendirent très expérimentée dans la voie de Dieu ; et le Seigneur lui fit voir un grand nombre de traits de sa providence au milieu des nombreuses et diverses oppressions et tribulations qu'elle eût à subir de la part des hommes, du monde, des démons, et d'elle-même, qui était pleine de mauvaises habitudes. Il lui fallut combattre avec ces divers ennemis, jusqu'à ce qu'elle eût consumé toutes ces mauvaises habitudes, tant intérieures, qu'extérieures ; car ce sont elles qui font la guerre à l'homme. Si ce n'étaient les mauvaises habitudes, personne ne serait jamais tenté que pour recevoir augmentation de grâce ; et la tentation serait presque sans péril, car Dieu, qui la permet par amour pour nous, en soutient l'effort.
Source : voiemystique.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
[b]Biographie[/b]
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1853/Sainte-Catherine-de-G%EAnes.html
[b]Livre II Chapitre VI des Dialogues de Sainte Catherine de Gênes[/b]
[b]Dieu déclare à l'âme qu'il lui fait de son corps un purgatoire en ce monde. De la nécessité que l'homme a de se renoncer et de se submerger entièrement en Dieu ; et de la misère de l'homme qui s'occupe d'autre chose n'ayant que le temps de cette vie pour mériter.[/b]
Le Seigneur. Tu comprends mieux, par l'expérience que par le raisonnement, la cause des grandes souffrances par lesquelles tu dois passer. Sache cependant que je fais à l'âme un purgatoire de son corps ; par ce moyen, j'augmente sa gloire afin de l'attirer à moi sans autre purgatoire.
Pour y parvenir, je frappe sans cesse à la porte du coeur de l'homme ; s'il consent, et m'ouvre, je le conduis, avec une sollicitude continuelle, au degré de gloire pour lequel je l'ai créé. Et, s'il voyait, s'il comprenait, le soin avec lequel je m'occupe de mon salut et de son avantage, il s'abandonnerait à moi tout entier, sans réserve ; il laisserait et mépriserait le reste, quand bien même il pourrait avoir tout ce que j'ai créé et, pour ne point perdre mon assistance, qui le conduit à la gloire suprême, il n'est sorte de martyre qu'il n'endurât volontiers.
Mais je veux que l'homme se donne à moi uniquement par amour et avec foi ; la crainte et la considération de l'avantage personnel sont contraires à cet amour et à cette foi, car ils demeurent en l'amour-propre. Or celui-ci ne peut coexister avec mon pur et simple amour, dans lequel il est nécessaire que l'esprit de l'homme soit submergé pour demeurer uniquement livré au soin que je prends de lui ; à ce soin sans lequel la créature ne saurait entrer dans l'abîme simple et pur de mon être, parce que autrement ce lui serait un grand enfer.
Et l'homme n'ayant d'autre temps que celui de la vie présente pour purifier son âme en mon dit amour, au moyen de la foi et de mes nombreux secours, n'est-il pas bien misérable et bien fou de s'occuper d'autre chose, et de perdre ces moments précieux qui lui sont donnés uniquement pour cet effet, sans que jamais il en puisse avoir d'autres, et qui, une fois passés, ne reviennent plus ?
Écoute donc, ô Ame très chère, écoute ma voix, ouvre tes oreilles à ton Seigneur, lequel t'aime de la plus vive tendresse et te fait infiniment de bien. Personne autre que lui ne peut t'en faire ; car tu es enveloppée d'une foule de péchés, tu es plongée dans les misères et chargée d'une masse de mauvaises habitudes ; ma lumière t'en fera voir et connaître la gravité par ta propre expérience, lorsque tu en seras délivrée.
L'Âme. Vous m'avez dit, Seigneur, beaucoup de raisons qui me persuadent de supporter volontiers et avec constance tout ce que j'ai enduré jusqu'ici et tout ce que j'aurai à endurer encore. Mais, dites-moi, je vous en prie, si cela vous plaît ainsi, une raison de cette nécessité de souffrir qui satisfasse mon entendement. J'en ai grand besoin, car je sens venir sur moi la véhémence de votre amour.
Le Seigneur. Tu sais que lorsque tu m'as donné ton consentement au moyen de ton libre arbitre, tu étais tellement souillée, que, sans ma providence, tu eusses été condamnée à l'enfer ; car, ayant été conduite à la misère du péché, tu étais comme morte. Je t'ai pourvue de la lumière et de la contrition à l'aide desquelles tu t'es confessée. Depuis lors, tu as fait beaucoup de pénitences, d'oraisons et d'aumônes, durant un long espace de temps, pour la satisfaction de tes péchés. Je t'ai laissée combattre et t'affliger, jusqu'à ce que tu fusses assez affermie pour n'y plus retomber. Puis je t'ai fait t'exercer en mille vertus dont tu as contracté l'habitude, au point d'y prendre plaisir, et de ne plus rechercher d'autres délectations.
En ce même temps, cette âme commença à se délecter en choses spirituelles ; et une foule de tentations qui lui survinrent la rendirent très expérimentée dans la voie de Dieu ; et le Seigneur lui fit voir un grand nombre de traits de sa providence au milieu des nombreuses et diverses oppressions et tribulations qu'elle eût à subir de la part des hommes, du monde, des démons, et d'elle-même, qui était pleine de mauvaises habitudes. Il lui fallut combattre avec ces divers ennemis, jusqu'à ce qu'elle eût consumé toutes ces mauvaises habitudes, tant intérieures, qu'extérieures ; car ce sont elles qui font la guerre à l'homme. Si ce n'étaient les mauvaises habitudes, personne ne serait jamais tenté que pour recevoir augmentation de grâce ; et la tentation serait presque sans péril, car Dieu, qui la permet par amour pour nous, en soutient l'effort.
Source : voiemystique.free.fr
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde