par prodigal » mar. 10 sept. 2013, 17:11
Vous posez la bonne question, et votre exemple est très clair, et montre qu'on ne peut prendre la règle d'or à la lettre. Mais l'esprit vaut plus que la lettre, et la règle d'or dépasse en profondeur, vous vous en doutez, l'objection que vous lui faites. Je ferai trois remarques.
1) Aucune loi ne peut énoncer strictement la conduite que nous devons suivre, s'il est vrai que le grand commandement est un commandement d'amour. Donc, n'espérez aucune reformulation qui puisse décider à votre place.
2) Pour autant la loi n'est pas mauvaise, mais sa valeur est négative, elle dit ce qu'il ne faut pas faire. Et la norme de ces interdits est fournie par le début de la règle d'or, qui dit :" Ne fais pas à autrui ce que tu n'aurais pas voulu qu'il te fît".
3) Le dépassement de la loi n'est pas contre la loi, mais tient à sa formulation positive : "Fais à autrui ce que tu aurais voulu qu'il te fît", qui va au-delà des devoirs à accomplir. Cela ne veut évidemment pas dire "Prends tes désirs et tes caprices pour la norme", comme vous l'avez bien compris, mais "Ce que tu dois accomplir, l'acte de charité, tu en trouveras l"inspiration en toi-même".
Vous posez la bonne question, et votre exemple est très clair, et montre qu'on ne peut prendre la règle d'or à la lettre. Mais l'esprit vaut plus que la lettre, et la règle d'or dépasse en profondeur, vous vous en doutez, l'objection que vous lui faites. Je ferai trois remarques.
1) Aucune loi ne peut énoncer strictement la conduite que nous devons suivre, s'il est vrai que le grand commandement est un commandement d'amour. Donc, n'espérez aucune reformulation qui puisse décider à votre place.
2) Pour autant la loi n'est pas mauvaise, mais sa valeur est négative, elle dit ce qu'il ne faut pas faire. Et la norme de ces interdits est fournie par le début de la règle d'or, qui dit :" Ne fais pas à autrui ce que tu n'aurais pas voulu qu'il te fît".
3) Le dépassement de la loi n'est pas contre la loi, mais tient à sa formulation positive : "Fais à autrui ce que tu aurais voulu qu'il te fît", qui va au-delà des devoirs à accomplir. Cela ne veut évidemment pas dire "Prends tes désirs et tes caprices pour la norme", comme vous l'avez bien compris, mais "Ce que tu dois accomplir, l'acte de charité, tu en trouveras l"inspiration en toi-même".