par Fée Violine » dim. 29 sept. 2013, 16:02
Dieu console
Jésus nous a promis "un autre paraclet", c'est-à-dire consolateur.
L'hymne de Pentecôte
Veni sancte Spiritus
http://www.youtube.com/watch?v=3pU34vUoO9g (grégorien)
http://www.youtube.com/watch?v=WmxXwAgkhWQ (Taizé)
est pleine de paix, c'est un dialogue à voix basse, un mouvement calme, intime. "Le coeur humain avec ses souffrances et sa lassitude s'adresse au Dieu consolateur".
L'homme a facilement le sentiment que Dieu est puissant et redoutable, mais il dit dans la Bible "Je vous consolerai comme une mère console son enfant"; qu'il est exigeant; qu'il est lointain, "et pourtant Dieu est réel!"
Il y a dans la consolation quelque chose de vivant. Pour consoler, il faut aimer, être ouvert, il faut le regard clair, le coeur sensible, la force subtile. Consoler, c'est éveiller, créer, faire naître, donner, appeler l'autre à ce qu'il a de meilleur, agir en lui pour le rendre libre, éveiller sa force vitale cachée, s'allier à ce qu'il a de plus intime, éveiller une nouvelle confiance, montrer des voies et des issues, donner une direction à celui qui en avait perdu le sens. L'amour humain peut faire tout cela, mais il est limité, il n'est pas Dieu.
Le Saint Esprit est la proximité. Comme une haleine légère il touche ton âme, et tout est changé.
L'hymne dit : "lumière des coeurs". Il y a une lumière pour les yeux, une pour l'esprit, mais "lumière du coeur"? Ce n'est pas une lumière froide comme celle de la connaissance, mais ardente et intime.
"La consolation de Dieu : un signe qui guide à travers l'erreur, une chaleur qui dissipe la raideur et le froid, un breuvage qui apaise la soif de plénitude infinie, un remède qui guérit; la pureté, la beauté rendues..."
Surtout, cette hymne a en vue "la vie quotidienne avec tout son poids, sa rumeur, sa détresse". C'est une consolation réelle qui ne tarit pas dans les tourments de l'existence, une vie si vivante qu'aucune lassitude ne parvient à l'étouffer.
***
Lumen cordis
Le douzième et dernier chapitre du livre, "Lumen cordis" [lumière du coeur], est comme le dixième, "Dieu console", une méditation sur l'hymne "Veni sancte Spiritus", mais il y écrit des choses un peu différentes. Je les mets ensemble.
"Dieu est toujours ce dont l'homme a besoin, et davantage".
"Le mystère en Dieu, c'est que la clarté soit en même temps intimité profonde, que la force soit amour, que la plénitude créatrice soit lumière. Comme il est bon qu'il en soit ainsi!"
"Les sept dons :
la crainte de Dieu, pour qui Dieu est sans cesse présent;
l'intelligence, qui connaît la vérité;
la sagesse, qui comprend la signification des choses;
la prudence, qui découvre les droits chemins;
la justice, qui veut le bien;
la force, qui ose et qui peut;
la mesure, qui a le sens du respect et se tient dans ses limites.
En tout cela, une seule et même chose : la force de l'Esprit".
[u]Dieu console[/u]
Jésus nous a promis "un autre paraclet", c'est-à-dire consolateur.
L'hymne de Pentecôte [i]Veni sancte Spiritus[/i]
http://www.youtube.com/watch?v=3pU34vUoO9g (grégorien)
http://www.youtube.com/watch?v=WmxXwAgkhWQ (Taizé)
est pleine de paix, c'est un dialogue à voix basse, un mouvement calme, intime. "Le coeur humain avec ses souffrances et sa lassitude s'adresse au Dieu consolateur".
L'homme a facilement le sentiment que Dieu est puissant et redoutable, mais il dit dans la Bible "Je vous consolerai comme une mère console son enfant"; qu'il est exigeant; qu'il est lointain, "et pourtant Dieu est réel!"
Il y a dans la consolation quelque chose de vivant. Pour consoler, il faut aimer, être ouvert, il faut le regard clair, le coeur sensible, la force subtile. Consoler, c'est éveiller, créer, faire naître, donner, appeler l'autre à ce qu'il a de meilleur, agir en lui pour le rendre libre, éveiller sa force vitale cachée, s'allier à ce qu'il a de plus intime, éveiller une nouvelle confiance, montrer des voies et des issues, donner une direction à celui qui en avait perdu le sens. L'amour humain peut faire tout cela, mais il est limité, il n'est pas Dieu.
Le Saint Esprit est la proximité. Comme une haleine légère il touche ton âme, et tout est changé.
L'hymne dit : "lumière des coeurs". Il y a une lumière pour les yeux, une pour l'esprit, mais "lumière du coeur"? Ce n'est pas une lumière froide comme celle de la connaissance, mais ardente et intime.
"La consolation de Dieu : un signe qui guide à travers l'erreur, une chaleur qui dissipe la raideur et le froid, un breuvage qui apaise la soif de plénitude infinie, un remède qui guérit; la pureté, la beauté rendues..."
Surtout, cette hymne a en vue "la vie quotidienne avec tout son poids, sa rumeur, sa détresse". C'est une consolation réelle qui ne tarit pas dans les tourments de l'existence, une vie si vivante qu'aucune lassitude ne parvient à l'étouffer.
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[u]Lumen cordis[/u]
Le douzième et dernier chapitre du livre, "Lumen cordis" [lumière du coeur], est comme le dixième, "Dieu console", une méditation sur l'hymne "Veni sancte Spiritus", mais il y écrit des choses un peu différentes. Je les mets ensemble.
"Dieu est toujours ce dont l'homme a besoin, et davantage".
"Le mystère en Dieu, c'est que la clarté soit en même temps intimité profonde, que la force soit amour, que la plénitude créatrice soit lumière. Comme il est bon qu'il en soit ainsi!"
"Les sept dons :
la crainte de Dieu, pour qui Dieu est sans cesse présent;
l'intelligence, qui connaît la vérité;
la sagesse, qui comprend la signification des choses;
la prudence, qui découvre les droits chemins;
la justice, qui veut le bien;
la force, qui ose et qui peut;
la mesure, qui a le sens du respect et se tient dans ses limites.
En tout cela, une seule et même chose : la force de l'Esprit".