par Popeye » mer. 24 janv. 2007, 14:48
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Christophe a écrit :Ma construction grammaticale est correcte puisque je vous posais la question de ce qu'un pape a, dans l'histoire, effectivement ordonné qui justifiat la désobéissance.
On est donc d'accord : vos propos sont déconnectés de la réalité, puisque vous admettez implicitement qu'aucun pape régnant n'a effectivement rien ordonné qui aurait nécessité de désobéir.
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Obéissance s'oppose à désobéissance.
Or obéir est se soumettre en se conformant.
C'est ainsi que l'obéissance est requise dans pour les enseignements du magistère, encore qu'à des degrés divers. L'obéissance de la foi est exigée pour tous les enseignements où l'Eglise engage l'infaillibilité. Quand l'Eglise n'engage pas son infailibilité dans son enseignement, l'obéissance est encore dûe, encore qu'à des degrés divers, codifiés aux canons 752 à 754. Dans tous les cas visés par les canons 752 à 754, l'obéissance n'est jamais l'obéissance de la foi, pour cette raison que l'infaillibilité n'est pas engagée. Or non-infaillible = faillible. Et si faillible, possiblement erronée. Et c'est pourquoi, un dissentiment, donc une désobéissance, est permise à certaines conditions. Par exemple, quand le Pape Jean XXII se mit à enseigner que les hommes morts en état de grâce ne verraient Dieu dans la vison intuitive qu'à la résurection générale, ce n'est pas seulement un tollé qui secoua la chrétienté. Le légat pontifical failli se faire bruler vif par l'Inquisition française ; quant au Pape, il dû rétracter publiquement ses propos. Et c'est suite à cette facheuse affaire que son successeur, le Pape Benoît XII, définit ex cathedra que les âmes de ceux qui meurent en état de grâce accèdent à la vison intuitive dès avant la résurection, une fois expiée la peine temporelle au Purgatoire, si besoin est. Autre exemple, l'enseignement d'Honorius I, rejeté par l'Eglise [et de quelle façon ...], en un Concile OEcuménique confirmé par le Pape S.Léon II.
Par ailleurs, des Papes scandaleux, l'Eglise en a connu plusieurs. Si un Pape sollicite au péché, il faut lui résister. Or rien d'impossible à celà, n'est-ce pas, les Papes ne jouissant pas de l'impeccabilité. L'hypothèse d'un Pape sollicitant n'est donc pas absurde. Franck faisait référence à certains bordels pontificaux. Des Papes lubriques ont existé, donc ont sollicité, et il ne fallait pas leur obéir.
Mes propos ne sont donc pas déconnectés de la réalité.
Dans la même veine, j'ai une question qui me turlupine : Si un intervenant, en dépit de sa grande érudition, venait à poser des questions futiles, quelle attitude devrait adopter la modération à son encontre ?
La question n'était pas futile, comme il appert de ce qui précède. Il fallait et il faut désobéir aux Papes doctrinalement déviants, en refusant d'assentir à leurs erreurs ; comme il faut désobéir aux ordres pontificaux qui seraient peccamineux.
Est-ce assez clair ?
[align=justify][quote="Christophe"]Ma construction grammaticale est correcte puisque je vous posais la question de ce qu'un pape a, dans l'histoire, effectivement ordonné qui justifiat la désobéissance.
On est donc d'accord : vos propos sont déconnectés de la réalité, puisque vous admettez implicitement qu'aucun pape régnant n'a effectivement rien ordonné qui aurait nécessité de désobéir.
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Obéissance s'oppose à désobéissance.
Or obéir est se soumettre en se conformant.
C'est ainsi que l'obéissance est requise dans pour les enseignements du magistère, encore qu'à des degrés divers. L'obéissance de la foi est exigée pour tous les enseignements où l'Eglise engage l'infaillibilité. Quand l'Eglise n'engage pas son infailibilité dans son enseignement, l'obéissance est encore dûe, encore qu'à des degrés divers, codifiés aux canons 752 à 754. Dans tous les cas visés par les canons 752 à 754, l'obéissance n'est jamais l'obéissance de la foi, pour cette raison que l'infaillibilité n'est pas engagée. Or non-infaillible = faillible. Et si faillible, possiblement erronée. Et c'est pourquoi, un dissentiment, donc une désobéissance, est permise à certaines conditions. Par exemple, quand le Pape Jean XXII se mit à enseigner que les hommes morts en état de grâce ne verraient Dieu dans la vison intuitive qu'à la résurection générale, ce n'est pas seulement un tollé qui secoua la chrétienté. Le légat pontifical failli se faire bruler vif par l'Inquisition française ; quant au Pape, il dû rétracter publiquement ses propos. Et c'est suite à cette facheuse affaire que son successeur, le Pape Benoît XII, définit ex cathedra que les âmes de ceux qui meurent en état de grâce accèdent à la vison intuitive dès avant la résurection, une fois expiée la peine temporelle au Purgatoire, si besoin est. Autre exemple, l'enseignement d'Honorius I, rejeté par l'Eglise [et de quelle façon ...], en un Concile OEcuménique confirmé par le Pape S.Léon II.
Par ailleurs, des Papes scandaleux, l'Eglise en a connu plusieurs. Si un Pape sollicite au péché, il faut lui résister. Or rien d'impossible à celà, n'est-ce pas, les Papes ne jouissant pas de l'impeccabilité. L'hypothèse d'un Pape sollicitant n'est donc pas absurde. Franck faisait référence à certains bordels pontificaux. Des Papes lubriques ont existé, donc ont sollicité, et il ne fallait pas leur obéir.
Mes propos ne sont donc pas déconnectés de la réalité.
[quote]Dans la même veine, j'ai une question qui me turlupine : Si un intervenant, en dépit de sa grande érudition, venait à poser des questions futiles, quelle attitude devrait adopter la modération à son encontre ?[/quote]
La question n'était pas futile, comme il appert de ce qui précède. Il fallait et il faut désobéir aux Papes doctrinalement déviants, en refusant d'assentir à leurs erreurs ; comme il faut désobéir aux ordres pontificaux qui seraient peccamineux.
Est-ce assez clair ?