par PaxetBonum » sam. 08 juin 2013, 11:14
Jésus nous dit : (Jn11, 25-26)
21. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
22. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. »
23. Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » -
24. « Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
25. Jésus lui dit : « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26. et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? »
27. Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. »
(jn 14)
1. « Que votre cœur ne se trouble pas ! vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon, je vous l'aurais dit ; je vais vous préparer une place.
3. Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez.
4. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin. »
5. Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ? »
6. Jésus lui dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi.
7. Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu. »
Les passages où Notre Seigneur répète : 'N'ayez pas peur !'
- [+] Texte masqué
- Homélie J.M.J. –Mercredi 17
Août 2011
« Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur », dit Jésus [Mth 14.27]
Chers Amis,
Vous savez que tout évêque doit prendre une devise. Et bien, cette phrase est
la devise que j’ai choisie pour mon ordination épiscopale. « Confidete, nolite timere », en
latin, c’est-à-dire : « Confiance, n’ayez pas peur ». Et je vous ai dit que ce mot « n’ayez pas
peur » ou les synonymes revenaient 366 fois dans la Bible. C’est la parole que Jésus me
dit chaque matin, même dans les années bissextiles. Si chaque matin nos contemporains
écoutaient cette parole avant d’entendre les informations à la radio ou à la télé, le moral
des français irait mieux.
Vous vous rappelez sans doute cette parole du Pape Jean Paul II, même si
beaucoup d’entre vous n’étaient pas encore nés : lors de son élection comme Pape, à la
messe inaugurale de son Pontificat, le 22 octobre 1978, il a dit cette phrase : « N’ayez pas
peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les
frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la
culture, de la civilisation et du développement ». Et nous étions 11 ans avant la chute du
Mur de Berlin. Vous voyez que le Christ est capable de bouleverser les consciences quand
nous Lui ouvrons les portes de notre cœur.
Dans l’évangile, il est dit que la barque était battue par les vagues, car le vent
était contraire. Pendant ce temps, Jésus était dans la montagne en train de prier et nous
sommes au cœur de la nuit. Vous comprenez très bien le symbolisme de cette situation.
La barque est bien sûr l’image de l’Église. La mer, pour les anciens du pays de Jésus,
symbolisait les forces des ténèbres. Les disciples rament en pleine nuit. C’est évidemment
la nuit de la foi et l’obscurité du doute. Mais que fait Jésus ? Il semble abandonner les
disciples à leur triste sort. Or, Il est là, à l’écart. Il loue le Père. Il prie pour les disciples
dans la barque. Il prie pour l’Église… pour que grandisse la foi des disciples.
Ce n’est qu’à la fin de la nuit que Jésus les rejoint. Les disciples auraient pu se
décourager, se laisser dériver au gré des vagues et peut-être couler. Il faut du courage
pour être chrétien, pour persévérer dans la foi. D’ailleurs, Jésus leur dit : « C’est par votre
persévérance que vous obtiendrez la vie » [Lc 21.19]. Mais Jésus est capable de marcher
sur l’eau, de vaincre les forces du mal et de calmer la tempête. Comme les disciples, nous
avons peur, parce que la peur c’est toujours l’œuvre du diable en nous, comme le disait le
Curé d’Ars. Nous avons peur et nous le prenons même pour un fantôme. Au cœur des
tempêtes de l’histoire humaine, nous avons du mal à percevoir sa présence et à Le
reconnaître. Il faut qu’Il s’adresse à nous et le premier mot, c’est : « Confiance ». Depuis
Adam, l’être humain a peur de Dieu comme un oiseau blessé qui s’enfuit à l’approche
d’une main compatissante. Il a besoin de nous confirmer qu’Il est Dieu : « C’est moi… Ego
eimi », en grec. Mais surtout, Il a ajouté : « N’ayez pas peur ». Le mot confiance aurait
suffi, mais nous sommes tellement paralysés par la peur qu’Il doit sans cesse nous
rappeler que la foi nous libère de la peur.
La confiance nous remplit d’enthousiasme, au point de vouloir marcher sur
l’eau, comme Pierre. Il croit marcher tout seul. Il a oublié la main du Seigneur. Il est dit
qu’il eut peur parce qu’il y avait du vent. Il regarde ses pieds au lieu de regarder Jésus et
de lui faire confiance. Mais il connaît Jésus et il peut Lui lancer un S.O.S. : « Seigneur,
sauve-moi ». Heureusement que la main de Dieu est plus forte que celle des hommes. Ce
n’est pas une main qui condamne, mais c’est une main qui sauve. C’est seulement quand
Pierre est sauvé que Jésus peut lui rappeler son manque de foi : « Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? ». C’est lorsque Jésus monte avec eux dans la barque que le vent
se met à tomber. Alors seulement, ils Le reconnaissent comme le Seigneur, comme le Fils
de Dieu. Que serait l’Église si Jésus n’était pas avec elle ? Depuis plus de 2 000 ans, Il est
avec l’Église, Lui qui a dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde »
[Mth 28.20]. Il est avec nous aujourd’hui et demain, comme Il l’était hier et Il nous dit :
« Confiance, n’ayez pas peur ! ».
+ Jean-Claude Boulanger
Évêque de Bayeux et Lisieux
Votre grand-mère a-t-elle reçu l'onction des malades ?
Jésus nous dit : (Jn11, 25-26)
21. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
22. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. »
23. Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » -
24. « Je sais, dit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. »
25. Jésus lui dit : « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26. et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? »
27. Elle lui dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. »
(jn 14)
1. « Que votre cœur ne se trouble pas ! vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
2. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon, je vous l'aurais dit ; je vais vous préparer une place.
3. Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez.
4. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin. »
5. Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ? »
6. Jésus lui dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi.
7. Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu. »
Les passages où Notre Seigneur répète : 'N'ayez pas peur !'
[spoiler]Homélie J.M.J. –Mercredi 17
Août 2011
« Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur », dit Jésus [Mth 14.27]
Chers Amis,
Vous savez que tout évêque doit prendre une devise. Et bien, cette phrase est
la devise que j’ai choisie pour mon ordination épiscopale. « Confidete, nolite timere », en
latin, c’est-à-dire : « Confiance, n’ayez pas peur ». Et je vous ai dit que ce mot « n’ayez pas
peur » ou les synonymes revenaient 366 fois dans la Bible. C’est la parole que Jésus me
dit chaque matin, même dans les années bissextiles. Si chaque matin nos contemporains
écoutaient cette parole avant d’entendre les informations à la radio ou à la télé, le moral
des français irait mieux.
Vous vous rappelez sans doute cette parole du Pape Jean Paul II, même si
beaucoup d’entre vous n’étaient pas encore nés : lors de son élection comme Pape, à la
messe inaugurale de son Pontificat, le 22 octobre 1978, il a dit cette phrase : « N’ayez pas
peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ. À sa puissance salvatrice, ouvrez les
frontières des états, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la
culture, de la civilisation et du développement ». Et nous étions 11 ans avant la chute du
Mur de Berlin. Vous voyez que le Christ est capable de bouleverser les consciences quand
nous Lui ouvrons les portes de notre cœur.
Dans l’évangile, il est dit que la barque était battue par les vagues, car le vent
était contraire. Pendant ce temps, Jésus était dans la montagne en train de prier et nous
sommes au cœur de la nuit. Vous comprenez très bien le symbolisme de cette situation.
La barque est bien sûr l’image de l’Église. La mer, pour les anciens du pays de Jésus,
symbolisait les forces des ténèbres. Les disciples rament en pleine nuit. C’est évidemment
la nuit de la foi et l’obscurité du doute. Mais que fait Jésus ? Il semble abandonner les
disciples à leur triste sort. Or, Il est là, à l’écart. Il loue le Père. Il prie pour les disciples
dans la barque. Il prie pour l’Église… pour que grandisse la foi des disciples.
Ce n’est qu’à la fin de la nuit que Jésus les rejoint. Les disciples auraient pu se
décourager, se laisser dériver au gré des vagues et peut-être couler. Il faut du courage
pour être chrétien, pour persévérer dans la foi. D’ailleurs, Jésus leur dit : « C’est par votre
persévérance que vous obtiendrez la vie » [Lc 21.19]. Mais Jésus est capable de marcher
sur l’eau, de vaincre les forces du mal et de calmer la tempête. Comme les disciples, nous
avons peur, parce que la peur c’est toujours l’œuvre du diable en nous, comme le disait le
Curé d’Ars. Nous avons peur et nous le prenons même pour un fantôme. Au cœur des
tempêtes de l’histoire humaine, nous avons du mal à percevoir sa présence et à Le
reconnaître. Il faut qu’Il s’adresse à nous et le premier mot, c’est : « Confiance ». Depuis
Adam, l’être humain a peur de Dieu comme un oiseau blessé qui s’enfuit à l’approche
d’une main compatissante. Il a besoin de nous confirmer qu’Il est Dieu : « C’est moi… Ego
eimi », en grec. Mais surtout, Il a ajouté : « N’ayez pas peur ». Le mot confiance aurait
suffi, mais nous sommes tellement paralysés par la peur qu’Il doit sans cesse nous
rappeler que la foi nous libère de la peur.
La confiance nous remplit d’enthousiasme, au point de vouloir marcher sur
l’eau, comme Pierre. Il croit marcher tout seul. Il a oublié la main du Seigneur. Il est dit
qu’il eut peur parce qu’il y avait du vent. Il regarde ses pieds au lieu de regarder Jésus et
de lui faire confiance. Mais il connaît Jésus et il peut Lui lancer un S.O.S. : « Seigneur,
sauve-moi ». Heureusement que la main de Dieu est plus forte que celle des hommes. Ce
n’est pas une main qui condamne, mais c’est une main qui sauve. C’est seulement quand
Pierre est sauvé que Jésus peut lui rappeler son manque de foi : « Homme de peu de foi,
pourquoi as-tu douté ? ». C’est lorsque Jésus monte avec eux dans la barque que le vent
se met à tomber. Alors seulement, ils Le reconnaissent comme le Seigneur, comme le Fils
de Dieu. Que serait l’Église si Jésus n’était pas avec elle ? Depuis plus de 2 000 ans, Il est
avec l’Église, Lui qui a dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde »
[Mth 28.20]. Il est avec nous aujourd’hui et demain, comme Il l’était hier et Il nous dit :
« Confiance, n’ayez pas peur ! ».
+ Jean-Claude Boulanger
Évêque de Bayeux et Lisieux[/spoiler]
Votre grand-mère a-t-elle reçu l'onction des malades ?