Quelle gravité pour mes horreurs ?

Règles du forum
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Quelle gravité pour mes horreurs ?

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Canario » dim. 09 mars 2014, 2:20

Et une autre question: ce que j'ai confessé (l'impudicité), c'était pas suffisant?
Et si non, je dois confesser: pensées mauvaises, voyeurisme, dont sur parents et pensées mauvaises sur parents?
Merci

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Canario » dim. 02 mars 2014, 6:45

Merci pour toute votre grande aide
J'ai reçu un mp aujourd'hui de quelqu'un qui m'a aidé un peu à comprendre un peu mieux ce que sexologue notamment à écrit
L'idée, c'est en gros que comme ce que j'ai fait c'était pas suivi de masturbation et de mauvaises actions avec le corps mais seulement avec la tête
que du coup ce n'étaient pas des péchés mortels mais seulement véniels
J'ai un peu envie de répondre oui et non
Cette personne (quelqu'un de très gentil, merci encore) m'a demandé comment je faisais pour ne pas me masturber.
J'ai répondu qu'en fait, la masturbation, c'était claire dans ma tête: c'était mal.
Quand j'y pense, cela me fait penser qu'à l'époque je devais vraiment ne pas être bien sûr et conscient de ce que je faisais. Disons, j'avais des questionnements, des doutes mais comme je l'ai un peu décris sur le forum je me trouvais des excuses et je crois bien que j'y croyais en gros
J'avais des doutes, je n'étais pas sûr, et du coup je me donnais un peu le bénéfice du doute
Si à chaque fois j'ai vraiment agis comme ça, (le soucis c'est bien sûr que je ne me souviens plus de chaque détail à chaque fois) alors ce ne serait pas mortel puisque je n'étais pas conscient de commettre un péché grave, non?
En gros, cette idée montre que mon attitude vis-à-vis des péchés que j'ai commis n'était pas la même que celle vis-à-vis de la masturbation
D'un côté, ce que je faisais (voyeurisme etc) me faisais me poser beaucoup de questionnements mais c'était ambigu, flou, incertain
De l'autre je savais tout à fait que c'était mal la masturbation et du coup je ne le faisais pas
En plus, ce que j'ai fait c'est assez particulier, bizarre, une situation comme ça n'est vraiment décrite nulle part
Du coup, je ne sais pas trop.
En fait, ce que sexologue a écrit d'un manuel de confession, ça va un peu dans le sens de ce que vous dites. Mais d'un autre côte, imaginez quelqu'un qui regarde du porno, c'est un péché mortel, même s'il ne se masturbe pas, non?
Mon cas est plus grave car je faisais avec un aspect inceste
D'ailleurs, je ne me suis je crois pas masturbé mais quand je faisais du voyeurisme ou je ne sais pas comment l'appeler, ça me faisait je crois des frissons et en gros une sensation un peu dans tout le corps qui m'attirait, me plaisait. Mais quand ça partait en éjaculation je retenais ou je faisais ce que je pouvais pour ne pas jouir et pour stopper le processus.
Mais tout ça ça remonte à longtemps, je crois que je ne suis pas retombé dans ça depuis début janvier 2013.
Mon cas est vraiment terrible à comprendre et à résoudre, je sais, c'est vraiment gentil de m'aider.
Dieu vous bénisse

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par nad » jeu. 13 févr. 2014, 10:53

Il faut faire attention : la honte conduit à la culpabilité et donc au repli sur soi et donc au risque de ne pas pouvoir courir vers Notre Père... regardez Judas où sa honte l'a conduit, cela lui a empêché de voir, de connaitre, de reconnaître et de vivre la Miséricorde de Notre Seigneur....

Notre péché nous devons le reconnaitre et être contrit et responsable et nous remettre en confiance, comme un enfant entre les bras de Notre Seigneur....

@ Canario

Courrez à chaque chute vers Dieu, apprenez à lui ouvrir votre coeur dans le sacrement de confession, Laissez-Le vous montrez combien Il vous aime et comment vous pouvez devenir ce que vous êtes un enfant de Dieu qui fera de moins en moins de chute Par la grâce de Dieu et pour Sa gloire

en udp
nad

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Belin » mer. 12 févr. 2014, 19:33

Pacem a écrit : Par contre, il me semble légitime, pour le chrétien, d'être triste de s'être dévalorisé, dans le sens où il s'est rendu indigne de lui-même (aux yeux de Dieu et des autres créatures).
Attention, on peut se dévaloriser sans pour autant pécher et dans ce cas on devrait se sentir triste? c'est pour cela que je me dis que c'est surtout le fait d'avoir offensé Dieu qui devrait nous attrister car on peut se dévaloriser même sans pécher et dans ce cas on ne devrait pas se sentir triste. On devrait même être fière lorsque notre misère se manifeste, car elle permet à Dieu de manifester sa miséricorde, et de satisfaire sa justice.

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Pacem » mer. 12 févr. 2014, 18:26

kisito a écrit :La contrition parfaite c'est lorsqu'on est triste d'avoir offensé Dieu, et non parce-que notre péché nous aurait "dévalorisé".
Pas seulement, je crois.
Je vous rejoint sur le fait que se piquer de sa faiblesse n'est pas chrétien (amour propre).
Par contre, il me semble légitime, pour le chrétien, d'être triste de s'être dévalorisé, dans le sens où il s'est rendu indigne de lui-même (aux yeux de Dieu et des autres créatures).
La honte chrétienne c'est aussi la crainte des conséquences de notre mauvaise volonté. ;)

(C'est un peu hors-sujet comme remarque. Mais ça me semble quand-même important d'être dit.)

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Belin » mer. 12 févr. 2014, 17:29

Avoir honte de ses péchés...je ne sais pas à quoi l'expression "avoir honte" renvoie précisément. Moi particulièrement, j'ai honte lorsqu'on je me sens blessé dans mon orgueil, et dans ce cas avoir honte de son péché n'est pas le sentiment parfait qu'on devrait avoir quand on a péché. La contrition parfaite c'est lorsqu'on est triste d'avoir offensé Dieu, et non parce-que notre péché nous aurait "dévalorisé". Ainsi la douleur que l'on ressent parce-qu'on a offensé Dieu nous rend triste, mais on est en même temps heureux d'avoir été triste pour nos péchés à cause de Dieu ( car cette tristesse a en quelque sorte satisfait totalement ou en partie l'injustice causée à Dieu).

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par sexologue-catholique » mer. 12 févr. 2014, 14:53

ne pas confondre avoir des pensées sexuelles
et consentir à ces pensées sexuelles

http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 28&t=29161

cher Canario, cela pourrait vous aider

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par sexologue-catholique » mer. 12 févr. 2014, 14:42

cher Canario,

je cite Mgr Bouvier, expliquant qu'il faut confesser avoir eu des pensées impures sur sa mère


mais dans votre cas, comme vous ne vous masturbez pas, et que vous manifestez une nature scrupuleuse, j'ai des doutes sur le fait que vous ayez véritablement consenti à cette pensée lubrique incestueuse
même si vous avez formé des images d' actions sexuelles avec votre mère,
étant donné que vous n'utilisez pas ces fantasmes lors de masturbations solitaires,
je pencherai plutôt pour dire que ce ne sont que des tentations,
dues aux écoutes répétées des ébats sexuels de vos parents


je crois plutôt que vous n'avez jamais perdu la grâce
mais le démon, et votre panique, réussissent à vous faire perdre la paix
et à ridiculiser la morale catholique

malgré tout, pour ne pas prendre de risques et pour avoir une paix complète
et aussi pour vous lavez de tout ce qui s'est passé;
je vous invite à confesser à un vieux prêtre que vous
ne vous êtes jamais masturbé et n'avez jamais forniqué
mais que vous avez écouté aux portes de vos parents de très nombreuses fois lors de leurs relations sexuelles
que cela a causé chez vous des excitations sexuelles
et des pensées de désirs sexuelles sur votre mère
dire j'ai écouté tant de fois (ou entre tant de fois et tant de fois)

vous avez un rôle à jouer en tant qu'homme vivant la continence
pour redonner espoir à tous ceux qui n'arrivent pas du tout à sortir de la masturbation et de la dépendance au porno.

vos paniques et vos scrupules gâchent beaucoup de choses.
C'est dommage, car la chasteté remplit de joie et de paix,
faites dire des messes en l'honneur de l'Immaculée Conception
pour qu'elle vous aide à accueillir cette grâce de la chasteté paisible
et joyeuse. (vous pouvez peut -être demander au vieux prêtre qui vous confessera de célébrer une ou deux messes à cette intention)


Saint François de Sales dit que l'on doit avoir honte de nos péchés
quand on les commet mais pas du tout au confessionnal.

Monseigneur Jean-Baptiste BOUVIER
Dissertation sur le VIème commandement
Manuel Secret des Confesseurs
chapitre IV
Des péchés de luxure non consommée
I/ La Délectation Morose

1. Que le désir d'une chose mauvaise est un péché
de la même nature et de la même espèce que la chose
désirée, parce que le siège du péché est dans la
volonté; or la volonté est complète lorsqu'il y a vrai
désir d'arriver à une chose mauvaise. Il suit de là que
ce péché se qualifie par son objet. Les qualités et les
particularités de l'objet désiré changeant l'espèce du
péché ou augmentant sa gravité sans en changer l'espèce, on doit les déclarer en confession. Celui, par
exemple, qui a posé ses désirs sur une parente par
consanguinité ou par alliance doit déclarer cette circonstance, de même que le degré de consanguinité ou
d'alliance, aurait-il seulement désiré l'acte charnel, faisant, dans son esprit, abstraction de tout lien de
consanguinité ou d'alliance, car la malice de l'inceste
est inséparable de l'objet, même en faisant abstraction
de ce dernier; il en serait autrement si on ignorait
complètement cette circonstance. Il ne suffit donc pas
que le pénitent dise, d'une manière générale, qu'il a eu
de mauvais désirs ou qu'il a désiré commettre des actes
impurs; il doit spécifier l'objet de se désirs: l'union
charnelle, ou seulement des attouchements ou des
regards, avec une personne en général, et de quel sexe,
ou avec une personne déterminée, libre ou liée par un
engagement quelconque, etc.

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Belin » mer. 12 févr. 2014, 11:18

sexologue-catholique a écrit :
En vous humiliant en confession, vous avez l'occasion de glorifier Dieu.
:clap: ça c'est le secret du bonheur dans la vie spirituelle chrétienne, du moins c'est ce que j'expérimente: Tout faire pour remplacer dans notre vocabulaire "je", "mon", "ma", par Dieu. Tout faire pour s'oublier au profit de la gloire de Dieu. Du coup on se sens libre, une paix profonde nous habite, et on expérimente le bonheur selon les béatitude. On n'a plus honte ou peur que nos misères, nos faiblesses, nos péchés se manifestent au contraire on le souhaite même à la limite, car on voit la gloire de Dieu se manifester, et quel honneur de savoir que Dieu nous a choisi pour manifester sa gloire, ça dépasse toutes les richesses , tous les honneurs qu'on pourrait avoir du monde.

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par sexologue-catholique » mer. 12 févr. 2014, 1:19

mgr Bouvier enseigne qu'il faut préciser au confesseur si la pensée lubrique est telle ou telle espèce

dans le cas de Canario, il faut dire qu'il a eu des désirs sexuels sur sa mère.

Cher Canario, les prêtres qui confessent en entendent bien plus que cela
cela ne leur fait ni chaud ni froid
si vous avez honte, chercher un prêtre âgé qui aura encore mieux connu tous les aléas
des fantasmes humains.


En vous humiliant en confession, vous avez l'occasion de glorifier Dieu.

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Pacem » mar. 11 févr. 2014, 20:17

Bonjour,

J'ai lu dans les grandes lignes la discussion.
Je ne minimiserai pas la gravité des actes en soi, mais à l'heure actuelle, je vous dirai franchement que c'est risible comparé à ce qu'on peut lire sur d'autres forums comme Doctissimo par exemple... Comme sexologue-catholique, j'ai cru à la farce au début.
Si le fait de changer votre IP vous tranquillise, tant mieux. Mais n'allez pas croire qu'on vous regarde comme un monstre de déviance sexuelle au vu de ce que vous nous avez rapporté.
Ceux qui seraient "trop dégoûtés" de vos révélations pour répondre calmement n'ont vraiment rien vu d'Internet et de la vie en général. :roule:

Pour répondre à vos dernières questions sur la responsabilité de vos actes :
Canario a écrit :après j'ai pris mon courage à deux bras et j'ai demandé au curé
Il m'a répondu que le sexe c'était nouveau pour moi et il m'a garanti que ce que j'avais fait n'était pas un péché
Je me demande aujourd'hui si j'ai mal expliqué ou s'il avait raison
Je pense que le curé porte une part de responsabilité : sachant que "le sexe c'était nouveau" pour vous, il fallait être certain d'aucune incompréhension pour garantir ainsi l'absence de faute.
Dans un tel cas, le curé à la responsabilité de mettre les choses au clair, afin de chasser tout doute ou erreur. Cela permet de rectifier toute mauvaise explication justement.

Ensuite, comme dit sexologue-catholique, dès que vous sachez qu'une chose est désordonnée, mais que vous décidez de la faire quand même, vous êtes coupable. Ce qui exclu rêves, pensées, regards, etc. involontaires.
Après, la question de savoir si c'est assez grave ou pas assez pour l'accuser en confession, on s'en moque : même si ça n'est pas assez grave ou même si ça n'est pas une faute, vous avez tout intérêt à le dire en confession pour vous en soulager.

Vous dites :
Canario a écrit :Mais soudain je me suis dit que je n'avais pas parlé du côté incestueux puis je me suis dit que je devait parler du côté voyeur
Mais je meurs de trouille d'aller raconter ça à un prêtre
[...]il me semble bien que je ne me rendais pas bien compte des côtés voyeuristes et incestueux[...] quasiment sûr, sauf 2-3 fois, de ne pas m'être vraiment interrogé sur le côté incestueux de ce que je faisais
[...] Pour le voyeurisme, je suis moins sûr, surtout pour la voisine
[...] Si ça se trouve, je dois juste confesser aujourd'hui le côté voyeuriste de mes actes, non?
En fait, pour éviter ce type de désagrément, il aurait fallu expliquer vos fautes de manière concrète et pas sous le terme vague d'impudicité (je dirais même qu'il est à côté de la plaque, enfin, passons).
Pour faire une bonne confession, il est conseillé de décrire (pas de détailler, juste décrire) la faute avec les circonstances et dispositions qui puissent augmenter ou atténuer la gravité de la faute.
Peu importe si vous rapportez des détails qui vous paraissent cruciaux alors qu'ils sont insignifiants. Dites ce que vous croyez important d'être dit, pour ne pas avoir ce type de remord que vous nous exprimez ici.

Le "poids des habitudes contractées" est effectivement un facteur atténuant, mais le fait de renouveler la faute jusqu'à en faire une habitude est un facteur aggravant. Pas besoin de se torturer l'esprit avec ces considérations : il suffit de confesser que c'est devenu une habitude, point.
"L'immaturité affective" peut effectivement être aussi un facteur atténuant. Là encore, il suffit de préciser à votre confesseur l'âge que vous aviez lors de la faute, les conséquences seront évidentes.
Pas non-plus besoin de parler d'inceste (les grands mots) : dites que cela concernait votre mère, ça suffit.
Soyez simple, ne cherchez pas de mots compliqués.

Je pense qu'il vaut mieux pour vous de re-faire votre confession pour être définitivement débarrassé de vos scrupules.
Cela vous permettra de retrouver le plus important des sacrements.
Un oubli en confession, ça arrive à tant de gens ! Ça n'étonnera pas votre confesseur, croyez-moi !
Dites-lui franchement dès le début que ce sont des fautes qui vous pèsent beaucoup, que vous avez du mal à les décrire, et que vous avez aussi peur de les minimiser que de les grossir.

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par sexologue-catholique » mar. 11 févr. 2014, 11:23

Cher Canario,

votre cas concerne les actes de luxure intérieure, qui peuvent bouleverser tant de personnes

selon Mgr Bouvier, auteur d'une Dissertation sur le VIème commandement, quand on ne commet pas d'acte de luxure tout ce qui est délectation morose : pensée, regards, rêve doit être compté comme véniel,
en revanche quand on vit habituellement dans la masturbation ou la fornication, toutes ces choses peuvent être considérées comme des péchés


à mon avis, au début, le plaisir voyeur d'écouter les actes sexuels de vos parents était innocent, la première fois,
en raison de la surprise et de l'ignorance

ensuite, dès que vous ressentez/comprenez que c'est désordonné, c'est coupable
mais si vous persévérer dans la continence, il faut se dire que c'est véniel
en revanche, il ne me semble pas bon de communier si vous recommencez à regarder votre voisine ou écouter vos parents
allez vous confesser tout de suite et communier

si vous êtes d'une nature scrupuleuse, ce qui est fortement probable, votre confesseur vous conseillera probablement
de communier en cas de pensée, tentations etc
car la maladie du scrupule empêche de juger
et du moment que vous vivez la continence sexuelle
il y a lieu de croire que vous êtes en état de grâce continuel

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par sexologue-catholique » lun. 10 févr. 2014, 13:16

à Canario,

très peu de psy encouragent à vivre la morale sexuelle catholique
donc très bonne idée de se confier ici en changeant son ip
tant que l'on n'a pas le nom d'un psy équilibré et vraiment catholique cela reste un moyen de sortir d'un isolement total
(dans quelle région êtes vous ?)

au début, j'ai cru à une blague anti chrétienne tellement votre cas peut servir à attaquer la morale sexuelle de l'église catholique,
en vous lisant nos ennemis peuvent dire : "regardez ce que cela donne quand un jeune homme ne se masturbe pas ou ne fait pas l'amour à une fille, il devient mentalement dérangé, dès qu'il voit une cheville de femme, il tombe en apoplexie"

selon Mgr Bouvier, auteur d'une Dissertation sur le VIème commandement, quand on ne commet pas d'acte de luxure tout ce qui est délectation morose : pensée, regards, rêve doit être compté comme véniel,
en revanche quand on vit habituellement dans la masturbation ou la fornication, toutes ces choses doivent être considérés comme des péchés (je donnerai la citation )

si l'on commence à se demander si l'on a pris de la complaisance dans telle image, telle photo, telle pensée,
on devient fou
et vous, qui dites ne jamais vous être masturbé (ce que je vous encourage à continuer) vous donnez le spectacle d'une personne en train de perdre la raison (du moins en 2013 car en 2014 vous semblez être moins chamboulé à moins que je n'ai lu trop vite)

je vous encourage dans votre haine et votre peur des péchés mortels
en revanche, votre attitude n'est pas catholique quand vous parlez de choses immondes, ou dégoûtantes etc au sujet de la sexualité
les catholiques ne sont pas des cathares,
ce que Dieu a créé, notamment les sexes, le corps, etc
n'est pas immonde, ni dégoûtant
le péché est immonde, pas telle partie du corps humain
pas notre attirance sexuelle pour la femme
ni notre énergie sexuelle en générale (même après le péché originel)
nous sommes incliné au mal
mais notre faiblesse et nos tentations sont l'occasion de glorifier Dieu en permettant au Christ de venir en nous, nous faire vivre l'Evangile et repousser les tentations de la chair, du monde et du diable.

à mon avis, au début, le plaisir voyeur d'écouter les actes sexuels de vos parents était innocent, la première fois,
en raison de la surprise et de l'ignorance

ensuite, dès que vous ressentez/comprenez que c'est désordonné, c'est coupable
mais si vous persévérer dans la continence, il faut se dire que c'est véniel
en revanche, pas question de communier si vous recommencez
à regarder votre voisine ou écouter vos parents
allez vous confesser tout de suite et communier
et prévenez vos parents que vous entendez du bruit
changez de chambre, je ne sais pas moi, mais il ne suffit pas de se confesser, il faut combattre les occasions que cela recommence, et faire pénitence, réparer

tout ce contre quoi on ne peut quasiment rien faire (pensées, images, rêves, qui nous arrivent sans avoir cherché à les voir)
je les considère comme des riens auxquelles il ne faut pas du tout faire attention
Satan n'arrivant pas à faire tomber dans la masturbation ou fornication, etc est trop content de vous faire perdre votre paix avec des broutilles,
si vous êtes d'une nature scrupuleuse, ce qui est fortement probable, votre confesseur vous conseillera probablement
de communier en cas de pensée, tentations etc
car la maladie du scrupule empêche de juger
et du moment que vous vivez la continence sexuelle
il y a lieu de croire que vous êtes en état de grâce continuel

votre cas fait penser au très mauvais livre LA NEVROSE CHRETIENNE du docteur Solignac
je dis très mauvais, car je crois qu'il critique la position catholique recommandant la continence
totale avant le mariage. Ce livre essaie de démontrer que la morale sexuelle catholique rend fou.

je reviendrai compléter car là je manque de temps

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Maxime62 » lun. 10 févr. 2014, 11:03

Petit rajout par rapport à ce qui a été dit.

Je te conseille de méditer la parabole de l'Enfant prodigue, Canario. Je suis sûr que tu y trouveras des réponses à tes questionnements.

Dieu n'est pas qu'un juge, avec lequel on négocierait selon le type de fautes.

Il est surtout ton Père qui t'aime plus que quiconque.

Fraternellement :ciao:

Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

par Belin » lun. 10 févr. 2014, 10:17

PaxetBonum a écrit :
kisito a écrit : Mais le grand reproche sur ce genre d'explication ( et il y en a plein ainsi dans le CEC) c'est qu'elle ne dit pas concrètement ce qui fait que la confession formera notre conscience, nous aidera à lutter contre nos penchants mauvais etc etc.
Car qu'est ce que la confession ajouterait concrètement de plus au rite pénitentiel que l'on fait avant la messe? et pourquoi?
Cela semble pourtant évident : la confession est un sacrement ce que n'est pas le confiteor au début de la messe.
De plus le rite de la confession oblige a plus de rigueur sur son examen de conscience, un aveu plus "vrai" car face au prêtre, et l'obtention de conseils spirituels pour mieux vivre à l'avenir.
On voit bien que la confession forme ainsi mieux la conscience et nous donne des conseils et des grâces pour lutter contre nos péchés.
Merci PaxetBonum, c'est très clair!

Haut