Bonjour,
J'ai lu dans les grandes lignes la discussion.
Je ne minimiserai pas la gravité des actes en soi, mais à l'heure actuelle, je vous dirai franchement que c'est risible comparé à ce qu'on peut lire sur d'autres forums comme Doctissimo par exemple... Comme
sexologue-catholique, j'ai cru à la farce au début.
Si le fait de changer votre IP vous tranquillise, tant mieux. Mais n'allez pas croire qu'on vous regarde comme un monstre de déviance sexuelle au vu de ce que vous nous avez rapporté.
Ceux qui seraient "trop dégoûtés" de vos révélations pour répondre calmement n'ont vraiment rien vu d'Internet et de la vie en général.
Pour répondre à vos dernières questions sur la responsabilité de vos actes :
Canario a écrit :après j'ai pris mon courage à deux bras et j'ai demandé au curé
Il m'a répondu que le sexe c'était nouveau pour moi et il m'a garanti que ce que j'avais fait n'était pas un péché
Je me demande aujourd'hui si j'ai mal expliqué ou s'il avait raison
Je pense que le curé porte une part de responsabilité : sachant que "le sexe c'était nouveau" pour vous, il fallait être certain d'aucune incompréhension pour
garantir ainsi l'absence de faute.
Dans un tel cas, le curé à la responsabilité de mettre les choses au clair, afin de chasser tout doute ou erreur. Cela permet de rectifier toute mauvaise explication justement.
Ensuite, comme dit
sexologue-catholique, dès que vous sachez qu'une chose est désordonnée, mais que vous décidez de la faire quand même, vous êtes coupable. Ce qui exclu rêves, pensées, regards, etc. involontaires.
Après, la question de savoir si c'est assez grave ou pas assez pour l'accuser en confession, on s'en moque : même si ça n'est pas assez grave ou même si ça n'est pas une faute, vous avez tout intérêt à le dire en confession pour vous en soulager.
Vous dites :
Canario a écrit :Mais soudain je me suis dit que je n'avais pas parlé du côté incestueux puis je me suis dit que je devait parler du côté voyeur
Mais je meurs de trouille d'aller raconter ça à un prêtre
[...]il me semble bien que je ne me rendais pas bien compte des côtés voyeuristes et incestueux[...] quasiment sûr, sauf 2-3 fois, de ne pas m'être vraiment interrogé sur le côté incestueux de ce que je faisais
[...] Pour le voyeurisme, je suis moins sûr, surtout pour la voisine
[...] Si ça se trouve, je dois juste confesser aujourd'hui le côté voyeuriste de mes actes, non?
En fait, pour éviter ce type de désagrément, il aurait fallu expliquer vos fautes de manière concrète et pas sous le terme vague d'impudicité (je dirais même qu'il est à côté de la plaque, enfin, passons).
Pour faire une bonne confession, il est conseillé de décrire (pas de détailler, juste décrire) la faute avec les circonstances et dispositions qui puissent augmenter ou atténuer la gravité de la faute.
Peu importe si vous rapportez des détails qui vous paraissent cruciaux alors qu'ils sont insignifiants. Dites ce que vous croyez important d'être dit, pour ne pas avoir ce type de remord que vous nous exprimez ici.
Le "poids des habitudes contractées" est effectivement un facteur atténuant, mais le fait de renouveler la faute jusqu'à en faire une habitude est un facteur aggravant. Pas besoin de se torturer l'esprit avec ces considérations : il suffit de confesser que c'est devenu une habitude, point.
"L'immaturité affective" peut effectivement être aussi un facteur atténuant. Là encore, il suffit de préciser à votre confesseur l'âge que vous aviez lors de la faute, les conséquences seront évidentes.
Pas non-plus besoin de parler d'inceste (les grands mots) : dites que cela concernait votre mère, ça suffit.
Soyez simple, ne cherchez pas de mots compliqués.
Je pense qu'il vaut mieux pour vous de re-faire votre confession pour être définitivement débarrassé de vos scrupules.
Cela vous permettra de retrouver le plus important des sacrements.
Un oubli en confession, ça arrive à tant de gens ! Ça n'étonnera pas votre confesseur, croyez-moi !
Dites-lui franchement dès le début que ce sont des fautes qui vous pèsent beaucoup, que vous avez du mal à les décrire, et que vous avez aussi peur de les minimiser que de les grossir.