par archi » dim. 17 févr. 2013, 14:12
C'était sans doute une expression maladroite de votre part, veuillez donc pardonner mon coup de gueule (maladroit également)...
En même temps, je pense qu'il faut vraiment prendre garde à ne pas transformer un Pape ayant renoncé, restant malgré tout un homme éminemment respectable (certains Papes de l'histoire n'étaient guère des hommes respectables, mais Joseph Ratzinger l'est certainement), en idole, ni même de prendre le Pape régnant pour l'alpha et l'omega de la religion catholique.
Il se peut que nous ayons un jour un très mauvais Pape, il y en a eu dans le passé. Il se peut aussi que nous n'ayons pas de Pape du tout pendant un certain temps; ou encore que 2 personnes (ou plus!) se disputent le Siège de Pierre sans qu'on sache clairement qui est légitime, c'est également arrivé dans le passé et ça a quand même duré 39 ans.
Dans tous ces cas, nous devons pouvoir continuer à être chrétiens et catholiques, sans avoir l'impression que c'est la fin du monde et que l'Eglise n'existe plus. Elle existe toujours dans les fidèles qui professent la vraie foi et les clercs qui leur procurent les vrais sacrements.
Nous devons aussi nous attendre à des épreuves bien plus redoutables encore. Je crains qu'un attachement sentimental excessif à une personne publique ne soit pas la meilleure façon de se préparer à ce genre d'épreuves.
Et soit dit en passant, il n'est pas illégitime de critiquer de façon raisonnable le pontificat qui se termine (ou même en cours), dans la mesure où on est conscient du peu de recul disponible (c'est toujours plus facile quelques années après). Mais si George Weigel, le biographe attitré de Benoît XVI, se permet lui-même de dire que Benoît XVI a bien rempli les tâches d'enseignement et de sanctification qui lui incombaient, mais a été très décevant dans la 3e tâche épiscopale, celle de gouverner (en l'occurrence, toute l'Eglise), notamment dans la direction de la Curie romaine, je pense qu'il n'est pas choquant d'en dire autant.
In Xto,
archi.
C'était sans doute une expression maladroite de votre part, veuillez donc pardonner mon coup de gueule (maladroit également)...
En même temps, je pense qu'il faut vraiment prendre garde à ne pas transformer un Pape ayant renoncé, restant malgré tout un homme éminemment respectable (certains Papes de l'histoire n'étaient guère des hommes respectables, mais Joseph Ratzinger l'est certainement), en idole, ni même de prendre le Pape régnant pour l'alpha et l'omega de la religion catholique.
Il se peut que nous ayons un jour un très mauvais Pape, il y en a eu dans le passé. Il se peut aussi que nous n'ayons pas de Pape du tout pendant un certain temps; ou encore que 2 personnes (ou plus!) se disputent le Siège de Pierre sans qu'on sache clairement qui est légitime, c'est également arrivé dans le passé et ça a quand même duré 39 ans.
Dans tous ces cas, nous devons pouvoir continuer à être chrétiens et catholiques, sans avoir l'impression que c'est la fin du monde et que l'Eglise n'existe plus. Elle existe toujours dans les fidèles qui professent la vraie foi et les clercs qui leur procurent les vrais sacrements.
Nous devons aussi nous attendre à des épreuves bien plus redoutables encore. Je crains qu'un attachement sentimental excessif à une personne publique ne soit pas la meilleure façon de se préparer à ce genre d'épreuves.
Et soit dit en passant, il n'est pas illégitime de critiquer de façon raisonnable le pontificat qui se termine (ou même en cours), dans la mesure où on est conscient du peu de recul disponible (c'est toujours plus facile quelques années après). Mais si George Weigel, le biographe attitré de Benoît XVI, se permet lui-même de dire que Benoît XVI a bien rempli les tâches d'enseignement et de sanctification qui lui incombaient, mais a été très décevant dans la 3e tâche épiscopale, celle de gouverner (en l'occurrence, toute l'Eglise), notamment dans la direction de la Curie romaine, je pense qu'il n'est pas choquant d'en dire autant.
In Xto,
archi.