par MB » ven. 14 août 2009, 2:17
Avé
Je me suis rendu compte, il y a un certain temps, de la prégnance incroyable des mots insultants et grossiers dans la langue que nous parlons aujourd'hui. "P.t.in", "fait ch...", et surtout, les adresses désagréables lancées à notre prochain, qui fleurissent partout : le conducteur de devant est un "c..nard", le piéton est un "c.n", partout des enfoirés, des salauds, etc. On aura noté que mes exemples proviennent de l'univers de la conduite routière, et je doute que beaucoup de participants sur ce forum en aient été indemnes...
Je ne sais pas si cela vous prend souvent de dire ces petites méchancetés, mais moi, ç'a été mon cas. Ces péchés-là ne sont pas moins des péchés que les autres, et il faut les combattre ; ils placent l'esprit, à force, dans une très mauvaise disposition. Or je me suis aperçu de deux choses :
- en cessant ce genre de remarques ou d'épithètes, on se met réellement, et très facilement, dans une attitude beaucoup plus sereine, patiente, et pour tout dire ouverte à l'autre (mais dans le bon sens de cette expression un peu banale).
- mieux que cela : c'est extrêmement facile ! J'ai été surpris la première fois : j'allais penser d'un tel, "c.n.ard", et seule la première lettre s'est esquissée dans mon esprit, pour disparaître aussitôt, et ne plus réapparaître. On a presque l'impression que la possibilité que nous avons d'insulter notre prochain a été inventée exprès pour nous permettre d'avoir un péché facile à éliminer. Il y a des gens qui ne savent pas prier, qui suivent mal la messe, etc. ; mais quand ils cessent de dire du mal de leur prochain (et surtout de cette manière-là) c'est en fait comme s'ils faisaient une prière à l'envers.
Alors pourquoi ne pas en profiter ?
Amicalement
MB
Avé
Je me suis rendu compte, il y a un certain temps, de la prégnance incroyable des mots insultants et grossiers dans la langue que nous parlons aujourd'hui. "P.t.in", "fait ch...", et surtout, les adresses désagréables lancées à notre prochain, qui fleurissent partout : le conducteur de devant est un "c..nard", le piéton est un "c.n", partout des enfoirés, des salauds, etc. On aura noté que mes exemples proviennent de l'univers de la conduite routière, et je doute que beaucoup de participants sur ce forum en aient été indemnes...
Je ne sais pas si cela vous prend souvent de dire ces petites méchancetés, mais moi, ç'a été mon cas. Ces péchés-là ne sont pas moins des péchés que les autres, et il faut les combattre ; ils placent l'esprit, à force, dans une très mauvaise disposition. Or je me suis aperçu de deux choses :
- en cessant ce genre de remarques ou d'épithètes, on se met réellement, et très facilement, dans une attitude beaucoup plus sereine, patiente, et pour tout dire ouverte à l'autre (mais dans le bon sens de cette expression un peu banale).
- mieux que cela : [b]c'est extrêmement facile[/b] ! J'ai été surpris la première fois : j'allais penser d'un tel, "c.n.ard", et seule la première lettre s'est esquissée dans mon esprit, pour disparaître aussitôt, et ne plus réapparaître. On a presque l'impression que la possibilité que nous avons d'insulter notre prochain a été inventée exprès pour nous permettre d'avoir un péché facile à éliminer. Il y a des gens qui ne savent pas prier, qui suivent mal la messe, etc. ; mais quand ils cessent de dire du mal de leur prochain (et surtout de cette manière-là) c'est en fait comme s'ils faisaient une prière à l'envers.
Alors pourquoi ne pas en profiter ?
Amicalement
MB