par gerardh » lun. 24 déc. 2012, 17:24
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Bonjour,
Sur la généalogie de Matthieu, voici un autre commentaire :
Le premier verset du Nouveau Testament ramène nos pensées au premier livre de l’Ancien, « généalogie » (ou « génération ») étant la traduction du mot grec « genesis ». Matthieu en particulier, et tout le Nouveau Testament en général, est le « livre de la généalogie de Jésus Christ ». Si nous revenons au livre de la Genèse, nous voyons qu’il se divise en onze sections et que chacune d’elles, sauf la première, commence par des « générations ». Ainsi, la troisième section s’ouvre par : « C’est ici le livre des générations d’Adam » (5:1) ; et tout l’Ancien Testament nous révèle la triste histoire d’Adam et de sa race, histoire à laquelle, avec un sinistre à-propos, le mot « malédiction » vient mettre un point final. Quel immense soulagement que de pouvoir alors passer des générations d’Adam à « la généalogie de Jésus Christ », où la grâce est introduite ; et c’est sur cette note que le Nouveau Testament se termine.
Jésus est présenté dès le début sous un double aspect. Il est Fils de David, et par conséquent la couronne royale que Dieu destinait originairement à David Lui appartient. Il est également Fils d’Abraham ; il a donc droit au pays et toutes les bénédictions promises lui reviennent. Ceci établi, nous avons sa généalogie, depuis Abraham jusqu’à Joseph, le mari de Marie. C’est sa généalogie officielle, selon la manière juive. La liste qui nous en est donnée est remarquable pour ses omissions : trois rois, étroitement liés à l’infâme Athalie, manquent au verset 8 ; et le résumé relatif aux « quatorze générations » du verset 17, montre qu’il ne s’agit pas d’un oubli accidentel, mais que Dieu désavoue et refuse de compter les rois qui descendent le plus directement de cette femme vouée au culte de Baal.
Cette généalogie est aussi remarquable du fait que seules quatre femmes y figurent, et encore, ce ne sont pas celles que nous nous serions attendus à trouver là. Deux d’entre elles (Rahab et Ruth) étaient des Gentiles, ce qui ne doit pas avoir été sans porter un certain coup à l’orgueil juif ; elles étaient toutes deux des femmes d’une foi exceptionnelle, bien que la première ait vécu dans l’immoralité qui caractérisait le monde païen. De la seconde nous ne savons que du bien. Les deux autres (Tamar et Bath-Shéba) ont chacune une triste histoire ; il ne nous est rien dit qui soit vraiment à leur honneur. En fait, le nom de Bath-Shéba n’est pas mentionné ; elle est simplement « celle qui avait été femme d’Urie », ce qui proclame sa honte. Ainsi là encore tout est de nature à porter atteinte à l’orgueil juif. Certes, la généalogie de notre Seigneur n’ajoute rien à ce qu’il est. Mais elle était la garantie de sa vraie humanité, et du fait que les droits accordés à David et à Abraham étaient légalement siens.
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Bonjour,
Sur la généalogie de Matthieu, voici un autre commentaire :
Le premier verset du Nouveau Testament ramène nos pensées au premier livre de l’Ancien, « généalogie » (ou « génération ») étant la traduction du mot grec « genesis ». Matthieu en particulier, et tout le Nouveau Testament en général, est le « livre de la généalogie de Jésus Christ ». Si nous revenons au livre de la Genèse, nous voyons qu’il se divise en onze sections et que chacune d’elles, sauf la première, commence par des « générations ». Ainsi, la troisième section s’ouvre par : « C’est ici le livre des générations d’Adam » (5:1) ; et tout l’Ancien Testament nous révèle la triste histoire d’Adam et de sa race, histoire à laquelle, avec un sinistre à-propos, le mot « malédiction » vient mettre un point final. Quel immense soulagement que de pouvoir alors passer des générations d’Adam à « la généalogie de Jésus Christ », où la grâce est introduite ; et c’est sur cette note que le Nouveau Testament se termine.
Jésus est présenté dès le début sous un double aspect. Il est Fils de David, et par conséquent la couronne royale que Dieu destinait originairement à David Lui appartient. Il est également Fils d’Abraham ; il a donc droit au pays et toutes les bénédictions promises lui reviennent. Ceci établi, nous avons sa généalogie, depuis Abraham jusqu’à Joseph, le mari de Marie. C’est sa généalogie officielle, selon la manière juive. La liste qui nous en est donnée est remarquable pour ses omissions : trois rois, étroitement liés à l’infâme Athalie, manquent au verset 8 ; et le résumé relatif aux « quatorze générations » du verset 17, montre qu’il ne s’agit pas d’un oubli accidentel, mais que Dieu désavoue et refuse de compter les rois qui descendent le plus directement de cette femme vouée au culte de Baal.
Cette généalogie est aussi remarquable du fait que seules quatre femmes y figurent, et encore, ce ne sont pas celles que nous nous serions attendus à trouver là. Deux d’entre elles (Rahab et Ruth) étaient des Gentiles, ce qui ne doit pas avoir été sans porter un certain coup à l’orgueil juif ; elles étaient toutes deux des femmes d’une foi exceptionnelle, bien que la première ait vécu dans l’immoralité qui caractérisait le monde païen. De la seconde nous ne savons que du bien. Les deux autres (Tamar et Bath-Shéba) ont chacune une triste histoire ; il ne nous est rien dit qui soit vraiment à leur honneur. En fait, le nom de Bath-Shéba n’est pas mentionné ; elle est simplement « celle qui avait été femme d’Urie », ce qui proclame sa honte. Ainsi là encore tout est de nature à porter atteinte à l’orgueil juif. Certes, la généalogie de notre Seigneur n’ajoute rien à ce qu’il est. Mais elle était la garantie de sa vraie humanité, et du fait que les droits accordés à David et à Abraham étaient légalement siens.
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