par etienne lorant » ven. 14 déc. 2012, 12:05
L'Union Européenne obligée de revoir sa copie...
Herman Van Rompuy doit remettre son ouvrage sur le métier et présenter un nouveau rapport en juin 2013. Dans la nuit de jeudi 13 décembre à vendredi 14 décembre, après neuf heures de débats entre les Vingt-Sept dirigeants de l’Union, il ne restait en effet pas grand-chose de la feuille de route du président du Conseil européen, intitulée « Vers une véritable union économique et monétaire ». Commandée voici six mois par les mêmes vingt-sept, elle a en partie séduit les Français. Ils y voyaient certains éléments d’une plus grande solidarité entre les pays de la zone euro, durement frappés par la crise des dettes souveraines, où les disparités économiques s’accroissent entre le Nord et le Sud.
Paris, notamment, soutenait l’idée d’une « capacité budgétaire », embryon d’un budget de la zone euro, pour l’après-2014. Selon la feuille de route, cet instrument pourrait absorber les chocs macroéconomiques frappant un pays ou compléter les systèmes nationaux d’assurance chômage.
Un scénario inacceptable pour Berlin. Angela Merkel, déjà en campagne pour les élections législatives de septembre 2013, ne veut pas entendre parler de dépenses supplémentaires, alors que l’UE à 27 négocie déjà durement son futur budget. Tout au plus envisage-t-elle des « incitations financières ». Une carotte qui encouragerait les bons élèves à avancer dans leurs douloureuses réformes structurelles. « Nous parlons d’un soutien lié à des améliorations de compétitivité. Nous parlons d’un budget très limité, pas un nombre de milliards à trois chiffres, plutôt 10, 15 ou 20 milliards d’euros », a pris soin de préciser la chancelière allemande.
Ainsi, les projets plus ambitieux d’intégration politique et budgétaire sont renvoyés à bien plus tard. « Après 2014, il y aura un débat politique pour savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller. C’est là que reviendront les questions du fond d’absorption des chocs et les euro-obligations », a déclaré François Hollande.
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Herman Van Rompuy doit remettre son ouvrage sur le métier et présenter un nouveau rapport en juin 2013. Dans la nuit de jeudi 13 décembre à vendredi 14 décembre, après neuf heures de débats entre les Vingt-Sept dirigeants de l’Union, il ne restait en effet pas grand-chose de la feuille de route du président du Conseil européen, intitulée « Vers une véritable union économique et monétaire ». Commandée voici six mois par les mêmes vingt-sept, elle a en partie séduit les Français. Ils y voyaient certains éléments d’une plus grande solidarité entre les pays de la zone euro, durement frappés par la crise des dettes souveraines, où les disparités économiques s’accroissent entre le Nord et le Sud.
Paris, notamment, soutenait l’idée d’une « capacité budgétaire », embryon d’un budget de la zone euro, pour l’après-2014. Selon la feuille de route, cet instrument pourrait absorber les chocs macroéconomiques frappant un pays ou compléter les systèmes nationaux d’assurance chômage.
Un scénario inacceptable pour Berlin. Angela Merkel, déjà en campagne pour les élections législatives de septembre 2013, ne veut pas entendre parler de dépenses supplémentaires, alors que l’UE à 27 négocie déjà durement son futur budget. Tout au plus envisage-t-elle des « incitations financières ». Une carotte qui encouragerait les bons élèves à avancer dans leurs douloureuses réformes structurelles. « Nous parlons d’un soutien lié à des améliorations de compétitivité. Nous parlons d’un budget très limité, pas un nombre de milliards à trois chiffres, plutôt 10, 15 ou 20 milliards d’euros », a pris soin de préciser la chancelière allemande.
Ainsi, les projets plus ambitieux d’intégration politique et budgétaire sont renvoyés à bien plus tard. « Après 2014, il y aura un débat politique pour savoir jusqu’où nous sommes prêts à aller. C’est là que reviendront les questions du fond d’absorption des chocs et les euro-obligations », a déclaré François Hollande.
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