par zelie » jeu. 22 nov. 2012, 12:00
Bonjour,
je prends le fil en cours de route, et surement très maladroitement.
Je n'ai pas assisté aux manifestations. Je n'ai pas assisté non plus au journaux télévisés qui les ont retransmises. J'ai simplement lu la presse et assisté à divers moments télévisés qui revenaient dessus.
J'ai trouvé que le sentiment général du PAF était particulièrement partial et diabolisant à l'encontre de CIVITAS, alors j'ai voulu comprendre, au moins un peu. (je vois d'ici toutes les failles de ma position, mais je n'en revendique en rien l'infaillabilité non plus, au fond je ne livre qu'un vécu).
Du coup j'ai regardé la vidéo postée sur le Huffington Post. Cette vidéo m'a terriblement choquée, par la violence faite aux femmes d'abord, et par la violence psychique faite à l'être humain, aussi.
Oui, les provocatrices étaient provocantes à souhait, certaines tapaient pas mal aussi, apparemment leurs peintures étaient insultantes... mais voilà, fallait-il en arriver à les frapper?
De poser la question, déjà ça me gêne; oui, bien sûr comme tout chrétien, Fraternité ou pas, frapper personne n'aime ça, et dans la mesure du possible, personne ne frappe personne. Mais n'ai-je jamais, moi, de toute ma vie, frappé quelqu'un? Oh que si hélas...
N'ai-je jamais, moi, de toute ma vie, perdu le contrôle, fait exactement ce que je m'étais juré de ne pas faire, allée à l'encontre, l'espace d'un dérapage, de tous mes principes fédérateurs? Oh que si...
Alors juger des personnes dans le feu de l'action, agressées par des fumigations, violemment prises à partie, choquées, contrariées, ça ne me dit pas trop...
Ce qui est fait est fait.
Mais à la lumière de ce qui s'est passé, ne pourrait-on pas faire d'un mauvais moment un bien, revenir dessus pour réfléchir à quoi mettre en place une prochaine fois, car des prochaines fois, maintenant que CIVITAS est largement pointé du doigt, il y en aura...?
Car vraiment, voir cette vidéo, décidément j'y reviens, m'a choquée. Ce n'est même pas la peine de théoriser le pourquoi, il y a juste à remarquer que ce que j'ai ressenti, et qui a été très fort, des tas de gens l'ont apparemment ressenti aussi.
Les mouvements chrétiens, au nom de leur chrétienté, ne peuvent en rester sur un tel dérapage; envers la femme, même la pire abrutie, même la plus éloignée de la foi. Envers les familles, choquées peut-être d'avoir vu un des leurs prôner la bienveillance et là en train de frapper. Envers les individus qui se sont fait piégés dans cette spirale mauvaise, et qui maintenant ont (peut-être) à se reconstruire. Envers le Christ, dont personne ne peut se valoir de dire ce qu'il aurait fait, mais dont tout le monde peut dire au moins ce qu'il n'aurait pas fait, et pas voulu voir faire.
Pour moi cet instant reste un moment d'égarement, vraiment. Un contre-message regrettable.
Mais encore une fois le condamner ce serait trop facile, ces femmes ont beaucoup fait pour pousser à bout et y ont réussi magistralement. Leur réussite signe un échec du message de la contestation, et cela doit nous interroger. Les conséquences dans l'opinion publique sont non négligeables.
Bonjour,
je prends le fil en cours de route, et surement très maladroitement.
Je n'ai pas assisté aux manifestations. Je n'ai pas assisté non plus au journaux télévisés qui les ont retransmises. J'ai simplement lu la presse et assisté à divers moments télévisés qui revenaient dessus.
J'ai trouvé que le sentiment général du PAF était particulièrement partial et diabolisant à l'encontre de CIVITAS, alors j'ai voulu comprendre, au moins un peu. (je vois d'ici toutes les failles de ma position, mais je n'en revendique en rien l'infaillabilité non plus, au fond je ne livre qu'un vécu).
Du coup j'ai regardé la vidéo postée sur le Huffington Post. Cette vidéo m'a terriblement choquée, par la violence faite aux femmes d'abord, et par la violence psychique faite à l'être humain, aussi.
Oui, les provocatrices étaient provocantes à souhait, certaines tapaient pas mal aussi, apparemment leurs peintures étaient insultantes... mais voilà, fallait-il en arriver à les frapper?
De poser la question, déjà ça me gêne; oui, bien sûr comme tout chrétien, Fraternité ou pas, frapper personne n'aime ça, et dans la mesure du possible, personne ne frappe personne. Mais n'ai-je jamais, moi, de toute ma vie, frappé quelqu'un? Oh que si hélas...
N'ai-je jamais, moi, de toute ma vie, perdu le contrôle, fait exactement ce que je m'étais juré de ne pas faire, allée à l'encontre, l'espace d'un dérapage, de tous mes principes fédérateurs? Oh que si...
Alors juger des personnes dans le feu de l'action, agressées par des fumigations, violemment prises à partie, choquées, contrariées, ça ne me dit pas trop...
Ce qui est fait est fait.
Mais à la lumière de ce qui s'est passé, ne pourrait-on pas faire d'un mauvais moment un bien, revenir dessus pour réfléchir à quoi mettre en place une prochaine fois, car des prochaines fois, maintenant que CIVITAS est largement pointé du doigt, il y en aura...?
Car vraiment, voir cette vidéo, décidément j'y reviens, m'a choquée. Ce n'est même pas la peine de théoriser le pourquoi, il y a juste à remarquer que ce que j'ai ressenti, et qui a été très fort, des tas de gens l'ont apparemment ressenti aussi.
Les mouvements chrétiens, au nom de leur chrétienté, ne peuvent en rester sur un tel dérapage; envers la femme, même la pire abrutie, même la plus éloignée de la foi. Envers les familles, choquées peut-être d'avoir vu un des leurs prôner la bienveillance et là en train de frapper. Envers les individus qui se sont fait piégés dans cette spirale mauvaise, et qui maintenant ont (peut-être) à se reconstruire. Envers le Christ, dont personne ne peut se valoir de dire ce qu'il aurait fait, mais dont tout le monde peut dire au moins ce qu'il n'aurait pas fait, et pas voulu voir faire.
Pour moi cet instant reste un moment d'égarement, vraiment. Un contre-message regrettable.
Mais encore une fois le condamner ce serait trop facile, ces femmes ont beaucoup fait pour pousser à bout et y ont réussi magistralement. Leur réussite signe un échec du message de la contestation, et cela doit nous interroger. Les conséquences dans l'opinion publique sont non négligeables.