par françois67 » sam. 17 nov. 2012, 13:28
Bonjour,
cher Roland,
votre femme avait elle déjà avant votre mariage eu des relations avec la personne avec laquelle elle est aujourd'hui partie?
De plus, était-elle, déjà avant votre union amoureuse de cette personne?
Vous a-t'elle caché/pas dit quelquechose de grave ou d'important comme par exemple qu'elle n'était pas vierge avant de vous avoir rencontré, qu'elle vous avait déjà trahi, qu'elle en avit déjà aimé d'autres, qu'elle avait potentiellement une maladie etc. En somme, toute chose de matière grave dont elle ne vous aurait pas informé/ mise au courant avant la célébration de votre mariage peut entraîner l'annulation de celui-ci.
Bien que je comprenne la gêne, le dégoût occasionné par une réflexion sur des choses qui doivent être douloureuses, et bien que je compatisse sincérement, je vous encourage très fortement à bien réfléchir à tout cela, car un vice de la sorte peut permettre d'annuler le mariage, ce qui serait une libération pour vous.
Si vous trouvez quelquechose, voire quoique ce soit, vous pouvez l'écrire ici, quelqu'un qui s'y connaît un peu pourra vous dire si cela est digne d'intérêt ou pas.
Les motifs invoquables sont :
Le défaut de consentement (contrainte)
L'immaturité
Les troubles mentaux empéchant la lucidité du consentement
si l’on a caché volontairement un aspect important de sa personnalité (erreur sur les qualités essentielles de la personne)
absence de volonté ou de possibilité de procréer
Ainsi, si votre femme n'avait pas au moment du mariage de vraie volonté d'établir une longue et durable relation, ou si elle ne souhaitait déjà à ce moment pas avoir d'enfant, vous pouvez faire valoir cela pour votre annulation.
En pratique, d'abord vous prenez rendez-vous avec un prêtre pour recevoir un formulaire de demande preliminaire, d'environ 4 pages, à envoyer à votre diocèse. Un à deux mois plus tard, (si la demande est jugée raisonnable) vous recevez un formulaire complet d'une douzaine de pages, comprenant un questionnaire approfondi sur les circonstances des premiers contacts, des fiançailles, du mariage et du divorce. Vous devez y joindre des documents administratifs (certificat de baptême par exemple), ainsi que les noms de deux personnes pouvant apporter leur témoignage. Ces deux personnes seront contactées par le diocèse, qui leur demandera de remplir un dossier de quelques pages donnant leur perspective sur les circonstances du mariage, sur le couple, et sur chacun des deux époux. Environ deux mois après que ces formulaires et documents aient été retournés au diocèse, votre ex-époux et vous recevez une lettre du diocèse vous informant (si le dossier est jugé raisonnable) d'une raison plausible qu'ils vont étudier pour envisager la déclaration de nullité. À ce stade, votre ex-époux a l'occasion de remplir un dossier donnant son point de vue, et de proposer ses propres témoins. S'il ne le fait pas, la procédure continue sans lui, et la décision vous est communiquée environ quatre mois plus tard. Sauf imprévu, cette décision est confirmée un peu plus tard par la cour d'appel. Dans les diocèses disposant de suffisamment de personnel qualifié (spécialistes en droit canon, psychologues, etc.), la procédure prend un peu moins d'un an.
Bien à vous, et croyez à mon soutien le plus ardent.
Bonjour,
cher Roland,
votre femme avait elle déjà avant votre mariage eu des relations avec la personne avec laquelle elle est aujourd'hui partie?
De plus, était-elle, déjà avant votre union amoureuse de cette personne?
Vous a-t'elle caché/pas dit quelquechose de grave ou d'important comme par exemple qu'elle n'était pas vierge avant de vous avoir rencontré, qu'elle vous avait déjà trahi, qu'elle en avit déjà aimé d'autres, qu'elle avait potentiellement une maladie etc. En somme, toute chose de matière grave dont elle ne vous aurait pas informé/ mise au courant avant la célébration de votre mariage peut entraîner l'annulation de celui-ci.
Bien que je comprenne la gêne, le dégoût occasionné par une réflexion sur des choses qui doivent être douloureuses, et bien que je compatisse sincérement, je vous encourage très fortement à bien réfléchir à tout cela, car un vice de la sorte peut permettre d'annuler le mariage, ce qui serait une libération pour vous.
Si vous trouvez quelquechose, voire quoique ce soit, vous pouvez l'écrire ici, quelqu'un qui s'y connaît un peu pourra vous dire si cela est digne d'intérêt ou pas.
Les motifs invoquables sont :
Le défaut de consentement (contrainte)
L'immaturité
Les troubles mentaux empéchant la lucidité du consentement
si l’on a caché volontairement un aspect important de sa personnalité (erreur sur les qualités essentielles de la personne)
absence de volonté ou de possibilité de procréer
Ainsi, si votre femme n'avait pas au moment du mariage de vraie volonté d'établir une longue et durable relation, ou si elle ne souhaitait déjà à ce moment pas avoir d'enfant, vous pouvez faire valoir cela pour votre annulation.
En pratique, d'abord vous prenez rendez-vous avec un prêtre pour recevoir un formulaire de demande preliminaire, d'environ 4 pages, à envoyer à votre diocèse. Un à deux mois plus tard, (si la demande est jugée raisonnable) vous recevez un formulaire complet d'une douzaine de pages, comprenant un questionnaire approfondi sur les circonstances des premiers contacts, des fiançailles, du mariage et du divorce. Vous devez y joindre des documents administratifs (certificat de baptême par exemple), ainsi que les noms de deux personnes pouvant apporter leur témoignage. Ces deux personnes seront contactées par le diocèse, qui leur demandera de remplir un dossier de quelques pages donnant leur perspective sur les circonstances du mariage, sur le couple, et sur chacun des deux époux. Environ deux mois après que ces formulaires et documents aient été retournés au diocèse, votre ex-époux et vous recevez une lettre du diocèse vous informant (si le dossier est jugé raisonnable) d'une raison plausible qu'ils vont étudier pour envisager la déclaration de nullité. À ce stade, votre ex-époux a l'occasion de remplir un dossier donnant son point de vue, et de proposer ses propres témoins. S'il ne le fait pas, la procédure continue sans lui, et la décision vous est communiquée environ quatre mois plus tard. Sauf imprévu, cette décision est confirmée un peu plus tard par la cour d'appel. Dans les diocèses disposant de suffisamment de personnel qualifié (spécialistes en droit canon, psychologues, etc.), la procédure prend un peu moins d'un an.
Bien à vous, et croyez à mon soutien le plus ardent.