par Olivier JC » jeu. 28 août 2008, 10:44
Bonjour,
Stricto sensu, il n'y a que trois modes d'offrande du sacrifice rédempteur : la Cène, la Croix, la Messe. Même sacrifice, même sacrificateur, mais différence dans le mode d'offrande, tel est l'enseignement du concile de Trente.
Il ne me semble pas possible de dire que toute la vie du Christ fut un sacrifice. Elle a préparé le sacrifice, certes. Mais l'être humain étant indissolublement âme et corps, le sacrifice n'est parfait que s'il implique l'âme et le corps. L'offrande totale de toute sa personne au Père, Jésus l'a effectué sur la Croix, où il a livré et son âme, et son corps.
Sacrifice éternel de l'Agneau ? Oui et non. L'Apocalypse parle d'un Agneau "comme" égorgé, et non pas égorgé. L'épitre aux Hébreux nous apprend que le Christ est Grand-prêtre, et qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire. De soi, le sacrifice du Christ est un évènement daté, un évènement du passé, qui depuis ce passé (dès ce passé) a été par un acte de la volonté divine rendu présent à tous les temps.
Mais la racine du sacrifice de la Messe se situe dans la volonté du Christ lors de son sacrifice ici-bas.
Que la notion de sacrifice ait un caractère archétypique, c'est bien possible. Mais ce caractère n'explique en rien le sacrifice de la messe. Il faut éviter d'inverser : ce n'est pas parce qu'il y a archétype qu'il y a sacrifice du Christ, mais c'est parce qu'il devait y avoir, selon la volonté du Père, sacrifice du Christ qu'il existe un archétype sacrificiel décelable dans le fait religieux.
L'explication idéale est celle qui repose sur la notion de causalité : causalité universelle de la Passion du Christ pour le salut, appliqué selon la causalité intrumentale des prêtres.
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Bonjour,
Stricto sensu, il n'y a que trois modes d'offrande du sacrifice rédempteur : la Cène, la Croix, la Messe. Même sacrifice, même sacrificateur, mais différence dans le mode d'offrande, tel est l'enseignement du concile de Trente.
Il ne me semble pas possible de dire que toute la vie du Christ fut un sacrifice. Elle a préparé le sacrifice, certes. Mais l'être humain étant indissolublement âme et corps, le sacrifice n'est parfait que s'il implique l'âme et le corps. L'offrande totale de toute sa personne au Père, Jésus l'a effectué sur la Croix, où il a livré et son âme, et son corps.
Sacrifice éternel de l'Agneau ? Oui et non. L'Apocalypse parle d'un Agneau "comme" égorgé, et non pas égorgé. L'épitre aux Hébreux nous apprend que le Christ est Grand-prêtre, et qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire. De soi, le sacrifice du Christ est un évènement daté, un évènement du passé, qui depuis ce passé (dès ce passé) a été par un acte de la volonté divine rendu présent à tous les temps.
Mais la racine du sacrifice de la Messe se situe dans la volonté du Christ lors de son sacrifice ici-bas.
Que la notion de sacrifice ait un caractère archétypique, c'est bien possible. Mais ce caractère n'explique en rien le sacrifice de la messe. Il faut éviter d'inverser : ce n'est pas parce qu'il y a archétype qu'il y a sacrifice du Christ, mais c'est parce qu'il devait y avoir, selon la volonté du Père, sacrifice du Christ qu'il existe un archétype sacrificiel décelable dans le fait religieux.
L'explication idéale est celle qui repose sur la notion de causalité : causalité universelle de la Passion du Christ pour le salut, appliqué selon la causalité intrumentale des prêtres.
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