Bonjour,
vous faites bien de citer l'exemple du schisme anglican. (un schisme est une séparation, ici de l'Eglise).
Dans les années 30 du XVIème siècle, il y avait un roi d'Angleterre, Henri VIII Tudor, qui avait pourtant défendu l'Eglise de Dieu et avait même écrit pour montrer aux protestants que les 7 sacrements (dont le mariage) étaient valides et provenaient de Dieu.
Sauf que voyant que sa fidèle épouse commençait à prendre de l'âge et qu'elle ne lui avait donné qu'une fille, il tomba sous les charmes d'une jeune française: Anne Boleyn.
Ainsi, il essaya de trouver des moyens de faire annuler son mariage avec Catherine, mais il fut estimé qu'il n'y avait pas lieu de faire cela, et que cela serait une injustice. Henri, influencé par Anne Boleyn et d'autres conseillers, renia ses principes et se déclara chef de l'église d'Angleterre. Biensûr, la première décision de celle-ci fut immédiatement d'annuler le mariage avec Catherine.
Mais son chancelier et un évêque, Thomas More et John Fisher, ne virent là qu'un divorce. Ils s'opposèrent à cela. Alors ils furent menacés, emprisonnés, maltraités par le pouvoir royal pour qu'ils abjurent leurs positions, car il s'agissait de très grandes personnalités: le premier était un des plus grands philosophes de son temps, le second un évêque très apprécié et fut créé cardinal.
Mais ils refusèrent.
Alors ils furent condamnés à la peine de mort, et furent décapités.
Et tout cela, uniquement car ils préférèrent mourir plutôt que de pervertir la parole du Christ.
Enfin, au XXème siècle, ils furent reconnus comme saints et martyrs.
Chère Lyskye,
plus haut, dans votre tout premier message, vous vous offusquiez que l'Eglise ait inventé une loi dont il n'était nulle part question dans la Bible. Si en effet il n'y avait eu dans les textes sacrés aucune interdiction de divorcer et de se remarier, vous auriez crié au scandale immédiatement, comme quoi l'Eglise inventait des règles que Jésus n'avait jamais voulu.
Maintenant que vous savez que très clairement, le Christ considère le remariage comme un adultère, alors vous vous indignez que l'Eglise respecte la parole du Christ.
En toute vérité, sans tricher, en toute sincérité, reconnaissez devant vous-même que cette attitude est
hypocrite.
Attention, je ne vous jette en aucun cas la première pierre: moi-même malheureusement, je ne puis me targuer de ne jamais vouloir adapter la Volonté de Dieu pour qu'elle me convienne, je m'offusque en effet du mal que certaines personnes font alors que moi-même je suis loin d'être parfait, j'ai un idéal mais je ne le réalise pas, je commets le mal que je sais que je ne devrais pas commettre; surtout, souvent, oh oui, bien trop souvent, je veux faire le bien mais je pratique le mal,
en somme, je ne fais pas le bien que je voudrais que je fasse.
Regardez, même les saints, comme les apôtres: saint Pierre, au Dernier Repas: il jure au Christ qu'il est prés à le suivre
jusqu'à la mort; puis, quelques heures plus tard, à une simple servante qui l'interroge, mort de peur, il renie son Maître trois fois.
Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
Epître aux Romains, chapitre 7, verset 19
Mais maintenant, affranchis du péché et devenus les esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle.
23 Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don de Dieu c'est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.
2. En quoi consiste le péché selon St Paul ?
Dans la Bible, le mot "péché" a plusieurs sens qui ont un lien étroit entre eux. Le péché est d'abord un acte imputable à une personne : c'est un manque d'amour pour Dieu et une désobéissance à ses commandements.
Cependant le péché n'est pas seulement un acte, comme on le pense parfois, c'est aussi un état subi. St Paul montre qu'il y a en nous une tendance mauvaise qui nous pousse à faire le mal. Il l' appelle "le péché" au singulier et non pas "les péchés", les actes peccamineux. Sans le Christ, l’homme est esclave du péché (Rom 6, 17-20) "Je fais le mal que je ne voudrais pas faire" (Rom 7, 15-20).
Cette tendance au mal qui fausse la liberté est appelée par la tradition « concupiscence ». C’ est un aspect du "péché originel " en nous.
cf.
http://92.catholique.fr/faq/reconciliat ... #St%20Paul
Voici:
http://bible.catholique.org/epitre-de-s ... chapitre-7
« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort ».
Evangile selon saint Jean, chapitre 14.
1 Corinthiens 6:9
Vous savez sûrement que ceux qui font le mal n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu. Ne vous y trompez pas: les gens immoraux, adorateurs d'idoles, adultères, pédérastes, voleurs, envieux, ivrognes, calomniateurs ou malhonnêtes, n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu.
Chère Lyskye, lorsque vous avez décidé de suivre le Christ, vous êtiez prêtes à tout Lui donner.
Pourtant aujourd'hui, vous êtes prête à Le perdre.
Regardez bien tout ce site, où est décortiquée la rencontre entre Jésus et le jeune homme riche.
http://epelorient.free.fr/nta/Matthieu/ ... ta_47.html
Chez vous, le problème n'est pas l'amour de la richesse: votre fardeau, ce qui vous alourdit, vous empêche de suivre le Christ est la situation d'adultère. Vous désirez Le suivre, mais quand il s'agit d'abandonner là où cela blesse, vous repartez toute triste car vous vous rendez compte que vous aimez plus les choses de ce monde que la Vie éternelle.
J'avais lu une parabole médiévale, qui racontait l'histoire d'un escargot qui demanda à un oiseau de lui apprendre à voler. L'oiseau lui répondit qu'il devait pour cela abandonner sa maison, ses biens et tout ce qu'il avait au sol afin de s'alléger pour pouvoir prendre son envol; que pour s'élever, l'escargot était sensé renoncer à tout ce qu'il avait. Ce dernier accepta sans hésiter, car le jeu en valait la chandelle. Alors, selon le moyen que lui avait enseigné l'oiseau, l'escargot tenta de décoller. Mais il retomba immédiatement.
Se demandant pourquoi, il questionna l'oiseau. Et celui-ci de lui rétorquer: "Tu restes encore bien trop lourd: j'ai bien dit que tu devais abandonner tous tes biens; pourquoi gardes-tu cette encombrante coquille sur ton dos?".
Alors l'escargot renonça à voler, car sa coquille lui était bien trop chère: il avait préfèré la garder à avoir la capacité de voler.
Or, dans cette parabole, qui est donc l'escargot?
Qui est l'oiseau?
Qu'est-ce que la coquille?
L'escargot, c'est nous. L'oiseau: celui qui peut nous permettre de nous élever de cette Terre afin de pouvoir atteindre la vie éternelle.
Et la coquille? La coquille est la chose que chacun possède, cette spécificité à laquelle nous sommes tellement attachés, que bien qu'étant prés à abandonner tout le reste, c'est l'idole pour laquelle nous sommes prés à tout laisser tomber juste pour la conserver. Pourtant, nous savons que de prendre son envol vaut toutes les coquilles du monde; que le Paradis vaut toutes les richesses, tout les biens, tous les amours etc. du monde.
Cette coquille, chacun en a une. Pour vous, il s'agit de l'homme que vos aimez mais qui pourtant est marié. Pour d'autres, c'est leur amour déraisonné de l'argent; pour moi, c'est mon manque de foi etc.
Priez donc le Seigneur, afin qu'Il vous aide à distinguer ce qui est vraiment le plus important, et à laisser tomber ce qui est contre le plus important.
La route vers le Royaume des Cieux est très étroite, et nombreux sont ceux qui s'y perdent et n'arrivent pas à destination.
"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive"
La question est: voulez-vous suivre le Christ?
SI la réponse est "oui", prenez votre croix, prenez votre mal en patience:
car insensé est celui qui préfère les plaisirs de ce monde au bonheur éternel.
Bien à vous.
P.S.: pour l'annulation, une possible piste: son épouse n'a-t-elle pas caché quelque chose à votre mari avant leur mariage: elle n'était pas vierge, avait un amant etc.
Bien à vous.