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par Fulcanelli » mar. 09 sept. 2008, 10:46
Au delà du fait qu'il me semble risqué d'établir que l'anthropophagie des premiers Hommes était une forme de sacrifice, n'est-ce pas prendre le problème à l'envers ? N'est-ce pas parce que l'Homme possède en lui un appel à la spiritualité qu'il a instauré les pratiques sacrificielles ?
par Raistlin » mar. 09 sept. 2008, 10:25
Fulcanelli a écrit :A ce titre, je me désolidarise complètement des idées, que l'on peut trouver chez les sociologues et généralement chez les scientifiques du XXe siècle (par ex. Jung ou encore Mircea Eliade) et selon laquelle le sacrifice aurait dés l'origine une dimension spirituelle et considère plutôt que la pratique du sacrifice a déclenché la spiritualité.
par Fulcanelli » mar. 09 sept. 2008, 10:19
par archi » ven. 29 août 2008, 18:05
Olivier JC a écrit :archi a écrit :Justement, l'ordre normal des choses, c'est qu'elles découlent de Dieu, donc que ce qui se passe dans notre monde qui fut créé par le Verbe - y compris l'Incarnation - est la conséquence, et non la cause, de ce qui se passe au Ciel. De même que ce qui se passe hors du temps ne peut pas être "consécutif" à un événement situé dans l'histoire. Pourriez-vous développer ? Je ne suis pas certain de bien comprendre ce que vous écrivez. +
archi a écrit :Justement, l'ordre normal des choses, c'est qu'elles découlent de Dieu, donc que ce qui se passe dans notre monde qui fut créé par le Verbe - y compris l'Incarnation - est la conséquence, et non la cause, de ce qui se passe au Ciel. De même que ce qui se passe hors du temps ne peut pas être "consécutif" à un événement situé dans l'histoire.
par Olivier JC » jeu. 28 août 2008, 17:05
par archi » jeu. 28 août 2008, 16:51
Olivier JC a écrit :Il ne me semble pas possible de dire que toute la vie du Christ fut un sacrifice. Elle a préparé le sacrifice, certes. Mais l'être humain étant indissolublement âme et corps, le sacrifice n'est parfait que s'il implique l'âme et le corps. L'offrande totale de toute sa personne au Père, Jésus l'a effectué sur la Croix, où il a livré et son âme, et son corps.
Sacrifice éternel de l'Agneau ? Oui et non. L'Apocalypse parle d'un Agneau "comme" égorgé, et non pas égorgé. L'épitre aux Hébreux nous apprend que le Christ est Grand-prêtre, et qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire. De soi, le sacrifice du Christ est un évènement daté, un évènement du passé, qui depuis ce passé (dès ce passé) a été par un acte de la volonté divine rendu présent à tous les temps. Mais la racine du sacrifice de la Messe se situe dans la volonté du Christ lors de son sacrifice ici-bas. Que la notion de sacrifice ait un caractère archétypique, c'est bien possible. Mais ce caractère n'explique en rien le sacrifice de la messe. Il faut éviter d'inverser : ce n'est pas parce qu'il y a archétype qu'il y a sacrifice du Christ, mais c'est parce qu'il devait y avoir, selon la volonté du Père, sacrifice du Christ qu'il existe un archétype sacrificiel décelable dans le fait religieux.
par doris » jeu. 28 août 2008, 15:07
par Olivier JC » jeu. 28 août 2008, 10:44
par archi » jeu. 28 août 2008, 6:08
par Olivier JC » mer. 27 août 2008, 23:26
"Ceci est mon corps", dit-il. Cette parole transforme les oblats. Et comme la parole "Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre" n'a été dite qu'une fois, et cependant à perpétuité donne à notre nature la faculté d'engendrer, ainsi cette parole n'a été dite qu'une fois, et sur chaque table dans les églises depuis ce jour jusqu'aujourd'hui, jusqu'au retour du Sauveur, elle opère le sacrifice parfait.
par Boris » sam. 02 déc. 2006, 16:20
par el Padrecito » sam. 02 déc. 2006, 14:14
par In illo tempore » sam. 02 déc. 2006, 13:47
Cardinal Journet a écrit :Peut-on parler de la Messe comme d'un sacrifice "non sanglant" ? Le danger serait de laisser croire à deux sacrifices distincts : l'un sanglant à la Croix, l'autre non sanglant à la Messe : erreur qu'il faut sans aucun doute regarder comme catastrophique. C'est l'unique sacrifice rédempteur, qui fut sanglant, qui à chaque Messe nous est apporté sous le rite non sanglant de la double consécration du pain et du vin. Mystère ineffable.
le Cardinal Journet a écrit :La coïncidence entre le moment de la consécration et le moment de la rédemption du monde est un miracle qui s'opère par-delà les limites de notre temps horaire.
par Boris » sam. 02 déc. 2006, 13:22
par el Padrecito » sam. 02 déc. 2006, 13:14
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