par PriereUniverselle » dim. 12 juin 2011, 17:54
Pentecôte 2011 : Actes 2, 1-11, 1 Co 12, 3-7.12-13 et Jean 20, 19-23
Ouvrons notre esprit et notre cœur à l’Esprit de Dieu ! Bonne fête de la Pentecôte 2011 !
Selon saint Jean, c’est le soir de Pâques que les apôtres reçoivent l’Esprit saint. Quant à Luc, il situe la venue de l’Esprit saint 50 jours après Pâques. Soit dit en passant, « pentecôte » vient d’un mot grec , « pentêkostê »,qui signifie « cinquantième ». L’Esprit Saint est-il descendu sur les apôtres le
cinquantième jour après la résurrection ou bien le soir de Pâques ?
La réponse à cette question a peu d’importance. Le plus important, c’est le changement qui se produit dans la vie des disciples après que le Ressuscité eut répandu son souffle sur eux. Si l’on en croit le récit des Actes, Pierre et ses compagnons se mettent en effet à parler en d’autres langues de sorte
que Parthes, Mèdes, Élamites, Romains, Arabes et Crétois les entendent proclamer les merveilles de Dieu dans leur langue maternelle. Eux qui étaient obligés de vivre cachés et de verrouiller les portes du cénacle par peur des Juifs, ils vont ce jour là parler ouvertement de ce Jésus ressuscité par Dieu
après avoir été livré et crucifié par les Israélites. Nous avons là une caractéristique de l’Esprit saint : sa capacité à transformer les personnes à qui il est donné (il fait passer les apôtres de la peur au courage et à l’audace).
Deuxième caractéristique de l’Esprit Saint : il est imprévisible et insaisissable comme le vent dans la mesure où il vient quand il veut et souffle où il veut. On ne le possède pas ; au contraire, c’est lui qui nous possède. « Tu ne sais ni d’où il vient ni où il va », disait Jésus à Nicodème. La seule chose que nous sachions, c’est qu’il nous conduit, qu’il nous accompagne comme il conduisait Abraham, Moïse ou la sainte famille.
Troisièmement, l’Esprit Saint est dispensateur de dons. En effet, chacun de nous reçoit de lui un ou plusieurs dons, non pas pour fanfaronner ou pour faire marcher les autres mais uniquement en vue du bien de tous, pour l’édification de la communauté. Enfin, l’Esprit Saint nous met en marche ; il nous envoie en mission. Une mission qui consiste d’abord à voir et à traiter toute personne comme un frère car, comme dit Paul, « tous, juifs et païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps » (1 Co 12, 13). Membres d’un seul corps, enfants d’un seul et même Père, nous sommes cependant différents les uns des autres à tout point de vue parce qu’il est bon que, tout en étant relié aux autres, chacun reste lui-même, pleinement lui-même.
L’Esprit saint nous invite à honorer cette unité dans la diversité, à rejoindre chacun dans sa langue, à refuser le nivellement, à dire non à la pensée unique car prier le même Dieu ne signifie pas le prier de la même façon. Arabes, Elamites, Parthes, Mèdes et Crétois, chacun entendait le message des apôtres dans sa propre langue, écrit Luc dans les Actes des apôtres. Chacun comprenait les apôtres dans sa propre langue probablement parce que ces derniers voulaient non pas s’affirmer mais proclamer les merveilles de Dieu contrairement aux bâtisseurs de la tour de Babel qui recherchaient leur propre gloire (Gn 11, 4).
Chacune de nos initiatives peut être Babel ou Pentecôte, c’est-à-dire volonté de domination ou volonté de servir, repli sur soi ou ouverture aux hommes et à Dieu, nivellement ou accueil de la différence. En effet, A Babel, les hommes rêvaient d’un monde où tout le monde parlerait la même langue, où
chacun serait semblable à tous les autres. Ce rêve échoua parce que le projet de Dieu sur l'humanité n'est pas l'uniformité ou le nivellement mais le respect et l’accueil des différences.
A la Pentecôte, au contraire, toutes les langues et toutes les cultures sont prises au sérieux. Que Dieu donne à chacun de nous la grâce et la force d'honorer cette diversité des manières de voir et de faire ! Que notre société et notre Eglise se rapprochent plus de Pentecôte que de Babel ! La paix du monde ne peut se réaliser par l’imposition d’une seule langue, une seule culture. De plus, l’uniformité appauvrit. Seule la diversité des caractères, des goûts, des langues et des cultures enrichit. La mission consiste aussi à remettre à nos frères leurs péchés, à pardonner à ceux qui nous ont offensés.
Quand, dans l’évangile de ce dimanche, Jésus souhaite la paix aux apôtres et les exhorte à se pardonner, il veut montrer que seul le pardon libère et apaise à la fois le coupable et la victime.
Que l’Esprit Saint nous aide à nous pardonner ! Qu’il guérisse les blessures plus profondes de nos cœurs ! Qu’il nous rende forts et courageux afin que nous puissions abattre les barrières et les murs qui existent entre les peuples, les classes, les religions, les ethnies et les races. Qu’il fasse de nous des hommes et des femmes tolérants !
[color=#0000FF]Pentecôte 2011 : Actes 2, 1-11, 1 Co 12, 3-7.12-13 et Jean 20, 19-23
[u]Ouvrons notre esprit et notre cœur à l’Esprit de Dieu ! Bonne fête de la Pentecôte 2011 ![/u]
Selon saint Jean, c’est le soir de Pâques que les apôtres reçoivent l’Esprit saint. Quant à Luc, il situe la venue de l’Esprit saint 50 jours après Pâques. Soit dit en passant, « pentecôte » vient d’un mot grec , « pentêkostê »,qui signifie « cinquantième ». L’Esprit Saint est-il descendu sur les apôtres le
cinquantième jour après la résurrection ou bien le soir de Pâques ?
La réponse à cette question a peu d’importance. Le plus important, c’est le changement qui se produit dans la vie des disciples après que le Ressuscité eut répandu son souffle sur eux. Si l’on en croit le récit des Actes, Pierre et ses compagnons se mettent en effet à parler en d’autres langues de sorte
que Parthes, Mèdes, Élamites, Romains, Arabes et Crétois les entendent proclamer les merveilles de Dieu dans leur langue maternelle. Eux qui étaient obligés de vivre cachés et de verrouiller les portes du cénacle par peur des Juifs, ils vont ce jour là parler ouvertement de ce Jésus ressuscité par Dieu
après avoir été livré et crucifié par les Israélites. Nous avons là une caractéristique de l’Esprit saint : sa capacité à transformer les personnes à qui il est donné (il fait passer les apôtres de la peur au courage et à l’audace).
Deuxième caractéristique de l’Esprit Saint : il est imprévisible et insaisissable comme le vent dans la mesure où il vient quand il veut et souffle où il veut. On ne le possède pas ; au contraire, c’est lui qui nous possède. « Tu ne sais ni d’où il vient ni où il va », disait Jésus à Nicodème. La seule chose que nous sachions, c’est qu’il nous conduit, qu’il nous accompagne comme il conduisait Abraham, Moïse ou la sainte famille.
Troisièmement, l’Esprit Saint est dispensateur de dons. En effet, chacun de nous reçoit de lui un ou plusieurs dons, non pas pour fanfaronner ou pour faire marcher les autres mais uniquement en vue du bien de tous, pour l’édification de la communauté. Enfin, l’Esprit Saint nous met en marche ; il nous envoie en mission. Une mission qui consiste d’abord à voir et à traiter toute personne comme un frère car, comme dit Paul, « tous, juifs et païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l’unique Esprit pour former un seul corps » (1 Co 12, 13). Membres d’un seul corps, enfants d’un seul et même Père, nous sommes cependant différents les uns des autres à tout point de vue parce qu’il est bon que, tout en étant relié aux autres, chacun reste lui-même, pleinement lui-même.
L’Esprit saint nous invite à honorer cette unité dans la diversité, à rejoindre chacun dans sa langue, à refuser le nivellement, à dire non à la pensée unique car prier le même Dieu ne signifie pas le prier de la même façon. Arabes, Elamites, Parthes, Mèdes et Crétois, chacun entendait le message des apôtres dans sa propre langue, écrit Luc dans les Actes des apôtres. Chacun comprenait les apôtres dans sa propre langue probablement parce que ces derniers voulaient non pas s’affirmer mais proclamer les merveilles de Dieu contrairement aux bâtisseurs de la tour de Babel qui recherchaient leur propre gloire (Gn 11, 4).
Chacune de nos initiatives peut être Babel ou Pentecôte, c’est-à-dire volonté de domination ou volonté de servir, repli sur soi ou ouverture aux hommes et à Dieu, nivellement ou accueil de la différence. En effet, A Babel, les hommes rêvaient d’un monde où tout le monde parlerait la même langue, où
chacun serait semblable à tous les autres. Ce rêve échoua parce que le projet de Dieu sur l'humanité n'est pas l'uniformité ou le nivellement mais le respect et l’accueil des différences.
A la Pentecôte, au contraire, toutes les langues et toutes les cultures sont prises au sérieux. Que Dieu donne à chacun de nous la grâce et la force d'honorer cette diversité des manières de voir et de faire ! Que notre société et notre Eglise se rapprochent plus de Pentecôte que de Babel ! La paix du monde ne peut se réaliser par l’imposition d’une seule langue, une seule culture. De plus, l’uniformité appauvrit. Seule la diversité des caractères, des goûts, des langues et des cultures enrichit. La mission consiste aussi à remettre à nos frères leurs péchés, à pardonner à ceux qui nous ont offensés.
Quand, dans l’évangile de ce dimanche, Jésus souhaite la paix aux apôtres et les exhorte à se pardonner, il veut montrer que seul le pardon libère et apaise à la fois le coupable et la victime.
Que l’Esprit Saint nous aide à nous pardonner ! Qu’il guérisse les blessures plus profondes de nos cœurs ! Qu’il nous rende forts et courageux afin que nous puissions abattre les barrières et les murs qui existent entre les peuples, les classes, les religions, les ethnies et les races. Qu’il fasse de nous des hommes et des femmes tolérants ![/color]