par Petit Matthieu » sam. 18 août 2012, 12:25
Bonjour à tous,
Revenant de vacances, j'ai passé quelques jours dans un monastère, afin de retrouver ce rythme bénédictin qui m'a toujours fait un bien fou. J'étais ces derniers mois dans des lectures qui avaient pour but d'avoir plus de répondant et un discours plus construit pour parler de ma foi, répondre aux interrogations et lutter contre les agressions irrationnelles. Je me persuadais petit à petit que c'était une parfaite connaissance de sa religion qui permettrait de déstabiliser les athées, les agnostiques et tout le peuple de ceux qui cherchent ou qui ne cherchent hélas plus.
Et puis j'ai pris un petit déjeuner à côté d'un vieux moine de 95 ans environ. Il me parlait avec une extrême gentillesse, on voyait dans ses yeux bleus très clairs toute son intelligence et sa bonté. Et le voilà qui m'apporte mes toasts grillés en les posant près de moi, sans rien dire. Un, deux et trois. Confiture, beurre ? Im me prenait le bras pour me parler. J'étais servi par cet adorable vieillard et j'ai réalisé à quel point j'étais heureux de vivre ce moment. La douceur de cet homme ne s'arrêta pas là, nous avons parlé de son passé, du présent aussi et c'est une profonde douceur qui m'irradiait sans discontinuer.
J'étais vraiment fasciné par cet effet que ce vieil homme avait produit sur moi.
Je me suis alors rappelé, quelques jours plus tard, cette phrase de Jésus : "A ce signe, on reconnaîtra que je vous ai pour disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres."
Je réfléchissais : n'avais-je pas voulu mettre la charrue avant les boeufs ? Connaître sa foi, l'histoire de sa religion, répondre en connaissance de cause aux injustes calomnies contre l'Eglise c'est nécessaire. Nous connaissons celui qui est la voie, la vérité et la vie, nous ne pouvons être passif fasse au mensonge. Oui mais, la première chose, c'est plutôt de vivre de cette vérité, de cet amour.
J'ai lu un peu plus tard que les premiers chrétiens suscitaient l'étonnement chez les païens, et on disait d'eux "regardez ceux là comme ils s'aiment". On les traitait même d'athées ! Car ils refusaient de sacrifier aux idoles, et rejetaient la conception païenne de la divinité. Aussi, souvent, les athées ne se définissent comme ça que par un refus d'une certaine idée de Dieu qui les scandalise. Les chrétiens peuvent aussi avoir une conception mauvaise de leur Dieu.
J'ai été convaincu par ce vieillard que la douceur est la première chose à acquérir, à recevoir de Dieu et à faire grandir en nous. Cette douceur nous rend fantastiquement aimables et attirants. La compagnie des doux est appréciée de tous. Le temps des précisions théologiques, l'intelligence des Ecritures vient seulement après, mais la meilleure façon de faire rayonner le Christ, c'est de prendre le chemin de la sainteté. Il y aura toujours la haine de ceux qui refuseront toujours la vérité, ceux-la pourraient avoir en face d'eux un ange, ils ne croiraient pas pour autant, par esprit de rébellion.
Je tente alors désormais de m'engager prioritairement dans la voie de la douceur, celle que Jésus nous indique et dont sa puissance seule peut nous revêtir.
Bonjour à tous,
Revenant de vacances, j'ai passé quelques jours dans un monastère, afin de retrouver ce rythme bénédictin qui m'a toujours fait un bien fou. J'étais ces derniers mois dans des lectures qui avaient pour but d'avoir plus de répondant et un discours plus construit pour parler de ma foi, répondre aux interrogations et lutter contre les agressions irrationnelles. Je me persuadais petit à petit que c'était une parfaite connaissance de sa religion qui permettrait de déstabiliser les athées, les agnostiques et tout le peuple de ceux qui cherchent ou qui ne cherchent hélas plus.
Et puis j'ai pris un petit déjeuner à côté d'un vieux moine de 95 ans environ. Il me parlait avec une extrême gentillesse, on voyait dans ses yeux bleus très clairs toute son intelligence et sa bonté. Et le voilà qui m'apporte mes toasts grillés en les posant près de moi, sans rien dire. Un, deux et trois. Confiture, beurre ? Im me prenait le bras pour me parler. J'étais servi par cet adorable vieillard et j'ai réalisé à quel point j'étais heureux de vivre ce moment. La douceur de cet homme ne s'arrêta pas là, nous avons parlé de son passé, du présent aussi et c'est une profonde douceur qui m'irradiait sans discontinuer.
J'étais vraiment fasciné par cet effet que ce vieil homme avait produit sur moi.
Je me suis alors rappelé, quelques jours plus tard, cette phrase de Jésus : "A ce signe, on reconnaîtra que je vous ai pour disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres."
Je réfléchissais : n'avais-je pas voulu mettre la charrue avant les boeufs ? Connaître sa foi, l'histoire de sa religion, répondre en connaissance de cause aux injustes calomnies contre l'Eglise c'est nécessaire. Nous connaissons celui qui est la voie, la vérité et la vie, nous ne pouvons être passif fasse au mensonge. Oui mais, la première chose, c'est plutôt de vivre de cette vérité, de cet amour.
J'ai lu un peu plus tard que les premiers chrétiens suscitaient l'étonnement chez les païens, et on disait d'eux "regardez ceux là comme ils s'aiment". On les traitait même d'athées ! Car ils refusaient de sacrifier aux idoles, et rejetaient la conception païenne de la divinité. Aussi, souvent, les athées ne se définissent comme ça que par un refus d'une certaine idée de Dieu qui les scandalise. Les chrétiens peuvent aussi avoir une conception mauvaise de leur Dieu.
J'ai été convaincu par ce vieillard que la douceur est la première chose à acquérir, à recevoir de Dieu et à faire grandir en nous. Cette douceur nous rend fantastiquement aimables et attirants. La compagnie des doux est appréciée de tous. Le temps des précisions théologiques, l'intelligence des Ecritures vient seulement après, mais la meilleure façon de faire rayonner le Christ, c'est de prendre le chemin de la sainteté. Il y aura toujours la haine de ceux qui refuseront toujours la vérité, ceux-la pourraient avoir en face d'eux un ange, ils ne croiraient pas pour autant, par esprit de rébellion.
Je tente alors désormais de m'engager prioritairement dans la voie de la douceur, celle que Jésus nous indique et dont sa puissance seule peut nous revêtir.