par axelien » mer. 18 juil. 2012, 15:32
Ce texte est dans la préface d'un livre. Sans doute pour simplifier, cet auteur regroupe dans la scène où une femme offre "un parfun de grand prix" plusieurs autres "banquets".
Mais Grégoire le Grand affirmait sans citer particulèrement l'une ou une l'autre "Marie" qu'il s'agissait de la même personne; celle sur laquelle le pharisioen Simon hôte de Jésus, pense (sans le dire) "s'il savait ce qu'est cette femme ..."
Les dîners ont tenus une place importante dans l’histoire des grandes nations méditerranéennes comme en témoignent la littérature ou les religions. Le Banquet de Platon pour la Grèce antique ou encore le festin de Trimalcion dans le Satyricon, fragments du récit latin de Pétrone, image d’un monde romain du premier siècle, sont deux textes qui témoignent que l’Antiquité avait érigé les repas en rituel de convivialité et d’amitié. L’Histoire nous dit que Platon, âgé de 85 ans, mourut à Athènes au cours d'un repas de noce ?
Mais les différences entre le récit de Petrone et les dialogues de Platon sont bien sûr trop flagrantes. Pétrone rabaisse nos appétits par son opulence grossière. Et pourtant on y touche à l’humain à la fois cruel et pitoyable. Dans Le Banquet, Platon donne au personnage féminin et fictif de Diotime les propos que l’on peut attribuer à Socrate. Ils y évoquent la beauté sensuelle de l’Éros dans sa nudité androgyne et les désirs qu’elle suscite. Par la transcendance de ces désirs, nous nous élevons de l’amour de la beauté sensible au culte de la Beauté pure. Si les repas sont souvent rappelés dans ce récit, l’essentiel est toujours l’Éros androgyne, la beauté païenne et les désirs qu’elle suscite.
Mais serait-il possible d’évoquer les banquets de l’Histoire Antique sans rappeler ceux où Jésus fut convié. Le récit des noces de Cana dans lequel le vin prendra une place prophétique, nous est rapporté par Jean son disciple et ami à qui Jésus avant d’expirer confiera sa mère.
C’est encore à l’occasion d’un de ces banquets où il était convié que Jésus recevra sur ses pieds et devant les autres convives envieux, l’offrande d’un parfum de grand prix, ainsi que les larmes d’adoration d’une prostituée que l’on méprisait mais qui fut lavée de ses fautes par celui-là même qui avait dit : Ne jugez pas afin ne pas être jugés vous-mêmes. Je ne suis pas venu dans le monde pour le juger mais pour le sauver. Que dire, quand on sait que la phrase suivante fut prononcée il y a deux millénaires: Partout dans le monde où sera porté ce message le geste de cette femme sera rappelé.(Mat.26,13)
Comment ne pas rappeler ce banquet d’adieu où Jésus, la veille de son arrestation, convia ses amis ; cette Cène où il nous convie toujours.
Alors que le Banquet de Platon élevait l’Éros en Beauté pure et éternelle, c’est l’Amour total qui ici devient éternel, s’élevant au don de soi jusqu’au sacrifice suprême. Rejetant le rituel des religions antiques qui immolaient des animaux, il fera de ce repas sous l’humble aspect du pain et du vin, à la fois une action de grâce et le rappel de son sacrifice.
Ce texte est dans la préface d'un livre. Sans doute pour simplifier, cet auteur regroupe dans la scène où une femme offre "un parfun de grand prix" plusieurs autres "banquets".
Mais Grégoire le Grand affirmait sans citer particulèrement l'une ou une l'autre "Marie" qu'il s'agissait de la même personne; celle sur laquelle le pharisioen Simon hôte de Jésus, pense (sans le dire) "[i]s'il savait ce qu'est cette femme ..."[/i]
Les dîners ont tenus une place importante dans l’histoire des grandes nations méditerranéennes comme en témoignent la littérature ou les religions. Le Banquet de Platon pour la Grèce antique ou encore le festin de Trimalcion dans le Satyricon, fragments du récit latin de Pétrone, image d’un monde romain du premier siècle, sont deux textes qui témoignent que l’Antiquité avait érigé les repas en rituel de convivialité et d’amitié. L’Histoire nous dit que Platon, âgé de 85 ans, mourut à Athènes au cours d'un repas de noce ?
Mais les différences entre le récit de Petrone et les dialogues de Platon sont bien sûr trop flagrantes. Pétrone rabaisse nos appétits par son opulence grossière. Et pourtant on y touche à l’humain à la fois cruel et pitoyable. Dans [i]Le Banquet[/i], Platon donne au personnage féminin et fictif de Diotime les propos que l’on peut attribuer à Socrate. Ils y évoquent la beauté sensuelle de l’Éros dans sa nudité androgyne et les désirs qu’elle suscite. Par la transcendance de ces désirs, nous nous élevons de l’amour de la beauté sensible au culte de la Beauté pure. Si les repas sont souvent rappelés dans ce récit, l’essentiel est toujours l’Éros androgyne, la beauté païenne et les désirs qu’elle suscite.
Mais serait-il possible d’évoquer les banquets de l’Histoire Antique sans rappeler ceux où Jésus fut convié. Le récit des noces de Cana dans lequel le vin prendra une place prophétique, nous est rapporté par Jean son disciple et ami à qui Jésus avant d’expirer confiera sa mère.
C’est encore à l’occasion d’un de ces banquets où il était convié que Jésus recevra sur ses pieds et devant les autres convives envieux, l’offrande d’[i]un[/i] [i]parfum de grand prix[/i], ainsi que les larmes d’adoration d’une prostituée que l’on méprisait mais qui fut lavée de ses fautes par celui-là même qui avait dit : [i]Ne jugez pas afin ne pas être jugés vous-mêmes. Je ne suis pas venu dans le monde pour le juger mais pour le sauver[/i]. Que dire, quand on sait que la phrase suivante fut prononcée il y a deux millénaires: [i]Partout dans le monde où sera porté ce message le geste de cette femme sera rappelé.(Mat.26,13) [/i]
Comment ne pas rappeler ce banquet d’adieu où Jésus, la veille de son arrestation, convia ses amis ; cette Cène où il nous convie toujours.
Alors que [i]le Banquet [/i]de Platon élevait l’Éros en Beauté pure et éternelle, c’est l’Amour total qui ici devient éternel, s’élevant au don de soi jusqu’au sacrifice suprême. Rejetant le rituel des religions antiques qui immolaient des animaux, il fera de ce repas sous l’humble aspect du pain et du vin, à la fois une action de grâce et le rappel de son sacrifice.