Femmes de...

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Re: Femmes de...

par zelie » mar. 17 juil. 2012, 13:11

Anonymus a écrit : Ce que je trouve triste, c'est qu'il y ait besoin de dire à des personnes qui veulent devenir professeurs qu'il ne faut pas donner un cours le ventre à l'air ou regarder un film pornographique.
Oui. Et encore, si vous connaissiez certains milieux étudiants, le pire n'est même pas là!! Et de loin!
Mais il faut être sans illusion; on reflète ce qui nous influence; la mode, les idées de notre société... Pour un jeune qui ne réfléchit pas plus que ça et prend tout ce qu'on lui présente pour argent comptant, l'esprit critique en vient à être largement émoussé, quel que soit le jeune, quel que soit le métier qui l'interpelle. La réflexion vient souvent a posteriori des expériences. La morale exigeante d'un religion saine est très souvent absente de leurs choix.

Si j'ai bien compris, vous nous expliquez qu'ils font cela pour prémunir les professeurs contre certaines attaques de parents procéduriers. C'est sûrement vrai ; mais ne pensez-vous cependant pas que le fait que certains parents ne tolèrent plus que l'on reproche quoique ce soit à leur enfant et le fait que certains trouvent normal de donner un cours le ventre à l'air sont liés ?
Je ne le dirais pas comme ça; l'impression que nous en gardions c'est que tout, en termes de réactions d'inquiétude ou d'agressivité d'un parent, pouvait venir de tout et n'importe quoi, même de la moindre broutille.

Des parents réactifs à l'extrême ou d'une mauvaise foi bluffante, il y en a de plus en plus. Cette année j'ai reçu des parents dont le fils a tagué l'école de sexes triomphants, et je leur ai montré les tags.
Ils m'ont répondu qu'il fallait mettre en place un plan d'aide personnalisé parce que leur fils (grand costaud, insolent, enfant-roi, bagarreur et caïd de l'école) avait fait cela parce qu'un enfant de trois ans de moins (petit, battu par son grand frère et solitaire) n'arrêtait pas de l'embêter!!!
Ah.
Bah, s'ils le disent....

Le fait est que chaque réunion de l'assurance pro, chaque stage de formation continue, chaque rassemblement est l'occasion de nouvelles mises en garde. On sent une pression, mais elle n'est pas que négative à mon sens; (le milieu enseignant, je l'ai rejoint lors d'une reconversion, donc j'ai connu autre chose avant). C'est un milieu spécial et récent dans sa conception actuelle, issu d'une très forte mouvance communiste (en tous les cas dans ma région); c'est un milieu qui cherche encore sa vitesse de croisière, qui a encore a construire sa ligne déontologique sur des tas de points, qui analyse encore et ne synthétisera surement que bien plus tard. D'autant que l’Education Nationale, c’est LA phalange du gouvernement, chargée de diffuser ses idées dans l'esprit du citoyen en devenir. Des fois ça donne des grands écarts difficiles à tenir.
Et tout cela se fait dans un magma de gens aux pensées contraires, les uns prônant toutes les idées au nom de leur récence, les autres ne sachant pas vraiment quoi leur opposer sans passer pour de vilains réacs, au nom d'une laïcité la plupart du temps survolée au lieu d'avoir été grattée.
Je reviens à la pression sentie: elle est forte, déplaisante, angoissante et constante. Mais c'est un mal nécessaire, un truc fort et douloureux qui sera de nature a assez remettre sur la table encore et encore le canevas pour le faire avancer. La question de la morale est une épine dans l'âme de la pensée communiste, qui trouve là son talon d'achille; rejeter une morale millénaire qui a fait ses preuves lui est obligatoire, changer une équipe qui gagne est suicidaire. Et donc ça coince.

En corollaire, il y a chez les profs les mêmes tordus que dans tout autre milieu. Le collègue qui assure pas, qui n'en fout pas une, qui dit que des contre-vérités et n'apprend que des bêtises aux enfants, il y en a aussi. Pas beaucoup quand même, mais il y en a. On a bien eu droit aux séances de reiki en pleine classe et à la sieste du prof qui avait trop bu, tout comme au rendez-vous chez la coiffeuse de la maîtresse pendant que ses élèves étaient confiés à l'éducateur sportif...
C'est haut en couleurs parfois! :/
Toutes les inquiétudes parentales ne sont pas absurdes, loin de là...



En fait, en ce qui concerne le milieu scolaire et étudiant, ce n'est pas tant l'errance anecdoctique d'un particulier toute rigolote qu'elle soit qui définit sa place.
C'est ce que ce milieu signifie pour les familles.
Le seul endroit au monde où un enfant deviendra un adulte capable de rentabilité, c'est l'école. C'est la rampe de lancement social.
Que cette idée soit réductrice n'y changera rien; l'esprit collectif en a fait un de ses atavismes. Et la tyrannie des gênes, c'est ... puissant!

L'enfant scolarisé est donc un enjeu majeur pour les familles, il n'y a qu'à voir les sangs que se font les mères lors du bac, on dirait que ce sont elles qui le passe! Cet enjeu est angoissant, et au fur et à mesure des années, de plus en plus angoissant; si l'école n'était qu'une garderie, un terrain de jeu clôturé le temps que les parents travaillent, la différence de jugement sur les profs se ferait plus que largement sentir, je vous le garantis... On porte bien moins souvent plainte contre un animateur de jeux que contre un professeur !

Aujourd'hui, nous sommes dans une logique de lutte pour la survie, subulée dès la sixième avec des orientations et des options, etc.
Et l'angoisse des parents est telle que dès la petite section certains s'offusquent que leur enfant ne sache pas colorier!! (le "geste neurologique" du coloriage ne peut intervenir qu'entre 4.5 ans et 6 ans)
De plus en plus, tout est affaire de performance et de précocité: l'enfant qui sait faire avant le bébé voisin rassure, l'enfant qui ne sait pas encore faire inquiète d'emblée. Cette angoisse est aussi nourrie du fait que les parents, accaparés par le travail et la carrière, sont des devenus des étrangers au monde de l'enfance réelle au bénéfice d'être des experts de l'enfant littéralisé; or on ne saurait réduire un enfant au contenu d'un livre, et rien ne remplacera la proximité avec une personne, fut-elle très jeune, pour la connaître et la faire évoluer, grandir. Nos grands-mères ne nourrissaient pas nos angoisses actuelles de mères aussi pour cela; pour la connaissance réelle qu'elles avaient de leurs marmots et de tous ceux du quartier, connaissance qui comme tout autre décomplexe solidement celui qui la détient.


Par ailleurs, l’école d’aujourd’hui a aussi rendez-vous avec son passé ; les choix politiques passés, qui ont créés une école de la rupture lors des vagues migratoires industrielles puis internationales, se répercutent maintenant : des familles en rupture avec l’école existent et sont par endroit majoritaires : l’école ne leur a apporté que l’échec, qu’un sentiment de rejet et d’impuissance. A toutes ces familles qui ont été obligées de trouver de quoi manger en dehors d’un trajet scolaire réussi, il est difficile d’engager maintenant leur enfant dans un système qui demande plus que jamais de la motivation et du désir, de l’énergie et du travail sérieux ; ils ne comprennent tout simplement pas l’attente de l’école à l’endroit de leur enfant et de leur rôle de parents. Ce qui n’empêche pas pour autant qu’ils partagent doublement les angoisses du système et réclament la même réussite pour leur bout de choux que celle du petit voisin, entouré lui par des parents étayants.

Le monde scolaire est ainsi assigné à cheminer avec des interlocuteurs individuels ou politiques aux intérêts hermétiques à une partie de ses aspirations profondes, tout en étant au cœur de la société, comme il l’a toujours été, parce que la formation du citoyen est la base de toute nation.

Donc, c’est pas triste ! :s

Re: Femmes de...

par Anonymus » lun. 16 juil. 2012, 20:25

Est-ce qu'on se poserait les questions quant à la possibilité qu'il conserve ou non son activité professionnelle, compatible ou non avec son rôle de "premier monsieur"?
Elle n'exerce pas n'importe quel métier, il peut y avoir conflit d'intérêt.

Il me semble quand dans un couple, lorsque que l'un des deux envisage d'obtenir une fonction hors du commun, la décision doit être prise à 2. Plus d'un ont sûrement déjà abandonné ce genre d'ambitions pour leur famille. Si toutefois la décision est prise, alors les 2 doivent en assumer les conséquences. (Il n'est pas compatible d'être journaliste lorsqu'on est première dame.)
Au début, on se dit que vraiment pour des formateurs de gauche, ils sont bien réacs
Ce que je trouve triste, c'est qu'il y ait besoin de dire à des personnes qui veulent devenir professeurs qu'il ne faut pas donner un cours le ventre à l'air ou regarder un film pornographique.

Si j'ai bien compris, vous nous expliquez qu'ils font cela pour prémunir les professeurs contre certaines attaques de parents procéduriers. C'est sûrement vrai ; mais ne pensez-vous cependant pas que le fait que certains parents ne tolèrent plus que l'on reproche quoique ce soit à leur enfant et le fait que certains trouvent normal de donner un cours le ventre à l'air sont liés ?

Re: Femmes de...

par Teano » lun. 16 juil. 2012, 18:26

Je comprends ce que vous voulez dire, Géraldine : en fait, ils me font penser tous les 2, à ces personnes qui ont eu une longue expérience de la vie de couple, de la vie de famille, c'est une page qu'ils ont tourné sans regret et ils aspirent désormais à une vie amoureuse fondée sur un engagement mutuel "minimal", avec une personne qui s'accomode de ce genre de vie commune. Le problème étant qu'il faut être un couple solide pour affronter un tel mandat : Sarkozy en a fait l'amère expérience.

Re: Femmes de...

par Géraldine » lun. 16 juil. 2012, 17:35

Humblement, je vous avoue avoir du mal à cerner Hollande et sa compagne, Valérie T.
Je ne sais dire pourquoi.....autant Sarkozy était net et on l'aimait ou pas avec sa vie compliquée....autant F.Hollande.....a une personnalité ou cachée ou complexe ou il n' en a pas.
Je me demande comment l' avenir de ce gouvernement va se faire avec son programme controversé quelque peu..Bon, je laisse le soin aux connaisseurs de se faire une opinion......
Royal s' est battue à sa manière, dans un contexte étrange, il est vrai....l' ancienne compagne en campagne.....

Re: Femmes de...

par zelie » lun. 16 juil. 2012, 14:48

Je pense aussi que sur le chapitre de la mise et du style vestimentaire, premier monsieur ou première dame, on se doit d'être impeccablement propre et lisse sur soi, c'est une question de respect, et on ne transige pas avec cela. Ce ne sont pas des artistes, on les verrait mal la jouer ne serait-ce qu'un brin provoc.

J'ai vu récemment une photo de Nicolas Sarkozy mal rasé + suant dans un tee-shirt de jogging, et bien même s'il n'est plus président, il est tellement lié à l'image internationale de la France et il a tellement envie de l'être que j'ai trouvé la photo largement déplacée. La sueur en courant, passe, le rasage oublié et le tee-shirt sans manches, pas glop. :zut:
Imaginez si un jour vous voyez Mandela, Blair, Clinton ou Merkel suants, sales et mal rasés juste parce qu'ils ne sont plus présidents :( . Ou Kofi Annan. Ou Condolezza Rice. Ou Michèle Lagarde. Ou Roselyne Bachelot. Ou Laurent Fabius. Ou Marguerite du Danemark, ou Sophie d'Espagne! Non... ça le fait pas. On serait dégoûté. :mal:
A partir du moment où on a une image publique, politique et internationale qui plus est, autant on fait gaffe à ses mots, autant on fait gaffe à sa mise. Parce que c'est le respect que l'on porte à ce que l'on représente et le respect qu'on attend qu'autrui porte à ce que l'on représente qui est en jeu. Et il n'y a rien de pire en terme de pouvoir mondial que d'être méprisé.

Et ça se joue déjà à notre niveau de tous les jours.
Voyez-vous, je suis juste une profounnette de campagne, rien de bien transcendant. :oops:
Pourtant... à l'IUFM on m'a fait signer un engagement pour toute ma carrière à représenter les valeurs de la France; engagement sur lequel on peut s'appuyer pour me licencier si je me comporte pas correctement vis-à-vis de ce que j'ai signé.
A L'IUFM, on nous a bassiné un an comme quoi on devait faire attention à notre tenue (j'ai abandonné les sweats à capuche et les pantalons kakis cette année-là) parce qu'elle était en elle-même un message assez clair de nos idées et de nos principes. Les jeunes portant des piercings ont été priés de les enlever le jour du concours, le jour du mémoire, le jour du dossier pro, etc... et d'être modérés s'ils les remettaient en allant bosser. Une collègue a eu son stage non validé pour être allée faire classe le nombril à l'air :incertain: .
Le respect dû aux enfants et les valeurs d'exemplarité, autant dans la tenue, les mots, le langage, la vie en général, tout y est passé. Une amie m'avait avertie que le plus dur c'était de rentrer dans le moule; c'est vrai: j'ai l'impression qu'on nous rééduquait en fonction de ce qu'on attendait qu'on transmette infra-verbalement aux citoyens que nous aurions à former au-delà de l'élève. Le respect le plus élevé de l'élève a été exigé jsuque dans tous nos devoirs écrits, même officieux, où nous devions bien faire attention à comment nommer les personnes et comment décrire les idées.
Même les garçons ont eu droit à des avertissements à ne jamais consulter de sites pornos sur leur lieu de travail en dehors des horaires de classe!! (au moins les filles on n'a pas eu droit à ça, allez savoir pourquoi :p )

Nos profs étaient eux aussi sommés d'être exemplaires dans leur tenue, toujours très nets sur eux, dans leur attitude, leur langage, tout. Et finalement, tout le monde a fini par s'y mettre.
Au début, on se dit que vraiment pour des formateurs de gauche, ils sont bien réacs :furieux: ... après on comprend le pourquoi de tout ça; les parents procéduriers, les parents inquiets :-@ , qui ont perdu toute foi en l'Education Nationale, parce qu'elle cristallise l'espoir de voir son enfant réussir sa vie et échapper à la précarité, et que c'est pas gagné du tout du tout de nos jours :cry: , sont l'immense majorité. La pression qui est aujourd'hui mise sur un prof est inouïe, et elle ne cesse d'augmenter au fil du temps, au fil de l'enlisement de la société dans une crise puis une autre. Un enfant qui échoue, un enfant qui pleure à l'école, un enfant qui n'aime pas l'école, un enfant qui fugue de l'école, tout est de la faute du prof, tout lui est imputable.
A tel point que 100% des profs aujourd'hui contractent une assurance professionnelle, comme les chirurgiens et autres métiers à gros risques procéduriers!! :-@
Mais l'aspect procédurier des parents peut aller plus loin que la simple manifestation d'une perte de confiance dans l'enseignement:
Un vieux collègue affecté à la compagnie d'assurance professionnelle qui défend les profs a récemment défendu un prof qui avait refusé de faire asseoir un élève à coté de son meilleur ami; les parents ont déposé plainte!!
Ce vieux collègue nous expliquait qu'en fait, les parents procéduriers savent très bien qu'en portant plainte à tout va, une fois sur trois ils tomberont dans une faille minuscule du système, où le TGI ou le TA n'aura d'autre choix que de leur accorder un dédommagement, et qu'à coup de 3000 euros par çi parce sa fille jouait à l'élastique dans la cour et s'est cassée le bras, (risque non correctement évalué par la directrice) et 1500 euros par là parce que son fils a grimpé à un arbre et s'est cassé le poignet (les arbres représentant des tentations et des risques pour les garçons), des parents chômeurs pouvaient finalement gagner assez pour passer d'une année à l'autre!!! :furieux:
D'où l'exigence qu'on nous enseignait à l'IUFM: ne jamais prêter le flanc. :toast:
Aujourd'hui, quand je reçois un parent, je vois nettement la différence de traitement de sa part, selon qu'il me juge correctement habillée ou pas. Je ne m'en formalise pas plus que ça, je vis avec mon salaire, je ne m'habillerais jamais comme la mère d'élève propriétaire de 8 agences immobilières, je ne me maquille pas par principe, j'achète avant tout et du confortable et du solide. Mais on s'aperçoit vite, quand on entre dans un métier de représentation, combien l'image compte pour ceux que l'on rencontre, combien ils vont vous adopter ou pas au premier coup d'oeil; on pourrait presque dire que c'est dans les trois premières minutes qu'on est convaincant ou pas; comment on parle, que dit-on, et notre tenue; c'est le trio déterminant, celui qui nous fait gagner ou perdre la confiance d'un parent d'élève. Quand je me balade en salopette hyperdélavée :clown: les jours de peinture et de bricolage dans les rayons de Brico*****, si je croise quelqu'un que je connais, tant pis, mais ... ça craint un peu quand même selon que la personne a de l'humour ou vous méprise royalement en temps normal...


Si pour une quidam comme moi, on me demande déjà toute une image, je n'ose imaginer ce qu'on attend d'un président et de sa femme. La pression doit quand même bien se faire sentir.
Valérie Trierweiler en tant que journaliste rompue à ce milieu ne saurait l'ignorer. Je pense que même malgré son extraction toute autre que celle de Carla Sarkozy, elle connait bien les ficelles du milieu politique, est capable de l'analyser excellemment (d'ailleurs elle a su s'en servir avec une efficacité redoutable récemment, même pour de mauvaises raisons); donc elle est capable d'en saisir toutes les pressions et tous les enjeux, surtout les implicites si primordiaux.
Après cela, dire qu'on ne rate pas Valérie T. parce que c'est une femme alors que F. Hollande, on ne lui en demande pas tant... je ne sais pas. Possible pour certains, mais personnellement ça me passe au-dessus.
Le couple présidentiel c'est un peu tout ou rien; autant Nicolas Sarkozy a su faire oublier ses travers en sublimant une femme qu'il fallait sublimer pour la sauver du buzz, et c'était un coup de génie drôlement osé :clap: que de pousser une femme déjà sublime -et donc suspecte-, -dont les photos de nu étaient connues- dans une position encore plus "on" au lieu de la reléguer, comme aurait pu le faire n'importe quel autre homme trop formalisant; autant depuis le tweet de Valérie Trierweiler, c'est François Hollande qui apparaît comme l'acteur principal mauvais et pathétique :clown: dans le film affligeant. :mal:



Pour en revenir au First Lady Homme ou Femme, c'est plus leur rôle , la représentation de la France, que leur sexe qui m'interroge. Il est certain toutefois que le premier monsieur de France qui arrivera aura intérêt à avoir beaucoup de recul et d'humour et à ne pas avoir la réputation trop entamée. Je ne vois pas les médias être tendres avec lui. :cowboy:
Est-ce qu'on demanderait à l'avocat, mari de M. Aubry de suspendre sa carrière, ou au compagnon de S.Royal de faire de même? Possible, mais ça dépendrait fortement de la carrière en question.
Un journaliste ne pourrait qu'interrompre une partie de son activité, selon qu'il serait à l'antenne ou dans un service politique.

Au delà de ce que l'on demande à un homme ou une femme en tant que conjoint de président, il en va aussi de l'intérêt de la France; comment donner une image la plus intègre possible, comment de donner aucune perche à la remise en question? Accepter d'interrompre son activité, c'est aussi une manière de laisser de la place à plus nécessiteux que soi, du moins dans l'esprit collectif, même si ce n'est qu'une réduction erronée de la situation réelle de la personne concernée: tiens, encore une fois, l'image! Et c'est aussi, image encore, une façon de montrer au monde la puissance d'un président(e) qui n'a pas besoin de deux salaires et de mettre son conjoint au travail pour subvenir aux besoins d'une famille, fut-elle recomposée et nombreuse.
A contrario, on pourrait aussi y voir une image féministe et progressiste qui valorise le fait que la fonction n'exonère pas de se mettre au même rang que tout un chacun, et de trouver de la dignité à gagner sa vie, quoi qu'en pense le monde entier.
Pour Valérie Trierweiler en particulier, j'ai du mal à imaginer qu'une personne faisant un métier d'engagement et passionnant comme elle a l'air de décrire le sien, puisse s'en passer, ne serait-ce que pour se faire plaisir, tellement on peut parfois être accro à son travail, comme s'il était une respiration de l'esprit.



Hier, en ce qui concerne M. Hollande, mis à part le couac sur la place accordée à sa femme, et le re-couac au moment de l'interview sur les allusions à cette affaire à travers le comportement dû à la France par les joueurs d'équipes nationales (suivez mon regard... :siffle: le couple présidentiel n'est-il pas la première équipe de France?), j'ai trouvé F.Hollande correct, digne et humain, particulièrement quand il est allé serré la main du para blessé, ... mais sans ampleur.



On ne saurait toutefois reprocher à quelqu'un un aspect physique. (Moi aussi physiquement je suis hors-norme, et quand on me dévisage de la tête aux pieds, alors qu'il est bien évident que ne me scierais ni mes tibias ni mes fémurs, et que s'ils sont longs c'est fait pour faire râler les jaloux, je concède toutefois que ce n'est pas toujours très agréable de se faire remarquer ses "tares", comme m'a dit un jour une prof!!)
La calvitie peut s'oublier sous la dignité de celui qui la porte (voir Jean Paul II, Juppé, Fabius), le tour de taille aussi (jusqu'à un certain point toutefois, la dignité se joue aussi dans la retenue et la discipline que l'on sait s'imposer).
Ce sont des aspects que tout un chacun ne relèvera pas vraiment je pense. Mais bon, ce n'est jamais qu'une vue particulière...

Le vrai challenge d'Hollande, c'est d'arriver à construire une image crédible de solidité politique dans le registre "grand sage de la normalitude" sans tomber dans "celui qui fait l'ange fait la bête", voire le bébête, de construire une image en totale rupture avec celle de son prédécesseur, car il s'est engagé à le faire; il a promis quelque chose de son propre chef et risque de s'y embourber dedans, de s'y sentir drôlement prisonnier et du coup de rater la com sur son image et de faire fuir l'électorat.
Actuellement, il est déjà dans le déni de la rigueur, alors que les mesures qu'il va prendre seront de toute façon celles de la rigueur... Aïe... Il refait le coup de "faire sans avertir', comme à Valérie Trierweiler, mais à la France entière! :non:

Il ne pourra occulter longtemps qu'il passe après un Sarkozy révolutionnaire de la com, qui est parti d'une image bling-bling complètement retournée en image de "mec qui en a quand il le faut, style ou pas style"; Sarkozy était un trublion inclassable de la communication en termes d'images; l'image présidentielle, c'est bien simple, il y a eu un "avant Sarkozy", classique et désormais tellement inadapté que c'en est obsolète, et un "après Sarkozy" où le président doit avoir une agilité d'acrobate à retourner toutes les situations, quelles qu'elles soient. Du coup, foirages sarkoziens ou pas, ce qui restera dans la mémoire collective sera l'énergie d'un homme, sa force de conviction (même mal utilisée), son désir d'en découdre :boxe: , sa soif de conquête :escrime: , ses capacités de manipultateur, son style novateur et dérangeant, jamais abattu par aucun scandale; bref un homme capable de tout, conquis et rompu à l'esprit de combat, :woodhorse: une sorte de valeur refuge à lui tout seul. Vu de loin et mis à la tête de la défense, un homme comme lui ne pouvait que rassurer, même si de près il s'avérait ingérable et insupportable; tout lui était pardonné, parce que "lui", c'était "quelqu'un".

Autant dire que qui que ce soit qui passe après Sarkozy, il y a un vrai travail de place à trouver parce que c'est un homme qui a laissé un héritage lourd à porter en termes d'image; soit on se positionne en contre (et c'est le choix de Hollande) soit on se positionne en pour. Mais de toute façon on se réduit et on s'enferme dans une figure imposée hypercontraignante qui va être difficile à éxécuter et à faire valoir aux yeux de toute une nation. :bocal:

Re: Femmes de...

par Isabelle47 » lun. 16 juil. 2012, 12:05

C'est ça: on ne demanderait à aucun homme de renoncer à sa carrière.
C'est donc qu'il y a encore une notable différence entre les uns et les autres dans les mentalités.
Et je pense que pour un homme on trouverait un moyen ou un arrangement afin qu'il soit first lady :-D tout en continuant dans sa profession.
Le tweet de Valérie démontre sa sottise mais aussi la mesquinerie due à une forme d'impuissance (ce qui n'excuse rien!)

Re: Femmes de...

par Teano » lun. 16 juil. 2012, 11:52

Dans le cas contraire, je pense quand même qu'on se poserait d'autres questions dont celle de son apparence physique : imagine-t-on une "first lady" mal rasée ? (oui, oui, je suis pour qu'on donner au mari de Mme la Présidente, le titre de "first lady"...) ou se trimballer en marcel et en bermuda au défilé du 14 juillet ? :rire: :non: :yuk:
En revanche, chère Isabelle, je devine que vous voulez mettre en avant que ce sont souvent les femmes qui paient le tribut de la situation politique : je ne pense pas qu'on dirait à un homme de ne plus gagner sa vie alors qu'on a vu ces derniers temps, des journalistes interrompre leur carrière en raison du rôle politique de leur mari ou compagnon.

Re: Femmes de...

par Isabelle47 » lun. 16 juil. 2012, 11:00

Pourrait-on imaginer les mêmes questions à propos du conjoint d'une femme qui serait élue président de la république?
Est-ce qu'on attendrait de lui ce rôle de "suiveur sans statut particulier"?
Est-ce qu'on se poserait les questions quant à la possibilité qu'il conserve ou non son activité professionnelle, compatible ou non avec son rôle de "premier monsieur"?
Est-ce qu'on ferait des remarques sur son élégance vestimentaire, sa coiffure, son sourire?
(nb: Valérie n'était certes pas très élégante avec son imperméable, ses pantalons et son brushing dallas mais François, est-il vraiment lui-même très "classe" avec sa calvitie, sa bedaine et ses lunettes démodées, sa diction appliquée, l'expression figée de son regard? :clown: )

Re: Femmes de...

par Teano » lun. 16 juil. 2012, 10:10

zelie a écrit :On dirait que c'est un homme sans à-propos quand on lui pose une question qui le déstabilise. Mine de rien, demi-boulette après demi-boulette (les siennes de demi-boulettes, de réaction sans longanimité envers sa femme, de réaction sans recul, sans analyse, de mouvement de surprise lorsqu'on lui en parle, où aucune spontanéïté n'apparaît, comme s'il lui fallait répéter les réactions qui devraient lui être propres, d'enguelade feutrée par interview interposée encore un mois après les faits, comme si aucune remise de peine n'était possible) il donne une image affaiblie, inquiétante; saura-t-il se tirer de situations bien pires lorsqu'il y sera confronté, et elles ne tarderont pas, et elles seront nombreuses parfois.
En effet, Zélie, s'il se maintient dans ce registre pour répondre aux questions et aux situations gênantes, il va très vite montrer ses limites, au-delà des questions privées.

Re: Femmes de...

par zelie » dim. 15 juil. 2012, 20:53

Teano a écrit : François tient ostensiblement sa compagne à l'écart, au lieu de lui montrer son soutien, en la reléguant parmi les "invités" et lui rappelle, par journalistes interposés (encore !) et publiquement, qu'à l'avenir elle sera bien inspirée de "fermer sa bouche" et que lorsque le protocole l'exige, elle aura sa place à ses côtés. ... , sa phrase est franchement assassine. On nage en plein feuilleton et malheureusement, ni l'un ni l'autre n'en sort grandi.
Oh là oui! Encore et encore, cet homme se trompe dans le traitement de la relation à sa femme, et ne lui offre pas un relation de qualité, sécurisante, de la même façon qu'elle non plus ne lui offre ni qualité de relation ni solidité, ni sécurité.
On dirait que c'est un homme sans à-propos quand on lui pose une question qui le déstabilise. Mine de rien, demi-boulette après demi-boulette (les siennes de demi-boulettes, de réaction sans longanimité envers sa femme, de réaction sans recul, sans analyse, de mouvement de surprise lorsqu'on lui en parle, où aucune spontanéïté n'apparaît, comme s'il lui fallait répéter les réactions qui devraient lui être propres, d'enguelade feutrée par interview interposée encore un mois après les faits, comme si aucune remise de peine n'était possible) il donne une image affaiblie, inquiétante; saura-t-il se tirer de situations bien pires lorsqu'il y sera confronté, et elles ne tarderont pas, et elles seront nombreuses parfois.

Nicolas Sarkozy a été diabolisé sur son énergie; il "électrisait et tétanisait tout le monde" lisait-on récemment. Mais au moins il avait aussi une réputation de "capitaine gros temps", et au final, ce fut quelque chose dont il a su se servir.
Que va-t-il en être d'un président déjà embourbé par un seul tweet, dont tous ses proches politique se sont régalés de flinguer sa femme pour s'en venger à bas bruit, à coups d'allusion à sa rigidité et à sa jalousie maladive dès qu'il s'agit de la mère des enfants du président?
N'a-t-on pas lu que le tweet est venu après une visite tenue secrète de F. Hollande à Ségolène Royal, dans le dos de Valérie Trierweiler, et dont celle-ci a maladivement pris la mouche quand elle l'a su?
La connaissant, agir dans son dos était-elle une bonne initiative?
Et voilà, on en revient à ce que vous disiez Teano, c'est un couple qui se cherche, pas un couple solide; un couple qui a un coté pathétique et fragile. Et vraiment, remettre ça hier, c'était totalement déplacé, hors sujet, et rageant pour tous les français qui ont des morts à honorer ou des emplois à sauver! Alors que justement, ce qui ressortait de l'interview, c'est que pour les emplois, rien n'était fixé comme riposte pour les défendre!!

Re: Femmes de...

par zelie » dim. 15 juil. 2012, 20:26

Isabelle47 a écrit :Dommage, en effet, pour l'image de la France car l'élégance n'est pas aussi futile que certains pourraient le penser :roule:
C'est tout à fait vrai. On a beau dire, mais l'élégance n'est pas futile à ce niveau-là d'un état, elle participe d'une image forte.
De la même façon que tout le monde sait combien ces défilés en présence d'un maximum de chefs d'états n'est ni plus ni moins qu'une opération de communication encore plus fondamentale sur son message officieux mais inavouable (la dissuasion), la tenue des personnes hôtes est un message du respect que l'on accorde ou pas aux armées ou aux chefs d'état reçus, et c'est vieux comme le monde; les rois faisaient déjà part de leur estime à l'encontre de leurs invités par ce qu'ils déployaient ou pas pour les accueillir.

De la même façon que pour nous quand nous allons chez un nouveau médecin, inconnu, dont on doit se faire une idée pour savoir si on l'adopte et on lui fait confiance ou pas; sa tenue nous influencera forcément, sa propreté, sa sobriété, tout ce qui fait son image jouera sur notre jugement. Et un médecin excentrique ou mal rasé nous fera fuir. Un médecin modeste mais très net, très propre, par contre sera convainquant.

Je trouve cependant que l'élégance des représentants du gouvernements n'a rien à voir avec l'âge ou un tour de taille de guêpe; Bernadette Chirac n'était pas Carla et pourtant n'a jamais démérité, ni Elisabeth Guigou, ni Simone Veil, ni Cécilia Sarkozy, (qu'on soit fan ou pas de ces femmes, on ne peut le nier).
D'autre part, regardez bien les femmes ministres de la tribune présidentielle: toutes étaient impeccables, malgré leur tailleur pantalon pour certaines, même en noir alors que c'est l'été. Toutes ces femmes travaillent beaucoup, et pourtant toutes n'avaient pas manqué le rendez-vous de l'image, même la jeune Cécile Duflot, qui apparemment apprend très vite.
Ca donnait une tribune d'autant plus agréable à regarder, propre et cohérente, en complète rupture avec la tribune d'à coté. C'était à tel point que la tribune d'invités conjoints faisait populaire comme une troisième classe de bateau à coté, trop peuplée, inconfortable; une classe trop économique pour ne pas en avoir honte comme un accroc sur un vêtement qu'on attendait neuf et impeccable.

Aujourd'hui Francçois Hollande était en Avignon; l'ambiance était plus détendue, sa femme le paraissait aussi, mais c'est vrai, il y a de la crispation en elle, même son détour humoristique, qui semblait tout sauf spontané...

Re: Femmes de...

par Teano » dim. 15 juil. 2012, 20:03

Chère Zélie,

Je partage votre analyse. Carla avait des "heures de vol au compteur". On le lui a reproché, parfois hypocritement mais c'est aussi ce qui lui a permis de se couler dans sa situation de "première dame". Elle était légitime puisqu'épouse. Elle était hautement expérimentée : le paraître, l'apparence, la mise en scène, c'était son métier et son origine sociale et l'éducation qui va avec ont du aussi beaucoup l'aider. Le protocole républicain ne lui a probablement jamais fait peur. Elle a tenu son rang et n'a pas démérité.

En revanche, quelque chose me gêne dans le nouveau "couple présidentiel". Cela va au-delà du fait d'être civilement mariés (encore que ce refus manifeste du mariage républicain me laisse perplexe) : voilà un couple qui se plante mutuellement des couteaux dans le dos. Valérie, par jalousie, poignarde la mère des enfants de son compagnon sans se soucier de ce qu'il peut penser ni des conséquences privées ou publiques de ses propos (comme si elle pouvait les ignorer !). Le fils aîné tance, par journalistes interposés, publiquement son père, rappelé à un minimum de respect vis-à-vis de ses enfants (la honte !). François tient ostensiblement sa compagne à l'écart, au lieu de lui montrer son soutien, en la reléguant parmi les "invités" et lui rappelle, par journalistes interposés (encore !) et publiquement, qu'à l'avenir elle sera bien inspirée de "fermer sa bouche" et que lorsque le protocole l'exige, elle aura sa place à ses côtés. Je ne serais pas étonnée que le protocole en réalité ne prévoit strictement rien la concernant car il n'y a aucun statut de "première dame" et François Hollande le sait, sa phrase est franchement assassine. On nage en plein feuilleton et malheureusement, ni l'un ni l'autre n'en sort grandi.

Re: Femmes de...

par Isabelle47 » dim. 15 juil. 2012, 19:47

Kerniou a écrit :D'accord avec vous, Zélie.
Pour ma part, j'ai regretté le manque d'élégance de ces dames dans les tribunes officielles. Je comprends qu'en période de crise, on évite l'ostentation mais la haute couture représente, aussi, de nombreux emplois ... féminins qui plus est. La haute-couture reste une vitrine essentielle de la France. Le fait de prêter des toilettes pour les réceptions officielles offre aux couturiers la possibilité de montrer leurs créations. Mesdames les ministres et épouses des membres du gouvernement, vous êtes des emblèmes de la France au regard du monde.
Les mesquineries et jalousies entre ex et nouvelle sont déplacées face à la gravité des problèmes du monde.
En effet: ternes et mal habillées.
Est-ce l'image de marque de la gauche? (voir Cécile Duflot et son jeans, sa coiffure "à l'arrache", digne d'une adolescente...Et les autres...)
Dommage, en effet, pour l'image de la France car l'élégance n'est pas aussi futile que certains pourraient le penser :roule:

Re: Femmes de...

par Isabelle47 » dim. 15 juil. 2012, 19:39

J'ai la même impression que vous Zélie, Valérie semble très mal à l'aise (de nombreuses photos la montrent soucieuse, un rictus sur les lèvres, le regard inquiet ou les lèvres pincées).
Et elle donne l'impression de ne pas avoir trouvé sa place, de suivre comme un toutou.
Quant au président, il semble l'ignorer.
Je me demandais hier, la voyant, comme vous le dites, en bout de rang et peu mise en valeur par son apparence, si cela tenait au fait qu'elle n'est pas officiellement la femme de Hollande.
Ceci dit, toutes les femmes n'ont pas l'allure de Carla :oui: C'est peut-être difficile de venir après elle et tenir le même rôle, question élégance et maintien ;)

Re: Femmes de...

par Kerniou » dim. 15 juil. 2012, 19:26

D'accord avec vous, Zélie.
Pour ma part, j'ai regretté le manque d'élégance de ces dames dans les tribunes officielles. Je comprends qu'en période de crise, on évite l'ostentation mais la haute couture représente, aussi, de nombreux emplois ... féminins qui plus est. La haute-couture reste une vitrine essentielle de la France. Le fait de prêter des toilettes pour les réceptions officielles offre aux couturiers la possibilité de montrer leurs créations. Mesdames les ministres et épouses des membres du gouvernement, vous êtes des emblèmes de la France au regard du monde.
Les mesquineries et jalousies entre ex et nouvelle sont déplacées face à la gravité des problèmes du monde.

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