Je pense aussi que sur le chapitre de la mise et du style vestimentaire, premier monsieur ou première dame, on se doit d'être impeccablement propre et lisse sur soi, c'est une question de respect, et on ne transige pas avec cela. Ce ne sont pas des artistes, on les verrait mal la jouer ne serait-ce qu'un brin provoc.
J'ai vu récemment une photo de Nicolas Sarkozy mal rasé + suant dans un tee-shirt de jogging, et bien même s'il n'est plus président, il est tellement lié à l'image internationale de la France et il a tellement envie de l'être que j'ai trouvé la photo largement déplacée. La sueur en courant, passe, le rasage oublié et le tee-shirt sans manches, pas glop.
Imaginez si un jour vous voyez Mandela, Blair, Clinton ou Merkel suants, sales et mal rasés juste parce qu'ils ne sont plus présidents

. Ou Kofi Annan. Ou Condolezza Rice. Ou Michèle Lagarde. Ou Roselyne Bachelot. Ou Laurent Fabius. Ou Marguerite du Danemark, ou Sophie d'Espagne! Non... ça le fait pas. On serait dégoûté.
A partir du moment où on a une image publique, politique et internationale qui plus est, autant on fait gaffe à ses mots, autant on fait gaffe à sa mise. Parce que c'est le respect que l'on porte à ce que l'on représente et le respect qu'on attend qu'autrui porte à ce que l'on représente qui est en jeu. Et il n'y a rien de pire en terme de pouvoir mondial que d'être méprisé.
Et ça se joue déjà à notre niveau de tous les jours.
Voyez-vous, je suis juste une profounnette de campagne, rien de bien transcendant.
Pourtant... à l'IUFM on m'a fait signer un engagement pour toute ma carrière à représenter les valeurs de la France; engagement sur lequel on peut s'appuyer pour me licencier si je me comporte pas correctement vis-à-vis de ce que j'ai signé.
A L'IUFM, on nous a bassiné un an comme quoi on devait faire attention à notre tenue (j'ai abandonné les sweats à capuche et les pantalons kakis cette année-là) parce qu'elle était en elle-même un message assez clair de nos idées et de nos principes. Les jeunes portant des piercings ont été priés de les enlever le jour du concours, le jour du mémoire, le jour du dossier pro, etc... et d'être modérés s'ils les remettaient en allant bosser. Une collègue a eu son stage non validé pour être allée faire classe le nombril à l'air

.
Le respect dû aux enfants et les valeurs d'exemplarité, autant dans la tenue, les mots, le langage, la vie en général, tout y est passé. Une amie m'avait avertie que le plus dur c'était de rentrer dans le moule; c'est vrai: j'ai l'impression qu'on nous rééduquait en fonction de ce qu'on attendait qu'on transmette infra-verbalement aux citoyens que nous aurions à former au-delà de l'élève. Le respect le plus élevé de l'élève a été exigé jsuque dans tous nos devoirs écrits, même officieux, où nous devions bien faire attention à comment nommer les personnes et comment décrire les idées.
Même les garçons ont eu droit à des avertissements à ne jamais consulter de sites pornos sur leur lieu de travail en dehors des horaires de classe!! (au moins les filles on n'a pas eu droit à ça, allez savoir pourquoi

)
Nos profs étaient eux aussi sommés d'être exemplaires dans leur tenue, toujours très nets sur eux, dans leur attitude, leur langage, tout. Et finalement, tout le monde a fini par s'y mettre.
Au début, on se dit que vraiment pour des formateurs de gauche, ils sont bien réacs

... après on comprend le pourquoi de tout ça; les parents procéduriers, les parents inquiets

, qui ont perdu toute foi en l'Education Nationale, parce qu'elle cristallise l'espoir de voir son enfant réussir sa vie et échapper à la précarité, et que c'est pas gagné du tout du tout de nos jours

, sont l'immense majorité. La pression qui est aujourd'hui mise sur un prof est inouïe, et elle ne cesse d'augmenter au fil du temps, au fil de l'enlisement de la société dans une crise puis une autre. Un enfant qui échoue, un enfant qui pleure à l'école, un enfant qui n'aime pas l'école, un enfant qui fugue de l'école, tout est de la faute du prof, tout lui est imputable.
A tel point que 100% des profs aujourd'hui contractent une assurance professionnelle, comme les chirurgiens et autres métiers à gros risques procéduriers!!
Mais l'aspect procédurier des parents peut aller plus loin que la simple manifestation d'une perte de confiance dans l'enseignement:
Un vieux collègue affecté à la compagnie d'assurance professionnelle qui défend les profs a récemment défendu un prof qui avait refusé de faire asseoir un élève à coté de son meilleur ami; les parents ont déposé plainte!!
Ce vieux collègue nous expliquait qu'en fait, les parents procéduriers savent très bien qu'en portant plainte à tout va, une fois sur trois ils tomberont dans une faille minuscule du système, où le TGI ou le TA n'aura d'autre choix que de leur accorder un dédommagement, et qu'à coup de 3000 euros par çi parce sa fille jouait à l'élastique dans la cour et s'est cassée le bras, (risque non correctement évalué par la directrice) et 1500 euros par là parce que son fils a grimpé à un arbre et s'est cassé le poignet (les arbres représentant des tentations et des risques pour les garçons), des parents chômeurs pouvaient finalement gagner assez pour passer d'une année à l'autre!!!
D'où l'exigence qu'on nous enseignait à l'IUFM: ne jamais prêter le flanc.
Aujourd'hui, quand je reçois un parent, je vois nettement la différence de traitement de sa part, selon qu'il me juge correctement habillée ou pas. Je ne m'en formalise pas plus que ça, je vis avec mon salaire, je ne m'habillerais jamais comme la mère d'élève propriétaire de 8 agences immobilières, je ne me maquille pas par principe, j'achète avant tout et du confortable et du solide. Mais on s'aperçoit vite, quand on entre dans un métier de représentation, combien l'image compte pour ceux que l'on rencontre, combien ils vont vous adopter ou pas au premier coup d'oeil; on pourrait presque dire que c'est dans les trois premières minutes qu'on est convaincant ou pas; comment on parle, que dit-on, et notre tenue; c'est le trio déterminant, celui qui nous fait gagner ou perdre la confiance d'un parent d'élève. Quand je me balade en salopette hyperdélavée

les jours de peinture et de bricolage dans les rayons de Brico*****, si je croise quelqu'un que je connais, tant pis, mais ... ça craint un peu quand même selon que la personne a de l'humour ou vous méprise royalement en temps normal...
Si pour une quidam comme moi, on me demande déjà toute une image, je n'ose imaginer ce qu'on attend d'un président et de sa femme. La pression doit quand même bien se faire sentir.
Valérie Trierweiler en tant que journaliste rompue à ce milieu ne saurait l'ignorer. Je pense que même malgré son extraction toute autre que celle de Carla Sarkozy, elle connait bien les ficelles du milieu politique, est capable de l'analyser excellemment (d'ailleurs elle a su s'en servir avec une efficacité redoutable récemment, même pour de mauvaises raisons); donc elle est capable d'en saisir toutes les pressions et tous les enjeux, surtout les implicites si primordiaux.
Après cela, dire qu'on ne rate pas Valérie T. parce que c'est une femme alors que F. Hollande, on ne lui en demande pas tant... je ne sais pas. Possible pour certains, mais personnellement ça me passe au-dessus.
Le couple présidentiel c'est un peu tout ou rien; autant Nicolas Sarkozy a su faire oublier ses travers en sublimant une femme qu'il fallait sublimer pour la sauver du buzz, et c'était un coup de génie drôlement osé

que de pousser une femme déjà sublime -et donc suspecte-, -dont les photos de nu étaient connues- dans une position encore plus "on" au lieu de la reléguer, comme aurait pu le faire n'importe quel autre homme trop formalisant; autant depuis le tweet de Valérie Trierweiler, c'est François Hollande qui apparaît comme l'acteur principal mauvais et pathétique

dans le film affligeant.
Pour en revenir au First Lady Homme ou Femme, c'est plus leur rôle , la représentation de la France, que leur sexe qui m'interroge. Il est certain toutefois que le premier monsieur de France qui arrivera aura intérêt à avoir beaucoup de recul et d'humour et à ne pas avoir la réputation trop entamée. Je ne vois pas les médias être tendres avec lui.
Est-ce qu'on demanderait à l'avocat, mari de M. Aubry de suspendre sa carrière, ou au compagnon de S.Royal de faire de même? Possible, mais ça dépendrait fortement de la carrière en question.
Un journaliste ne pourrait qu'interrompre une partie de son activité, selon qu'il serait à l'antenne ou dans un service politique.
Au delà de ce que l'on demande à un homme ou une femme en tant que conjoint de président, il en va aussi de l'intérêt de la France; comment donner une image la plus intègre possible, comment de donner aucune perche à la remise en question? Accepter d'interrompre son activité, c'est aussi une manière de laisser de la place à plus nécessiteux que soi, du moins dans l'esprit collectif, même si ce n'est qu'une réduction erronée de la situation réelle de la personne concernée: tiens, encore une fois, l'image! Et c'est aussi, image encore, une façon de montrer au monde la puissance d'un président(e) qui n'a pas besoin de deux salaires et de mettre son conjoint au travail pour subvenir aux besoins d'une famille, fut-elle recomposée et nombreuse.
A contrario, on pourrait aussi y voir une image féministe et progressiste qui valorise le fait que la fonction n'exonère pas de se mettre au même rang que tout un chacun, et de trouver de la dignité à gagner sa vie, quoi qu'en pense le monde entier.
Pour Valérie Trierweiler en particulier, j'ai du mal à imaginer qu'une personne faisant un métier d'engagement et passionnant comme elle a l'air de décrire le sien, puisse s'en passer, ne serait-ce que pour se faire plaisir, tellement on peut parfois être accro à son travail, comme s'il était une respiration de l'esprit.
Hier, en ce qui concerne M. Hollande, mis à part le couac sur la place accordée à sa femme, et le re-couac au moment de l'interview sur les allusions à cette affaire à travers le comportement dû à la France par les joueurs d'équipes nationales (suivez mon regard...

le couple présidentiel n'est-il pas la première équipe de France?), j'ai trouvé F.Hollande correct, digne et humain, particulièrement quand il est allé serré la main du para blessé, ... mais sans ampleur.
On ne saurait toutefois reprocher à quelqu'un un aspect physique. (Moi aussi physiquement je suis hors-norme, et quand on me dévisage de la tête aux pieds, alors qu'il est bien évident que ne me scierais ni mes tibias ni mes fémurs, et que s'ils sont longs c'est fait pour faire râler les jaloux, je concède toutefois que ce n'est pas toujours très agréable de se faire remarquer ses "tares", comme m'a dit un jour une prof!!)
La calvitie peut s'oublier sous la dignité de celui qui la porte (voir Jean Paul II, Juppé, Fabius), le tour de taille aussi (jusqu'à un certain point toutefois, la dignité se joue aussi dans la retenue et la discipline que l'on sait s'imposer).
Ce sont des aspects que tout un chacun ne relèvera pas vraiment je pense. Mais bon, ce n'est jamais qu'une vue particulière...
Le vrai challenge d'Hollande, c'est d'arriver à construire une image crédible de solidité politique dans le registre "grand sage de la normalitude" sans tomber dans "celui qui fait l'ange fait la bête", voire le bébête, de construire une image en totale rupture avec celle de son prédécesseur, car il s'est engagé à le faire; il a promis quelque chose de son propre chef et risque de s'y embourber dedans, de s'y sentir drôlement prisonnier et du coup de rater la com sur son image et de faire fuir l'électorat.
Actuellement, il est déjà dans le déni de la rigueur, alors que les mesures qu'il va prendre seront de toute façon celles de la rigueur... Aïe... Il refait le coup de "faire sans avertir', comme à Valérie Trierweiler, mais à la France entière!
Il ne pourra occulter longtemps qu'il passe après un Sarkozy révolutionnaire de la com, qui est parti d'une image bling-bling complètement retournée en image de "mec qui en a quand il le faut, style ou pas style"; Sarkozy était un trublion inclassable de la communication en termes d'images; l'image présidentielle, c'est bien simple, il y a eu un "avant Sarkozy", classique et désormais tellement inadapté que c'en est obsolète, et un "après Sarkozy" où le président doit avoir une agilité d'acrobate à retourner toutes les situations, quelles qu'elles soient. Du coup, foirages sarkoziens ou pas, ce qui restera dans la mémoire collective sera l'énergie d'un homme, sa force de conviction (même mal utilisée), son désir d'en découdre

, sa soif de conquête

, ses capacités de manipultateur, son style novateur et dérangeant, jamais abattu par aucun scandale; bref un homme capable de tout, conquis et rompu à l'esprit de combat,

une sorte de valeur refuge à lui tout seul. Vu de loin et mis à la tête de la défense, un homme comme lui ne pouvait que rassurer, même si de près il s'avérait ingérable et insupportable; tout lui était pardonné, parce que "lui", c'était "quelqu'un".
Autant dire que qui que ce soit qui passe après Sarkozy, il y a un vrai travail de place à trouver parce que c'est un homme qui a laissé un héritage lourd à porter en termes d'image; soit on se positionne en contre (et c'est le choix de Hollande) soit on se positionne en pour. Mais de toute façon on se réduit et on s'enferme dans une figure imposée hypercontraignante qui va être difficile à éxécuter et à faire valoir aux yeux de toute une nation.

Je pense aussi que sur le chapitre de la mise et du style vestimentaire, premier monsieur ou première dame, on se doit d'être impeccablement propre et lisse sur soi, c'est une question de respect, et on ne transige pas avec cela. Ce ne sont pas des artistes, on les verrait mal la jouer ne serait-ce qu'un brin provoc.
J'ai vu récemment une photo de Nicolas Sarkozy mal rasé + suant dans un tee-shirt de jogging, et bien même s'il n'est plus président, il est tellement lié à l'image internationale de la France et il a tellement envie de l'être que j'ai trouvé la photo largement déplacée. La sueur en courant, passe, le rasage oublié et le tee-shirt sans manches, pas glop. :zut:
Imaginez si un jour vous voyez Mandela, Blair, Clinton ou Merkel suants, sales et mal rasés juste parce qu'ils ne sont plus présidents :( . Ou Kofi Annan. Ou Condolezza Rice. Ou Michèle Lagarde. Ou Roselyne Bachelot. Ou Laurent Fabius. Ou Marguerite du Danemark, ou Sophie d'Espagne! Non... ça le fait pas. On serait dégoûté. :mal:
A partir du moment où on a une image publique, politique et internationale qui plus est, autant on fait gaffe à ses mots, autant on fait gaffe à sa mise. Parce que c'est le respect que l'on porte à ce que l'on représente et le respect qu'on attend qu'autrui porte à ce que l'on représente qui est en jeu. Et il n'y a rien de pire en terme de pouvoir mondial que d'être méprisé.
Et ça se joue déjà à notre niveau de tous les jours.
Voyez-vous, je suis juste une profounnette de campagne, rien de bien transcendant. :oops:
Pourtant... à l'IUFM on m'a fait signer un engagement pour toute ma carrière à représenter les valeurs de la France; engagement sur lequel on peut s'appuyer pour me licencier si je me comporte pas correctement vis-à-vis de ce que j'ai signé.
A L'IUFM, on nous a bassiné un an comme quoi on devait faire attention à notre tenue (j'ai abandonné les sweats à capuche et les pantalons kakis cette année-là) parce qu'elle était en elle-même un message assez clair de nos idées et de nos principes. Les jeunes portant des piercings ont été priés de les enlever le jour du concours, le jour du mémoire, le jour du dossier pro, etc... et d'être modérés s'ils les remettaient en allant bosser. Une collègue a eu son stage non validé pour être allée faire classe le nombril à l'air :incertain: .
Le respect dû aux enfants et les valeurs d'exemplarité, autant dans la tenue, les mots, le langage, la vie en général, tout y est passé. Une amie m'avait avertie que le plus dur c'était de rentrer dans le moule; c'est vrai: j'ai l'impression qu'on nous rééduquait en fonction de ce qu'on attendait qu'on transmette infra-verbalement aux citoyens que nous aurions à former au-delà de l'élève. Le respect le plus élevé de l'élève a été exigé jsuque dans tous nos devoirs écrits, même officieux, où nous devions bien faire attention à comment nommer les personnes et comment décrire les idées.
Même les garçons ont eu droit à des avertissements à ne jamais consulter de sites pornos sur leur lieu de travail en dehors des horaires de classe!! (au moins les filles on n'a pas eu droit à ça, allez savoir pourquoi :p )
Nos profs étaient eux aussi sommés d'être exemplaires dans leur tenue, toujours très nets sur eux, dans leur attitude, leur langage, tout. Et finalement, tout le monde a fini par s'y mettre.
Au début, on se dit que vraiment pour des formateurs de gauche, ils sont bien réacs :furieux: ... après on comprend le pourquoi de tout ça; les parents procéduriers, les parents inquiets :-@ , qui ont perdu toute foi en l'Education Nationale, parce qu'elle cristallise l'espoir de voir son enfant réussir sa vie et échapper à la précarité, et que c'est pas gagné du tout du tout de nos jours :cry: , sont l'immense majorité. La pression qui est aujourd'hui mise sur un prof est inouïe, et elle ne cesse d'augmenter au fil du temps, au fil de l'enlisement de la société dans une crise puis une autre. Un enfant qui échoue, un enfant qui pleure à l'école, un enfant qui n'aime pas l'école, un enfant qui fugue de l'école, tout est de la faute du prof, tout lui est imputable.
A tel point que 100% des profs aujourd'hui contractent une assurance professionnelle, comme les chirurgiens et autres métiers à gros risques procéduriers!! :-@
Mais l'aspect procédurier des parents peut aller plus loin que la simple manifestation d'une perte de confiance dans l'enseignement:
Un vieux collègue affecté à la compagnie d'assurance professionnelle qui défend les profs a récemment défendu un prof qui avait refusé de faire asseoir un élève à coté de son meilleur ami; les parents ont déposé plainte!!
Ce vieux collègue nous expliquait qu'en fait, les parents procéduriers savent très bien qu'en portant plainte à tout va, une fois sur trois ils tomberont dans une faille minuscule du système, où le TGI ou le TA n'aura d'autre choix que de leur accorder un dédommagement, et qu'à coup de 3000 euros par çi parce sa fille jouait à l'élastique dans la cour et s'est cassée le bras, (risque non correctement évalué par la directrice) et 1500 euros par là parce que son fils a grimpé à un arbre et s'est cassé le poignet (les arbres représentant des tentations et des risques pour les garçons), des parents chômeurs pouvaient finalement gagner assez pour passer d'une année à l'autre!!! :furieux:
D'où l'exigence qu'on nous enseignait à l'IUFM: ne jamais prêter le flanc. :toast:
Aujourd'hui, quand je reçois un parent, je vois nettement la différence de traitement de sa part, selon qu'il me juge correctement habillée ou pas. Je ne m'en formalise pas plus que ça, je vis avec mon salaire, je ne m'habillerais jamais comme la mère d'élève propriétaire de 8 agences immobilières, je ne me maquille pas par principe, j'achète avant tout et du confortable et du solide. Mais on s'aperçoit vite, quand on entre dans un métier de représentation, combien l'image compte pour ceux que l'on rencontre, combien ils vont vous adopter ou pas au premier coup d'oeil; on pourrait presque dire que c'est dans les trois premières minutes qu'on est convaincant ou pas; comment on parle, que dit-on, et notre tenue; c'est le trio déterminant, celui qui nous fait gagner ou perdre la confiance d'un parent d'élève. Quand je me balade en salopette hyperdélavée :clown: les jours de peinture et de bricolage dans les rayons de Brico*****, si je croise quelqu'un que je connais, tant pis, mais ... ça craint un peu quand même selon que la personne a de l'humour ou vous méprise royalement en temps normal...
Si pour une quidam comme moi, on me demande déjà toute une image, je n'ose imaginer ce qu'on attend d'un président et de sa femme. La pression doit quand même bien se faire sentir.
Valérie Trierweiler en tant que journaliste rompue à ce milieu ne saurait l'ignorer. Je pense que même malgré son extraction toute autre que celle de Carla Sarkozy, elle connait bien les ficelles du milieu politique, est capable de l'analyser excellemment (d'ailleurs elle a su s'en servir avec une efficacité redoutable récemment, même pour de mauvaises raisons); donc elle est capable d'en saisir toutes les pressions et tous les enjeux, surtout les implicites si primordiaux.
Après cela, dire qu'on ne rate pas Valérie T. parce que c'est une femme alors que F. Hollande, on ne lui en demande pas tant... je ne sais pas. Possible pour certains, mais personnellement ça me passe au-dessus.
Le couple présidentiel c'est un peu tout ou rien; autant Nicolas Sarkozy a su faire oublier ses travers en sublimant une femme qu'il fallait sublimer pour la sauver du buzz, et c'était un coup de génie drôlement osé :clap: que de pousser une femme déjà sublime -et donc suspecte-, -dont les photos de nu étaient connues- dans une position encore plus "on" au lieu de la reléguer, comme aurait pu le faire n'importe quel autre homme trop formalisant; autant depuis le tweet de Valérie Trierweiler, c'est François Hollande qui apparaît comme l'acteur principal mauvais et pathétique :clown: dans le film affligeant. :mal:
Pour en revenir au First Lady Homme ou Femme, c'est plus leur rôle , la représentation de la France, que leur sexe qui m'interroge. Il est certain toutefois que le premier monsieur de France qui arrivera aura intérêt à avoir beaucoup de recul et d'humour et à ne pas avoir la réputation trop entamée. Je ne vois pas les médias être tendres avec lui. :cowboy:
Est-ce qu'on demanderait à l'avocat, mari de M. Aubry de suspendre sa carrière, ou au compagnon de S.Royal de faire de même? Possible, mais ça dépendrait fortement de la carrière en question.
Un journaliste ne pourrait qu'interrompre une partie de son activité, selon qu'il serait à l'antenne ou dans un service politique.
Au delà de ce que l'on demande à un homme ou une femme en tant que conjoint de président, il en va aussi de l'intérêt de la France; comment donner une image la plus intègre possible, comment de donner aucune perche à la remise en question? Accepter d'interrompre son activité, c'est aussi une manière de laisser de la place à plus nécessiteux que soi, du moins dans l'esprit collectif, même si ce n'est qu'une réduction erronée de la situation réelle de la personne concernée: tiens, encore une fois, l'image! Et c'est aussi, image encore, une façon de montrer au monde la puissance d'un président(e) qui n'a pas besoin de deux salaires et de mettre son conjoint au travail pour subvenir aux besoins d'une famille, fut-elle recomposée et nombreuse.
A contrario, on pourrait aussi y voir une image féministe et progressiste qui valorise le fait que la fonction n'exonère pas de se mettre au même rang que tout un chacun, et de trouver de la dignité à gagner sa vie, quoi qu'en pense le monde entier.
Pour Valérie Trierweiler en particulier, j'ai du mal à imaginer qu'une personne faisant un métier d'engagement et passionnant comme elle a l'air de décrire le sien, puisse s'en passer, ne serait-ce que pour se faire plaisir, tellement on peut parfois être accro à son travail, comme s'il était une respiration de l'esprit.
Hier, en ce qui concerne M. Hollande, mis à part le couac sur la place accordée à sa femme, et le re-couac au moment de l'interview sur les allusions à cette affaire à travers le comportement dû à la France par les joueurs d'équipes nationales (suivez mon regard... :siffle: le couple présidentiel n'est-il pas la première équipe de France?), j'ai trouvé F.Hollande correct, digne et humain, particulièrement quand il est allé serré la main du para blessé, ... mais sans ampleur.
On ne saurait toutefois reprocher à quelqu'un un aspect physique. (Moi aussi physiquement je suis hors-norme, et quand on me dévisage de la tête aux pieds, alors qu'il est bien évident que ne me scierais ni mes tibias ni mes fémurs, et que s'ils sont longs c'est fait pour faire râler les jaloux, je concède toutefois que ce n'est pas toujours très agréable de se faire remarquer ses "tares", comme m'a dit un jour une prof!!)
La calvitie peut s'oublier sous la dignité de celui qui la porte (voir Jean Paul II, Juppé, Fabius), le tour de taille aussi (jusqu'à un certain point toutefois, la dignité se joue aussi dans la retenue et la discipline que l'on sait s'imposer).
Ce sont des aspects que tout un chacun ne relèvera pas vraiment je pense. Mais bon, ce n'est jamais qu'une vue particulière...
Le vrai challenge d'Hollande, c'est d'arriver à construire une image crédible de solidité politique dans le registre "grand sage de la normalitude" sans tomber dans "celui qui fait l'ange fait la bête", voire le bébête, de construire une image en totale rupture avec celle de son prédécesseur, car il s'est engagé à le faire; il a promis quelque chose de son propre chef et risque de s'y embourber dedans, de s'y sentir drôlement prisonnier et du coup de rater la com sur son image et de faire fuir l'électorat.
Actuellement, il est déjà dans le déni de la rigueur, alors que les mesures qu'il va prendre seront de toute façon celles de la rigueur... Aïe... Il refait le coup de "faire sans avertir', comme à Valérie Trierweiler, mais à la France entière! :non:
Il ne pourra occulter longtemps qu'il passe après un Sarkozy révolutionnaire de la com, qui est parti d'une image bling-bling complètement retournée en image de "mec qui en a quand il le faut, style ou pas style"; Sarkozy était un trublion inclassable de la communication en termes d'images; l'image présidentielle, c'est bien simple, il y a eu un "avant Sarkozy", classique et désormais tellement inadapté que c'en est obsolète, et un "après Sarkozy" où le président doit avoir une agilité d'acrobate à retourner toutes les situations, quelles qu'elles soient. Du coup, foirages sarkoziens ou pas, ce qui restera dans la mémoire collective sera l'énergie d'un homme, sa force de conviction (même mal utilisée), son désir d'en découdre :boxe: , sa soif de conquête :escrime: , ses capacités de manipultateur, son style novateur et dérangeant, jamais abattu par aucun scandale; bref un homme capable de tout, conquis et rompu à l'esprit de combat, :woodhorse: une sorte de valeur refuge à lui tout seul. Vu de loin et mis à la tête de la défense, un homme comme lui ne pouvait que rassurer, même si de près il s'avérait ingérable et insupportable; tout lui était pardonné, parce que "lui", c'était "quelqu'un".
Autant dire que qui que ce soit qui passe après Sarkozy, il y a un vrai travail de place à trouver parce que c'est un homme qui a laissé un héritage lourd à porter en termes d'image; soit on se positionne en contre (et c'est le choix de Hollande) soit on se positionne en pour. Mais de toute façon on se réduit et on s'enferme dans une figure imposée hypercontraignante qui va être difficile à éxécuter et à faire valoir aux yeux de toute une nation. :bocal: