Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

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Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » mer. 11 avr. 2012, 15:41

Vous êtes gentille. Merci.

:)

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par MariaMagdala » mar. 10 avr. 2012, 12:58

Cinci a écrit :La vie de l'esprit est comme mouvement vers l'avant pour traverser sur l'autre rive. Il n'est pas de réel repos pour personne, sinon un faux repos de mort et de catastrophe, ou bien c'est le repos du maître, lequel ne fait pas l'économie de la traversée de tous les dangers.

Le scribe peut s'illusionner lui-même à penser pouvoir déjà toucher au port, le disciple s'inquièter de ceux derrière, les esprits impurs craindre quant à eux, les possédés être dans l'inquiétude, les habitants du pays éprouver une frousse et souhaiter retrouver le repos [faux repos] en chassant Jésus au loin. C'est l'agitation universelle au travers duquelle l'on peut entendre le vent souffler, pour entendre sa voix mais sans savoir ni d'où il vient et où il va.

Celui qui voudra suivre le maître ne pourra pas savoir d'avance où il pourrait être mené.
J'adore!!!!!
Vraiment interessante, cette interprétation!

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par MariaMagdala » mar. 10 avr. 2012, 12:48

Tout est dit sur le Koan......

Et je trouve qu'il y en a quelques unes des paroles du Seigneur, qui défient toutes logiques apparentes :p

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » mar. 10 avr. 2012, 0:21

mike.adoo,

On va apprendre des choses quand même. Alors il me semblerait déjà pouvoir comprendre un peu mieux le mot de Coralie68.

Merci

:)

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par mike.adoo » lun. 09 avr. 2012, 19:39

Bonjour Cinci

Vous demandez : Pourriez-vous me dire qu'est-ce qu'un Kôan Zen ? c'est la première fois que je rencontre ce terme.

Voyez : http://fr.wikipedia.org/wiki/K%C5%8Dan_%28zen%29

Par la même occasion , vous apprendrez ce qu'est une aporie .

Cordialement

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » lun. 09 avr. 2012, 14:02

Bonjour,

je suis tombée sur un passage qui me paraissait un peu obscur et qui se rapprocherait presque d'un Kôan Zen

Pourriez-vous me dire qu'est-ce qu'un Kôan Zen ? c'est la première fois que je rencontre ce terme.

Merci.

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » lun. 09 avr. 2012, 13:56

Un intéressant parallèle scriptuaire, et même deux !


  • Matthieu 14, 22

    ... Jésus obligea ses Disciples de monter dans la barque, et de passer avant lui à l'autre côté, pendant qu'il donnerait congé aux troupes. 23 Et quand il leur eut donné congé, il monta sur une montagne pour être en particulier, afin de prier ; et le soir étant venu, il était là seul.

    24 Or la barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues ; car le vent était contraire.

    25 Et sur la quatrième veille de la nuit Jésus vint vers eux, marchant sur la mer. 26 Et ses Disciples le voyant marcher sur la mer, ils en furent troublés, et ils dirent : c'est un fantôme ; et de la peur qu'ils eurent ils jetèrent des cris. 27 Mais tout aussitôt Jésus parla à eux, et leur dit : rassurez-vous ; c'est moi, n'ayez point de peur. 28 Et Pierre lui répondant, dit : Seigneur ! si c'est toi, commande que j'aille à toi sur les eaux. 29 Et il lui dit : viens. Et Pierre étant descendu de la barque marcha sur les eaux pour aller à Jésus. 30 Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria, en disant : Seigneur ! sauve-moi. 31 Et aussitôt Jésus étendit sa main, et le prit, en lui disant : homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ?

    32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent s'apaisa. 33 Alors ceux qui étaient dans la barque, vinrent, et l'adorèrent, en disant : certes tu es le Fils de Dieu.

    34 Puis étant passés au-delà [de la mer], ils vinrent en la contrée de Génézareth. 35 Et quand les gens de ce lieu-là l'eurent reconnu, ils envoyèrent [l'annoncer] par toute la contrée d'alentour ; et ils lui présentèrent tous ceux qui se portaient mal. 36 Et ils le priaient [de permettre] qu'ils touchassent seulement le bord de sa robe ; et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.
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ÉPILOGUE DE JEAN

... Simon-Pierre leur dit :«Je m'en vais pêcher.» Ils lui disent : «Nous venons nous aussi avec toi.» Ils partirent et montèrent dans le bateau; et cette nuit-là ils n'attrapèrent rien.

Comme déjà c'était le matin, Jésus se tint sur le rivage; pourtant les disciples ne savaient pas que c'était Jésus. Jésus leur dis donc :«Enfants, n'auriez-vous pas quelque chose à manger ?» Ils lui répondirent : «Non». Il leur dit :«Jeter le filet du côté droit du bateau, et vous trouverez.» Ils le jetèrent donc, et ils ne parvenaient pas à le tirer, à cause de la multitude de poissons. Le disciple, celui que Jésus préférait, dit donc à Pierre :«C'est le Seigneur !» Simon-Pierre donc, apprenant que c'était le Seigneur , se noua un vêtement à la ceinture - car il était nu - et se jeta à la mer. Les autres disciples vinrent dans la barque - ils n'étaient pas loin de la terre, mais à environ deux cents coudées - traînant filet et poissons.

Quand donc ils furent descendus à terre, ils aperçoivent un feu de braise disposé là, et du menu poisson placé dessus, et du pain. Jésus leur dit :«Apportez de ces menus possons que vous venez d'attraper.» Simon-Pierre monta dans le bateau et tira à terre le filet rempli de gros poissons : cent cinquante-trois ! ... et bien qu'il y en eut tant, le filet ne se déchira pas. Jésus leur dit :«Venez déjeuner» Aucun des disciples n'osait lui demander :«Qui es-tu ?» : ils savaient bien que c'était le Seigneur. Viens Jésus qui prend le pain et le leur donne, et du menu poisson pareillement.

C'était déjà la troisième fois que Jésus se manifesta aux disciples après s'être relevé d'entre les morts.

Lors donc qu'ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre :«Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?» Il lui dit :«Oui, Seigneur, tu sais, toi, que je t'aime tendrement.» Jésus lui dit :«Fais paître mes agneaux.» Il lui dit de nouveau , une seconde fois :«Simon, fls de Jean, m'aimes-tu ?» Il lui dit :«Oui, Seigneur, tu sais, toi, que je t'aime tendrement.» Jésus lui dit : «Sois le berger de mes brebis.» Il lui dit une troisième fois :«Simon, fils de Jean, m'aimes-tu tendrement ?» Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit une troisième fois :«M'aimes-tu tendrement ?», et il lui dit :«Seigneur, tu sais, toi, toutes choses, tu connais, toi, que je t'aime tendrement.» Jésus lui dit :«Fais paître mes brebis.»

«En vérité, en vérité je te le dis : Quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais; mais quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te mettra ta ceinture et te mènera où tu ne voudras pas.» Il dit cela pour signifier par quel genre de mort Pierre glorifierais Dieu. Ayant dit cela, il lui dit :«Suis-moi !»

Se retournant, Pierre voit venir à leur suite le disciple que Jésus préférait [...] Pierre donc, le voyant, dit à Jésus :«Et lui, Seigneur ?» Jésus lui dit :«Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne, que t'importe ? Toi, suis-moi.»

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » lun. 09 avr. 2012, 13:51

La vie de l'esprit est comme mouvement vers l'avant pour traverser sur l'autre rive. Il n'est pas de réel repos pour personne, sinon un faux repos de mort et de catastrophe, ou bien c'est le repos du maître, lequel ne fait pas l'économie de la traversée de tous les dangers.

Le scribe peut s'illusionner lui-même à penser pouvoir déjà toucher au port, le disciple s'inquièter de ceux derrière, les esprits impurs craindre quant à eux, les possédés être dans l'inquiétude, les habitants du pays éprouver une frousse et souhaiter retrouver le repos [faux repos] en chassant Jésus au loin. C'est l'agitation universelle au travers duquelle l'on peut entendre le vent souffler, pour entendre sa voix mais sans savoir ni d'où il vient et où il va.

Celui qui voudra suivre le maître ne pourra pas savoir d'avance où il pourrait être mené.

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Cinci » dim. 08 avr. 2012, 19:31

Tout le passage concerné :



  • 17 Afin que fût accompli ce dont il avait été parlé par Esaïe le Prophète, en disant : il a pris nos langueurs, et a porté nos maladies.

    18 Or Jésus voyant autour de lui de grandes troupes, commanda de passer à l'autre rivage. 19 Et un Scribe s'approchant, lui dit : Maître, je te suivrai partout où tu iras.

    20 Et Jésus lui dit : les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où il puisse reposer sa tête. 21 Puis un autre de ses Disciples lui dit : Seigneur, permets-moi d'aller premièrement ensevelir mon père. 22 Et Jésus lui dit : suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. 23 Et quand il fut entré dans la nacelle, ses Disciples le suivirent.

    24 Et voici, il s'éleva sur la mer une si grande tempête que la nacelle était couverte de flots ; et Jésus dormait. 25 Et ses Disciples vinrent, et l'éveillèrent, en lui disant : Seigneur, sauve-nous, nous périssons ! 26 Et il leur dit : pourquoi avez-vous peur, gens de petite foi ? Alors s'étant levé il parla fortement aux vents et à la mer, et il se fit un grand calme.

    27 Et les gens [qui étaient là] s'en étonnèrent, et dirent : qui est celui-ci que les vents même et la mer lui obéissent ? 28 Et quand il fut passé à l'autre côté, dans le pays des Gergéséniens, deux démoniaques étant sortis des sépulcres le vinrent rencontrer, et [ils étaient] si dangereux que personne ne pouvait passer par ce chemin-là. 29 Et voici, ils s'écrièrent, en disant : qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus Fils de Dieu ? Es-tu venu ici nous tourmenter avant le temps ?

    30 Or il y avait un peu loin d'eux un grand troupeau de pourceaux qui paissait. 31 Et les démons le priaient, en disant : si tu nous jettes dehors, permets-nous de nous en aller dans ce troupeau de pourceaux. 32 Et il leur dit : allez. Et eux étant sortis s'en allèrent dans le troupeau de pourceaux ; et voilà, tout ce troupeau de pourceaux se précipita dans la mer, et ils moururent dans les eaux.

    33 Et ceux qui les gardaient s'enfuirent ; et étant venus dans la ville, ils racontèrent toutes ces choses, et ce qui était arrivé aux démoniaques. 34 Et voilà, toute la ville alla au-devant de Jésus, et l'ayant vu, ils le prièrent de se retirer de leur pays.

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par Fée Violine » jeu. 05 avr. 2012, 12:50

malgré sa divinité, il est totalement incarné jusque dans les faiblesses de sa nature humaine
Je dirais plutôt "à cause de sa divinité", car en tant que Dieu, il est parfait, donc toutes ses facultés humaines sont parfaites, donc il est beaucoup plus sensible que nous. Plus sensible à la beauté, à l'amour, à la joie. Et plus sensible à la douleur.

Dans l'évangile, on le voit parfois découragé, ne comprenant pas que ses disciples ne comprennent pas ce qui pour lui est si évident.

Sa fatigue quand il dort dans la barque : j'ai mieux compris cet épisode quand j'ai lu la vie de saint Dominique, qui passait ses journées à marcher et à s'occuper des autres, et ses nuits à prier pour les autres. Du coup, il dormait dès qu'il avait cinq minutes, à table, au bord du chemin lors d'une pause, à l'église etc.
Jésus aussi passait ses nuits à prier et ses jours au service des autres, et donc, il dormait quand il pouvait.

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par mike.adoo » jeu. 05 avr. 2012, 11:14

Vous écrivez : " aimer tout simplement."

Si vous le percevez ainsi , surtout , ne touchez à rien !...
Malheureusement , ce n'est pas évident pour tout le monde et ce n'est pas naturel chez moi ... C'est d'ailleurs pour cela que Dieu s'est fait homme . Il est venu nous parler d' Amour de vive voix et pourtant , tout au long des évangiles , ses paroles sont très souvent mal comprises ou mal acceptées . Et pourtant , comme vous avez raison !... Aimer tout simplement.

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par MariaMagdala » jeu. 05 avr. 2012, 10:55

Oui c'est vrai qu'il ne lui dit pas de ne pas le suivre.... mais je trouvais ces deux paroles ( à l'homme et au disciple ayant perdu son père) un peu dures. Après, ce n'est pas le but de mon post.
C'est tout à fait personnel, mais c'est une illumination pour moi, dans le lien un peu chaotique que je pouvais entretenir avec la religion.
Malgré tout ce qu'on pouvait me dire, je N'ENTENDAIS pas: vivant notre condition d'être humain, ayant partager la vie des plus humbles de son temps, je comprends enfin que Son enseignement soit l'Amour.
Avant cette lecture, Jésus avait un côté très irréel pour moi, a aucun moment je n'avais imaginé que ça ai pu être dur pour lui de voir les difficultés que pouvait représentées la vie pour ses contemporains.
C'est comme si dans l'AT, Dieu attendait de nous d'être des sur-hommes parfaits dans une abnégation totale avec des surenchères d'offrandes et de sacrifices et après le Christ, aimer tout simplement.

Pour la plupart d'entre vous, c'est logique, j'imagine. Pour moi, la compréhension a été longue à venir....et l'épisode de la Passion m'est d'autant plus insoutenable....

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par mike.adoo » jeu. 05 avr. 2012, 10:38

Suite

Quant à l'autre homme , ce que dit Jésus ( Suis-moi et laisse les morts enterrer leurs morts ) ressemble fort à une autre parole de Jésus citée par Luc : " Et Jésus lui dit, Nul qui a mis la main à la charrue et qui regarde en arrière, n’est propre pour le royaume de Dieu " (Luc 9,62 )
Dans l'Ancien Testament , la femme de Loth , s'étant retournée , fut changée en statue de sel . Ainsi , changer de route , c'est à dire se convertir , est un choix difficile qui ne doit pas laisser de place aux regrets .

Re: Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par mike.adoo » jeu. 05 avr. 2012, 10:16

coralie68 a écrit :
Dans ce passage, Jésus montre sa puissance sur la nature et les démons. A un moment, encerclés par une foule, ils veulent traverser le lac, un spécialiste de la loi s'approche de lui et lui dit : " Maitre, je te suivrai partout où tu iras" et Jésus lui répond : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête"....

Mon interrogation est peut être stupide, mais j'essaie de me faire une idée de ce qu'a pu être son Ministère.

Est ce que malgré sa grande compassion pour l'état de misère, de pauvreté et de souffrance de toutes ces foules qui l'entouraient, il pouvait lui arriver de "saturer"?.... et de vouloir s'isoler? voir même se cacher dans un tanière? se protéger dans un nid? Je ne m'étais jamais arrêter sur cette considération. Mais en cette phrase, malgré sa divinité, il est totalement incarné jusque dans les faiblesses de sa nature humaine. Il en refuse même la présence de cet homme.
Bonjour Coralie 68

Effectivement , il pouvait lui arriver de "saturer".... et de vouloir s'isoler . En effet , Jésus était un homme à part entière sauf en ce qui concerne le péché . Il percevait donc , comme tout un chacun , la faim , la soif ,la chaleur , la joie et la douleur ainsi que la fatigue .
Par contre , je ne vois pas qu'il ait refusé à cet homme de le suivre ; Jésus lui explique simplement que même les animaux ont un lieu pour prendre du repos et que sa situation est des plus inconfortable et cela suffit à dissuader cet homme .

Evangile selon St Matthieu 8.18 à 8.21

par MariaMagdala » mer. 04 avr. 2012, 16:55

Bonjour à toutes et à tous!

Dans ma lecture de ce jour du Nouveau Testament, je suis tombée sur un passage qui me paraissait un peu obscur et qui se rapprocherait presque d'un Kôan Zen....A la première lecture, je me disait que ça n'avait aucun sens, entre les propos de l'homme et du Seigneur.... Et si je le comprend correctement, ces quelques lignes ont réussies à ma faire fondre en larmes.

Dans ce passage, Jésus montre sa puissance sur la nature et les démons. A un moment, encerclés par une foule, ils veulent traverser le lac, un spécialiste de la loi s'approche de lui et lui dit : " Maitre, je te suivrai partout où tu iras" et Jésus lui répond : " Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête"....

Mon interrogation est peut être stupide, mais j'essaie de me faire une idée de ce qu'a pu être son Ministère.

Est ce que malgré sa grande compassion pour l'état de misère, de pauvreté et de souffrance de toutes ces foules qui l'entouraient, il pouvait lui arriver de "saturer"?.... et de vouloir s'isoler? voir même se cacher dans un tanière? se protéger dans un nid? Je ne m'étais jamais arrêter sur cette considération. Mais en cette phrase, malgré sa divinité, il est totalement incarné jusque dans les faiblesses de sa nature humaine. Il en refuse même la présence de cet homme.
La traversée du lac lui devient même tellement urgente, qu'il ne souhaite pas attendre qu'un de ses disciples enterre son père.
La suite de ce passage semble d'ailleurs confirmer cet épuisement, car il dort dans la barque alors qu'il y a un tempête terrible autour d'eux.
Je suis encore plus bouleversée par ce passage que par toutes mes autres lectures a ce jour: La Compassion et l'Amour divin dans la faiblesse d'un corps d'homme. Je ne m'étais jamais arrêter qu'a la faiblesse physique et la souffrance terrible lors de la Passion. Probablement a t il connu le découragement voir peut être même du désespoir, à la vue de tous ces gens qui demandaient a être sauvés, que ce soit physiquement ou spirituellement sans qu'il puisse guérir tout le monde.
Je comprend même mieux, avec un peu de chance, le caractère inévitable de son sacrifice. Il a sacrifié son corps pour n'être plus que divin, abandonné ces faiblesses afin d'être la pour nous tous, quelque soit notre misère.

Soyez bénis et bonne semaine sainte à toutes et à tous

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