par salésienne05 » mer. 01 févr. 2012, 23:39
Chère Isabelle,
J'ai 6 ans, et je viens d'arriver dans un nouveau village avec mes parents. La nuit, je rêve de bûchers, avec des personnes vêtues "bizarrement" pour moi (on était en 1981), des mères et des enfants qui se traînent brûlés vifs en hurlant. J'en parle à mes parents le matin. Sous le lieu où nous habitions, des Protestants avaient été brûlés au temps des Guerres de Religion.
J'ai 7 ans, ma tante essaye d'avoir un enfant depuis plus de 6 ans. Je rêve qu'elle est enceinte d'un garçon. Elle nous appelle le lendemain pour nous annoncer l'heureuse nouvelle... et ce sera un garçon.
J'ai presque 8 ans, je rentre dans l'église de mon village pour aller voir la statue de Marie (mes parents sont athées mais je suis inexpliquablement attirée par toutes les statues et images de la Vierge). Je me poste devant elle. Je la vois me sourire et j'entends intérieurement :"Jésus est en toi : Il est en toi, n'oublie jamais". J'en parle à mes parents qui me disent qu'ils n'y croient pas mais qu'ils préfèrent que j'en parle au curé... je vais voir le curé et m'inscris au catéchisme pour préparer ma Première Communion. C'est ma première conversion.
J'ai 10 ans, je viens d'arriver au collège, ancien couvent de Bernardins (je ne le savais point à l'époque). Je rêve de reconstitutions de Passion du Christ mais bizarrement, dans ces représentations, Marie reçoit un pieu dans le coeur : recherches faites (je commence à avoir une certaine habitude de rêves étranges), certaines représentations de la Passion étaient données dans la cours du couvent et, certaines fois, la douleur de Marie était représentée par un pieu en plein coeur au pied de la Croix. Je précise aussi que je n'étais pas réellement croyante à l'époque, et que le collège est un collège public.
J'ai 14 ans, je rêve d'une piscine en forme de Croix. Des personnes autour plongent et se transforment en mollusques. Ma mère va pour plonger, je l'interpelle pour qu'elle ne plonge pas : elle plonge tout de même et se transforme en rose. C'est l'année de sa conversion... l'année aussi où elle rencontrera l'Ordre Séculier du Carmel (où elle est désormais consacrée).
Lors des décès de mes grands-parents, je l'ai su au moment même.
Mon grand-père, qui était un personnage assez difficile (pour ne pas dire plus), inquiétait ma grand-mère : elle craignait qu'il ne soit pas parti dans de bonnes conditions spirituelles (ma grand-mère s'est convertie à 70 ans). Quelques mois après la mort de mon grand-père, quelques messes célébrées plus tard, en arrivant chez mes grands-parents, j'ai clairement senti deux mains qui se posaient sur mes épaules et j'ai clairement entendu la voix de mon grand-père dire : "Je suis en paix désormais, dis le à Bonne-maman".
Je suis abonnée à ce genre de phénomènes depuis petite. Je ne les cherche pas, je ne les repousse pas non plus. J'en ai déjà parlé à un prêtre après ma conversion. Il n'y a pas lieu de s'alarmer. Certaines personnes sont comme ça.
Ma propre mère a été convertie par des voix intérieures, des visions, etc qui n'ont duré que le temps de sa conversion.
Ma "seconde" conversion, sans voix intérieures, a été quelque peu "surnaturelle" aussi, on pourait dire "paranormale"... avec des phénomènes inexplicables. Depuis, je n'ai plus rien, si ce n'est parfois des rêves -très rares, m'incitant à prier pour un personne en particulier ou faire dire une messe, ou encore pour m'enquérir d'une personne perdue de vue qui a besoin d'aide (du moins, ça se vérifie après coup)..
Du moment qu'on ne pratique pas l'occultisme, qu'on ne recherche en rien les phénomènes paranormaux qui peuvent survenir, et que ça ne trouble en rien notre vie de prière, il n'y a pas matière à avoir peur. Il faut simplement se méfier car parfois, le démon sait parfaitement jouer la carte de l'expérience mystique... mais dans ce cas, c'est assez simple, il est démasqué par le désir de puissance et de désobéissance qu'il insuffle.
J'espère ne pas vous avoir troublée par ces anecdotes de jeunesse (je dis bien de jeunesse car, après ma "seconde réelle conversion", je n'ai plus eu affaire à ce genre de phénomènes).
Fraternellement.
Cécile
Chère Isabelle,
J'ai 6 ans, et je viens d'arriver dans un nouveau village avec mes parents. La nuit, je rêve de bûchers, avec des personnes vêtues "bizarrement" pour moi (on était en 1981), des mères et des enfants qui se traînent brûlés vifs en hurlant. J'en parle à mes parents le matin. Sous le lieu où nous habitions, des Protestants avaient été brûlés au temps des Guerres de Religion.
J'ai 7 ans, ma tante essaye d'avoir un enfant depuis plus de 6 ans. Je rêve qu'elle est enceinte d'un garçon. Elle nous appelle le lendemain pour nous annoncer l'heureuse nouvelle... et ce sera un garçon.
J'ai presque 8 ans, je rentre dans l'église de mon village pour aller voir la statue de Marie (mes parents sont athées mais je suis inexpliquablement attirée par toutes les statues et images de la Vierge). Je me poste devant elle. Je la vois me sourire et j'entends intérieurement :"Jésus est en toi : Il est en toi, n'oublie jamais". J'en parle à mes parents qui me disent qu'ils n'y croient pas mais qu'ils préfèrent que j'en parle au curé... je vais voir le curé et m'inscris au catéchisme pour préparer ma Première Communion. C'est ma première conversion.
J'ai 10 ans, je viens d'arriver au collège, ancien couvent de Bernardins (je ne le savais point à l'époque). Je rêve de reconstitutions de Passion du Christ mais bizarrement, dans ces représentations, Marie reçoit un pieu dans le coeur : recherches faites (je commence à avoir une certaine habitude de rêves étranges), certaines représentations de la Passion étaient données dans la cours du couvent et, certaines fois, la douleur de Marie était représentée par un pieu en plein coeur au pied de la Croix. Je précise aussi que je n'étais pas réellement croyante à l'époque, et que le collège est un collège public.
J'ai 14 ans, je rêve d'une piscine en forme de Croix. Des personnes autour plongent et se transforment en mollusques. Ma mère va pour plonger, je l'interpelle pour qu'elle ne plonge pas : elle plonge tout de même et se transforme en rose. C'est l'année de sa conversion... l'année aussi où elle rencontrera l'Ordre Séculier du Carmel (où elle est désormais consacrée).
Lors des décès de mes grands-parents, je l'ai su au moment même.
Mon grand-père, qui était un personnage assez difficile (pour ne pas dire plus), inquiétait ma grand-mère : elle craignait qu'il ne soit pas parti dans de bonnes conditions spirituelles (ma grand-mère s'est convertie à 70 ans). Quelques mois après la mort de mon grand-père, quelques messes célébrées plus tard, en arrivant chez mes grands-parents, j'ai clairement senti deux mains qui se posaient sur mes épaules et j'ai clairement entendu la voix de mon grand-père dire : "Je suis en paix désormais, dis le à Bonne-maman".
Je suis abonnée à ce genre de phénomènes depuis petite. Je ne les cherche pas, je ne les repousse pas non plus. J'en ai déjà parlé à un prêtre après ma conversion. Il n'y a pas lieu de s'alarmer. Certaines personnes sont comme ça.
Ma propre mère a été convertie par des voix intérieures, des visions, etc qui n'ont duré que le temps de sa conversion.
Ma "seconde" conversion, sans voix intérieures, a été quelque peu "surnaturelle" aussi, on pourait dire "paranormale"... avec des phénomènes inexplicables. Depuis, je n'ai plus rien, si ce n'est parfois des rêves -très rares, m'incitant à prier pour un personne en particulier ou faire dire une messe, ou encore pour m'enquérir d'une personne perdue de vue qui a besoin d'aide (du moins, ça se vérifie après coup)..
Du moment qu'on ne pratique pas l'occultisme, qu'on ne recherche en rien les phénomènes paranormaux qui peuvent survenir, et que ça ne trouble en rien notre vie de prière, il n'y a pas matière à avoir peur. Il faut simplement se méfier car parfois, le démon sait parfaitement jouer la carte de l'expérience mystique... mais dans ce cas, c'est assez simple, il est démasqué par le désir de puissance et de désobéissance qu'il insuffle.
J'espère ne pas vous avoir troublée par ces anecdotes de jeunesse (je dis bien de jeunesse car, après ma "seconde réelle conversion", je n'ai plus eu affaire à ce genre de phénomènes).
Fraternellement.
Cécile