par etienne lorant » sam. 11 oct. 2008, 18:13
Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, le ciel est couvert. C'est le gris qui domine, tout est plongé dans l'ouate et le silence. Qu'elles soient bleues, rouges ou vertes, toutes les voitures sur le parking sont grises.... Car la lumière est pâle, et cette pâleur me rappelle le visage de mon père, au cours de la dernière année.
Le soir, je lui traçais un signe de croix sur le front, car il disait: "J'vais mourir, j'vais mourir !" (quand ce nétait pas: "J'veux mourir !"), et mon geste le rassurait. Il changeait aussitôt de parole, cessait de fixer le plafond d'un regard d'enfant effrayé, et il me souriait - oh oui, quel merveilleux et affreux sourire à la fois ! Avec ces doigts tout secs, il me serrait les miens et disait en y mettant son souffle: "Merci ! Merci ! Merci ! ...
La crise était passée. Je l'embrassais sur le front, exactement comme un papa fait pour un enfant qui a eu un cauchemar et je me retirerais. (Comment aurait-il pu deviner qu'en ces moments-là, son angoisse passait en moi comme un fluide, que je l'avais absorbée comme une éponge ?)
Par ce ciel gris, le temps s'immobilise, je vois et revois une scène que tous m'encourageront à oublier mais que je garde précieusement... Je la garde comme un talisman, un précieux rappel d'amour donné et reçu. Car quand, Seigneur, quand aurais-je de nouveau l'occasion d'aimer et d'aller jusque là dans l'amour, au point d'absorber un elixir d'angoisse et me coucher ensuite ?
Aujourd'hui, le ciel est gris, la terre est (mais comme on sait, elle ne tourner pas rond), tandis que je vais droit, je me veux droit, raide, je veux passer mon chemin, en route vers Jérusalem.
Seigneur, bénissez tous ceux qui vous cherchent encore lorsque le ciel est chagrin !
Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, le ciel est couvert. C'est le gris qui domine, tout est plongé dans l'ouate et le silence. Qu'elles soient bleues, rouges ou vertes, toutes les voitures sur le parking sont grises.... Car la lumière est pâle, et cette pâleur me rappelle le visage de mon père, au cours de la dernière année.
Le soir, je lui traçais un signe de croix sur le front, car il disait: "J'vais mourir, j'vais mourir !" (quand ce nétait pas: "J'veux mourir !"), et mon geste le rassurait. Il changeait aussitôt de parole, cessait de fixer le plafond d'un regard d'enfant effrayé, et il me souriait - oh oui, quel merveilleux et affreux sourire à la fois ! Avec ces doigts tout secs, il me serrait les miens et disait en y mettant son souffle: "Merci ! Merci ! Merci ! ...
La crise était passée. Je l'embrassais sur le front, exactement comme un papa fait pour un enfant qui a eu un cauchemar et je me retirerais. (Comment aurait-il pu deviner qu'en ces moments-là, son angoisse passait en moi comme un fluide, que je l'avais absorbée comme une éponge ?)
Par ce ciel gris, le temps s'immobilise, je vois et revois une scène que tous m'encourageront à oublier mais que je garde précieusement... Je la garde comme un talisman, un précieux rappel d'amour donné et reçu. Car quand, Seigneur, quand aurais-je de nouveau l'occasion d'aimer et d'aller jusque là dans l'amour, au point d'absorber un elixir d'angoisse et me coucher ensuite ?
Aujourd'hui, le ciel est gris, la terre est (mais comme on sait, elle ne tourner pas rond), tandis que je vais droit, je me veux droit, raide, je veux passer mon chemin, en route vers Jérusalem.
Seigneur, bénissez tous ceux qui vous cherchent encore lorsque le ciel est chagrin !