par Xavi » lun. 26 nov. 2018, 18:22
Je viens seulement de découvrir les neuf épisodes des « indices pensables » de Brunor et c’est avec retard que je constate que notre chère Fée Violine n’a cessé de veiller à nous les présenter dans notre forum.
Lecture passionnante et réjouissante ! Des livres magnifiques !
Comme je le dis ailleurs pour un autre auteur qui vient de me faire découvrir Brunor, nous avons ici un talent précieux auquel mes recherches sur la création m’ont rendu particulièrement sensible, un talent, devenu indispensable à notre époque des communications audio-visuelles par internet, celui de faire passer la Parole de Dieu par le canal que Dieu a lui-même façonné pour nous : celui d’une écriture faites d’images.
Les dessins de Brunor font passer beaucoup de réalités beaucoup plus clairement qu’un foisonnement de mots parce qu’ils parlent directement au cœur.
Cette force de l’image, on l’a tellement perdue lorsqu’on s’est enivré de mots qui souvent saturent nos cerveaux.
A-t-on oublié ce qu’est la parole ? Pas seulement des mots froids que l’oreille peut entendre dans le noir ou que les yeux peuvent lire dans des caractères alphabétiques.
Toute parole est aussi accompagnée de gestes du visage et de tout le corps, d’accentuations et de couleurs. Que reste-t-il d’une parole privée de toute corporéité qui ne serait qu’une lecture monocorde privée de tout relief ?
La parole écrite ne peut davantage rester froide dans des mots. L’image lui est aussi nécessaire que la corporéité de la parole orale.
C’est le premier message de la Bible. Nous sommes faits à « l’image » de Dieu. Dieu qui nous crée est un Dieu qui écrit avec des images.
Brunor nous introduit dans les questions les plus complexes dans un mélange de mots et d’images tout à fait remarquable.
Comment ne pas attendre la suite de ces enquêtes si profondes de Brunor qui abordent avec un courage rare les questions les plus fondamentales dans lesquelles il est si fréquent de se perdre dans de fausses interprétations ?
Et tout commence dans ce trésor de la création dont nous parle le livre de la Genèse que la Torah du peuple hébreu nous a transmis.
Ce livre parle avec des images comme Brunor. Pour nous parler du réel. De la réalité historique. Brunor l’entend, le comprend et nous le partage.
J'espère qu'il continuera l’enquête. Plus exactement, la double enquête, car les sept premiers épisodes de Brunor arrivent à Adam et Ève d’où les deux suivants repartent directement vers le nouvel Adam en ouvrant une difficile enquête sur la Trinité.
La première enquête déblaie tant de fausses pistes, sans peur des accusations rampantes de fondamentalisme ou de concordisme qui déroutent trop de lecteurs d’une écoute attentive de cette magnifique révélation de la Genèse sur ce que nous sommes et sur ce que nous sommes invités à devenir.
Cette première enquête très riche est à poursuivre. Elle n’est pas un travail achevé, mais une réflexion ouverte à une suite.
Sa seconde enquête qui nous plonge dans les dédales théologiques du discernement progressif du mystère de la Trinité n’est pas davantage fermée.
À cet égard, je me sens très proche des réactions de Raistlin et les nombreux éclairages exacts de bien des questions délicates ne dissipent pas un malaise qu’on peut ressentir mais la porte ne paraît pas fermée.
Bien au contraire. Il faut garder de l’aération dans les mots utilisés. Le mot « Logos » (le Verbe) ou le mot « personne » sont d’une grande richesse pour la foi, mais Brunor exprime une crainte qu’il ne faut cesser d’entendre. Personnellement, je n’ai pas autant de difficultés avec ces mots qui me sont familiers, mais il fait bien de dénoncer les interprétations que l’Église a écartées ou dont il redoute une perte dans le trésor de la foi.
Oui, les trois personnes de la Trinité ne sont pas trois « individus ». Cette notion d’individu nous renvoie à une perception humaine qui imagine soit un dieu solitaire dont la vie serait une solitude, soit des dieux multiples qui seraient autant d’individus divins à l'image des humains.
La Trinité nous introduit à découvrir Dieu comme plus grand, plus « autre », que la notion d’un individu que notre cerveau peut cerner. Dieu est davantage et au-delà de nos perceptions terrestres.
La vie de Dieu est amour. Et l’amour implique nécessairement une pluralité. On n’a pas trouvé mieux que le mot « personnes » pour dire Dieu, l’imprononçable YHWH. Dieu s’est révélé Père, Fils et Esprit Saint. Nous ne pouvons pas épuiser par des mots humains ce mystère de Dieu, mais l’Église ne cesse de nous aider à écarter les simplifications confortables pour notre cerveau mais qui réduisent Dieu à une caricature humaine.
Brunor, ce n'est pas l'Évangile. C'est un homme sincère qui cherche. Il ne serait pas juste de l'enfermer dans une lecture littéraliste de ses livres. Ses mots et ses images restent ouverts à un mieux dire.
On peut trouver telle ou telle expression insuffisante ou inadéquate, selon le sens que chacun donne aux mots.
Mais, n'oublions pas de mettre de l'air dans les mots.
Comment ne pas être réjoui par son courage à aller aux fond des choses et à vouloir le faire avec la volonté d'être fidèle à l'enseignement officiel de l'Église conduite depuis deux mille ans par les successeurs de Pierre ?
Je viens seulement de découvrir les neuf épisodes des « [i]indices pensables[/i] » de Brunor et c’est avec retard que je constate que notre chère Fée Violine n’a cessé de veiller à nous les présenter dans notre forum.
Lecture passionnante et réjouissante ! Des livres magnifiques !
Comme je le dis ailleurs pour un autre auteur qui vient de me faire découvrir Brunor, nous avons ici un talent précieux auquel mes recherches sur la création m’ont rendu particulièrement sensible, un talent, devenu indispensable à notre époque des communications audio-visuelles par internet, celui de faire passer la Parole de Dieu par le canal que Dieu a lui-même façonné pour nous : celui d’une écriture faites d’images.
Les dessins de Brunor font passer beaucoup de réalités beaucoup plus clairement qu’un foisonnement de mots parce qu’ils parlent directement au cœur.
Cette force de l’image, on l’a tellement perdue lorsqu’on s’est enivré de mots qui souvent saturent nos cerveaux.
A-t-on oublié ce qu’est la parole ? Pas seulement des mots froids que l’oreille peut entendre dans le noir ou que les yeux peuvent lire dans des caractères alphabétiques.
Toute parole est aussi accompagnée de gestes du visage et de tout le corps, d’accentuations et de couleurs. Que reste-t-il d’une parole privée de toute corporéité qui ne serait qu’une lecture monocorde privée de tout relief ?
La parole écrite ne peut davantage rester froide dans des mots. L’image lui est aussi nécessaire que la corporéité de la parole orale.
C’est le premier message de la Bible. Nous sommes faits à « [i]l’image [/i]» de Dieu. Dieu qui nous crée est un Dieu qui écrit avec des images.
Brunor nous introduit dans les questions les plus complexes dans un mélange de mots et d’images tout à fait remarquable.
Comment ne pas attendre la suite de ces enquêtes si profondes de Brunor qui abordent avec un courage rare les questions les plus fondamentales dans lesquelles il est si fréquent de se perdre dans de fausses interprétations ?
Et tout commence dans ce trésor de la création dont nous parle le livre de la Genèse que la Torah du peuple hébreu nous a transmis.
Ce livre parle avec des images comme Brunor. Pour nous parler du réel. De la réalité historique. Brunor l’entend, le comprend et nous le partage.
J'espère qu'il continuera l’enquête. Plus exactement, la double enquête, car les sept premiers épisodes de Brunor arrivent à Adam et Ève d’où les deux suivants repartent directement vers le nouvel Adam en ouvrant une difficile enquête sur la Trinité.
La première enquête déblaie tant de fausses pistes, sans peur des accusations rampantes de fondamentalisme ou de concordisme qui déroutent trop de lecteurs d’une écoute attentive de cette magnifique révélation de la Genèse sur ce que nous sommes et sur ce que nous sommes invités à devenir.
Cette première enquête très riche est à poursuivre. Elle n’est pas un travail achevé, mais une réflexion ouverte à une suite.
Sa seconde enquête qui nous plonge dans les dédales théologiques du discernement progressif du mystère de la Trinité n’est pas davantage fermée.
À cet égard, je me sens très proche des réactions de Raistlin et les nombreux éclairages exacts de bien des questions délicates ne dissipent pas un malaise qu’on peut ressentir mais la porte ne paraît pas fermée.
Bien au contraire. Il faut garder de l’aération dans les mots utilisés. Le mot «[i] Logos[/i] » (le Verbe) ou le mot « [i]personne[/i] » sont d’une grande richesse pour la foi, mais Brunor exprime une crainte qu’il ne faut cesser d’entendre. Personnellement, je n’ai pas autant de difficultés avec ces mots qui me sont familiers, mais il fait bien de dénoncer les interprétations que l’Église a écartées ou dont il redoute une perte dans le trésor de la foi.
Oui, les trois personnes de la Trinité ne sont pas trois « [i]individus[/i] ». Cette notion d’individu nous renvoie à une perception humaine qui imagine soit un dieu solitaire dont la vie serait une solitude, soit des dieux multiples qui seraient autant d’individus divins à l'image des humains.
La Trinité nous introduit à découvrir Dieu comme plus grand, plus « [i]autre [/i]», que la notion d’un individu que notre cerveau peut cerner. Dieu est davantage et au-delà de nos perceptions terrestres.
La vie de Dieu est amour. Et l’amour implique nécessairement une pluralité. On n’a pas trouvé mieux que le mot « [i]personnes[/i] » pour dire Dieu, l’imprononçable YHWH. Dieu s’est révélé Père, Fils et Esprit Saint. Nous ne pouvons pas épuiser par des mots humains ce mystère de Dieu, mais l’Église ne cesse de nous aider à écarter les simplifications confortables pour notre cerveau mais qui réduisent Dieu à une caricature humaine.
Brunor, ce n'est pas l'Évangile. C'est un homme sincère qui cherche. Il ne serait pas juste de l'enfermer dans une lecture littéraliste de ses livres. Ses mots et ses images restent ouverts à un mieux dire.
On peut trouver telle ou telle expression insuffisante ou inadéquate, selon le sens que chacun donne aux mots.
Mais, n'oublions pas de mettre de l'air dans les mots.
Comment ne pas être réjoui par son courage à aller aux fond des choses et à vouloir le faire avec la volonté d'être fidèle à l'enseignement officiel de l'Église conduite depuis deux mille ans par les successeurs de Pierre ?