par Harfang » jeu. 12 janv. 2012, 19:11
A vrai dire, il y a une assez grande unité religieuse aujourd'hui en France. Presque plus personne ne croit! C'est bien pour cela que la laïcité (à la française) est toujours présentée comme le seul moyen de voir cohabiter diverses religions en donnant à tous les mêmes droits.
Si l'on ne se combat plus au nom de la religion, c'est avant tout parce que le christianisme n'agite plus les esprits.
L'irréligion n'est pas une religion ; le mal n'est pas une forme de bien inversé : c'est du néant. L'incrédulité est une pure négativité, elle ne crée pas de communauté, d'unité, de solidarité... elle est au contraire le diluant social le plus terrible.
Mais une nation peut-elle vivre sans dogmes, sans croyances, sans religion ? Je ne crois pas.
L'homme moderne a abandonné le christianisme non pas pour flotter dans le vide, mais pour lui substituer un tas de "principes républicains, démocratiques, humanistes"... qui sont devenus ses nouveaux Baals et ses nouvelles Astartés. Quand les Juifs se détournaient de Dieu, ce n'était pas pour rester sans Dieu, mais pour adorer des idoles de fonte et d'or. Nous sommes plus ou moins dans la même situation, quoique l'idolâtrie contemporaine soient plus subtile à déceler. La modernitude essaie de remplacer Dieu par tout ce qui lui passe sous la main : argent, astrologie, plaisir, écrans plats, iPhones, loisirs, carrière... et dans le domaine politique, le grand dogme c'est la démocratie, la république ! Ah, il faut les entendre, les guignolos qui nous gouvernent ! Il faut les entendre parler sur un ton incantatoire des "valeurs républicaines", de la "République" ! Ô déesse à bonnet rouge ! Ô divinité démocratique, tutélaire du genre humain ! Quiconque ne souscrit pas à plein au culte nouveau est ipso facto accusé d'impiété, comme au temps de la Grèce antique : il devient un infréquentable, un paria, un abominable fasciste ou pire : un ultra fondamentaliste intégriste !
Si l'on ne se combat plus au nom de la religion, c'est avant tout parce que le christianisme n'agite plus les esprits.
C'est pour cette raison que le christianisme n'a aucune chance de peser dans la politique actuelle s'il s'avance à découvert ; parce que la France n'est plus chrétienne dans ses bases, elle ne peut plus l'être par l'État.
Pourtant, il y a certaines choses pour lesquelles on peut se battre et qui ne sont pas spécifiquement liées à notre religion. Je pense à l'avortement, au mariage homosexuel, au nombre de divorces. Pas obligé d'être catholique pour comprendre que tout cela est mal...
Si, justement. Pas de religion, pas de morale, pas de bien, pas de mal. C'est parce que la France n'est plus catholique qu'elle a permis à l'innommable d'être légalisé. On peut bien sûr se battre sur un certain nombres de sujets sans faire de références explicites à la religion, mais enfin, cela me semble une position fragile ; par exemple, l'avortement, c'est mal, c'est un meurtre de la plus affreuse espèce. Pourquoi ? Non seulement parce que c'est une chose que réprouve le bon sens universel, notre conscience individuelle, mais surtout parce que c'est Dieu qui l'interdit formellement. Si Dieu ne vient pas soutenir la morale, "la barrière tombe" et je ne vois pas pourquoi tuer mon semblable serait condamnable ; on est alors dans le brouillard le plus complet, le relativisme le plus absolu, et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Le principe des erreurs doit être débusqué dans le champs métaphysique ; le domaine naturel ne suffit pas.
Vous remarquerez, en passant, que ce n'est pas un hasard si la première ligne du combat pro-vie est catholique.

[quote]A vrai dire, il y a une assez grande unité religieuse aujourd'hui en France. Presque plus personne ne croit! C'est bien pour cela que la laïcité (à la française) est toujours présentée comme le seul moyen de voir cohabiter diverses religions en donnant à tous les mêmes droits.
Si l'on ne se combat plus au nom de la religion, c'est avant tout parce que le christianisme n'agite plus les esprits.[/quote]
L'irréligion n'est pas une religion ; le mal n'est pas une forme de bien inversé : c'est du néant. L'incrédulité est une pure négativité, elle ne crée pas de communauté, d'unité, de solidarité... elle est au contraire le diluant social le plus terrible.
Mais une nation peut-elle vivre sans dogmes, sans croyances, sans religion ? Je ne crois pas.
L'homme moderne a abandonné le christianisme non pas pour flotter dans le vide, mais pour lui substituer un tas de "principes républicains, démocratiques, humanistes"... qui sont devenus ses nouveaux Baals et ses nouvelles Astartés. Quand les Juifs se détournaient de Dieu, ce n'était pas pour rester sans Dieu, mais pour adorer des idoles de fonte et d'or. Nous sommes plus ou moins dans la même situation, quoique l'idolâtrie contemporaine soient plus subtile à déceler. La modernitude essaie de remplacer Dieu par tout ce qui lui passe sous la main : argent, astrologie, plaisir, écrans plats, iPhones, loisirs, carrière... et dans le domaine politique, le grand dogme c'est la démocratie, la république ! Ah, il faut les entendre, les guignolos qui nous gouvernent ! Il faut les entendre parler sur un ton incantatoire des "valeurs républicaines", de la "République" ! Ô déesse à bonnet rouge ! Ô divinité démocratique, tutélaire du genre humain ! Quiconque ne souscrit pas à plein au culte nouveau est ipso facto accusé d'impiété, comme au temps de la Grèce antique : il devient un infréquentable, un paria, un abominable fasciste ou pire : un ultra fondamentaliste intégriste ! :-@
[quote]Si l'on ne se combat plus au nom de la religion, c'est avant tout parce que le christianisme n'agite plus les esprits.[/quote]
C'est pour cette raison que le christianisme n'a aucune chance de peser dans la politique actuelle s'il s'avance à découvert ; parce que la France n'est plus chrétienne dans ses bases, elle ne peut plus l'être par l'État.
[quote]Pourtant, il y a certaines choses pour lesquelles on peut se battre et qui ne sont pas spécifiquement liées à notre religion. Je pense à l'avortement, au mariage homosexuel, au nombre de divorces. Pas obligé d'être catholique pour comprendre que tout cela est mal...[/quote]
Si, justement. Pas de religion, pas de morale, pas de bien, pas de mal. C'est parce que la France n'est plus catholique qu'elle a permis à l'innommable d'être légalisé. On peut bien sûr se battre sur un certain nombres de sujets sans faire de références explicites à la religion, mais enfin, cela me semble une position fragile ; par exemple, l'avortement, c'est mal, c'est un meurtre de la plus affreuse espèce. Pourquoi ? Non seulement parce que c'est une chose que réprouve le bon sens universel, notre conscience individuelle, mais surtout parce que c'est Dieu qui l'interdit formellement. Si Dieu ne vient pas soutenir la morale, "la barrière tombe" et je ne vois pas pourquoi tuer mon semblable serait condamnable ; on est alors dans le brouillard le plus complet, le relativisme le plus absolu, et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Le principe des erreurs doit être débusqué dans le champs métaphysique ; le domaine naturel ne suffit pas.
Vous remarquerez, en passant, que ce n'est pas un hasard si la première ligne du combat pro-vie est catholique. :cool: