par salésienne05 » mar. 20 déc. 2011, 23:12
[hors sujet issu du fil "Défendons l'honneur du Christ" manifeste]
Je dis simplement que peu ont la chance d'aller au théâtre, beaucoup d'ailleurs se contrefichent du théâtre, et les rares personnes à s'y intéresser le font, soit par snobisme, soit par réelle passion.
Pour connaître plutôt bien ce petit monde, assez bourgeois et citadin, je peux vous dire que manifester devant ces théâtre a fait de la pub gratuite à une mauvaise pièce. Et de fait, quelques connaissances bobos sont volontairement allées voir cette pièce qu'elles ont jugées affligeante, à cause de l'aversion pour ce que représentaient les manifestants pacifiques catholiques "ultra".
Quant à la christianophobie, vous savez déjà ce que j'en pense... J'ai toujours baigné dans un milieu profondément anticlérical et athée, beaucoup de mes ami(e)s catholiques aussi, et nous n'avons jamais été attaqués. Pas plus sur le pape, que sur la sexualité, que sur le célibat des prêtres, que sur l'avortement, que sur notre manière de voir le monde. Eventuellement, quelques sourires de temps à autres mais jamais malveillants. Quand nous sommes attaqués, c'est relatif à ce que nous pouvons représenter de mauvais. Combien de femmes et d'hommes, dans mon entourage plus ou moins proche ont été blessés par l'Eglise ? Certains ont réussi par l'Amour du Christ et pour l'Amour du Christ à surmonter leurs réticences, d'autres, non.
Oui, j'ai dans mon entourage proche des personnes abusées sexuellement par des prêtres, des personnes humiliés physiquement et moralement par des "bonnes soeurs", y compris dans des milieux tradi où la pureté est une obsession.
Alors oui, je pense que tant que le ménage ne sera pas fait à ce niveau là, tant que nos fruits, à nous tous, ne seront pas ceux de la plus grande charité, on ne pourra pas demander à ceux qui attaquent l'église-institution, à ceux qui sont indifférents, à ceux qui osent en rire (mais il faut aussi arrêter d'être des tristes sires), et qui le font sans avoir jamais rencontré Jésus, d'être différents.
Mère Térésa défendant la Vie à bout de bras, d'âme et de coeur, était crédible. Les "intégristes pro-vie" (je rappelle que je suis moi aussi contre l'avortement pour qu'il n'y ait pas de confusion possible) ne le sont pas car ils ont plus de respect pour le bébé à naître que pour la personne déjà née. Et que leur peur est supérieure à leur Amour.
Et en France, le problème principal du catholicisme reste indiscutablement son enracinement dans la bourgeoisie. La France catholique est bourgeoise. Je me suis amusée cet été en pélerinage à voir un peu quelle était la "couleur" sociale des familles qui m'entouraient... Pour la plupart, les familles vivaient dans des petites résidences coquettes et sur toutes les familles avec 4 ou 5 enfants rencontrées, bizarrement, le problème d'argent ne se posait pas. Si, une famille a osé me dire que c'était "difficile" pour elle alors qu'elle disposait pour 5 personnes de 6000 € par mois, en ayant hérité d'une maison de 140 m². Nous ne devons pas avoir la même notion de la "difficulté". A 5, nous disposons de la moitié et nous nous considérons comme bien lotis malgré nos 70 m² bien insuffisants pour 5 personnes.
Si nous, les catholiques, ne sommes pas plus sobres que la moyenne, pas plus humbles que la moyenne, pas plus charitables, pas plus compatissants, pas plus doux, pas plus pauvres, alors c'est que nos fruits ne sont pas bien mûrs et qu'il nous faut progresser dans l'Amour du Christ avant de vilipender ceux qui n'y croient pas, ceux qui font mine de ne pas y croire, ceux qui ne savent pas, ceux qui sont contre car ils ont été blessés le plus souvent.
Fraternellement.
Cécile
[b][color=#800080][hors sujet issu du fil [i]"Défendons l'honneur du Christ" manifeste[/i]][/color][/b]
Je dis simplement que peu ont la chance d'aller au théâtre, beaucoup d'ailleurs se contrefichent du théâtre, et les rares personnes à s'y intéresser le font, soit par snobisme, soit par réelle passion.
Pour connaître plutôt bien ce petit monde, assez bourgeois et citadin, je peux vous dire que manifester devant ces théâtre a fait de la pub gratuite à une mauvaise pièce. Et de fait, quelques connaissances bobos sont volontairement allées voir cette pièce qu'elles ont jugées affligeante, à cause de l'aversion pour ce que représentaient les manifestants pacifiques catholiques "ultra".
Quant à la christianophobie, vous savez déjà ce que j'en pense... J'ai toujours baigné dans un milieu profondément anticlérical et athée, beaucoup de mes ami(e)s catholiques aussi, et nous n'avons jamais été attaqués. Pas plus sur le pape, que sur la sexualité, que sur le célibat des prêtres, que sur l'avortement, que sur notre manière de voir le monde. Eventuellement, quelques sourires de temps à autres mais jamais malveillants. Quand nous sommes attaqués, c'est relatif à ce que nous pouvons représenter de mauvais. Combien de femmes et d'hommes, dans mon entourage plus ou moins proche ont été blessés par l'Eglise ? Certains ont réussi par l'Amour du Christ et pour l'Amour du Christ à surmonter leurs réticences, d'autres, non.
Oui, j'ai dans mon entourage proche des personnes abusées sexuellement par des prêtres, des personnes humiliés physiquement et moralement par des "bonnes soeurs", y compris dans des milieux tradi où la pureté est une obsession.
Alors oui, je pense que tant que le ménage ne sera pas fait à ce niveau là, tant que nos fruits, à nous tous, ne seront pas ceux de la plus grande charité, on ne pourra pas demander à ceux qui attaquent l'église-institution, à ceux qui sont indifférents, à ceux qui osent en rire (mais il faut aussi arrêter d'être des tristes sires), et qui le font sans avoir jamais rencontré Jésus, d'être différents.
Mère Térésa défendant la Vie à bout de bras, d'âme et de coeur, était crédible. Les "intégristes pro-vie" (je rappelle que je suis moi aussi contre l'avortement pour qu'il n'y ait pas de confusion possible) ne le sont pas car ils ont plus de respect pour le bébé à naître que pour la personne déjà née. Et que leur peur est supérieure à leur Amour.
Et en France, le problème principal du catholicisme reste indiscutablement son enracinement dans la bourgeoisie. La France catholique est bourgeoise. Je me suis amusée cet été en pélerinage à voir un peu quelle était la "couleur" sociale des familles qui m'entouraient... Pour la plupart, les familles vivaient dans des petites résidences coquettes et sur toutes les familles avec 4 ou 5 enfants rencontrées, bizarrement, le problème d'argent ne se posait pas. Si, une famille a osé me dire que c'était "difficile" pour elle alors qu'elle disposait pour 5 personnes de 6000 € par mois, en ayant hérité d'une maison de 140 m². Nous ne devons pas avoir la même notion de la "difficulté". A 5, nous disposons de la moitié et nous nous considérons comme bien lotis malgré nos 70 m² bien insuffisants pour 5 personnes.
Si nous, les catholiques, ne sommes pas plus sobres que la moyenne, pas plus humbles que la moyenne, pas plus charitables, pas plus compatissants, pas plus doux, pas plus pauvres, alors c'est que nos fruits ne sont pas bien mûrs et qu'il nous faut progresser dans l'Amour du Christ avant de vilipender ceux qui n'y croient pas, ceux qui font mine de ne pas y croire, ceux qui ne savent pas, ceux qui sont contre car ils ont été blessés le plus souvent.
Fraternellement.
Cécile