par ti'hamo » jeu. 17 nov. 2011, 12:05
@Mars
Ce n'est pas le fait historique d'une diversité de courants de pensée à cette époque que nous remettons en question : cela est un fait établi, et d'ailleurs il ne serait pas question ici de concile, en effet, réuni pour apporter des réponses, s'il n'y avait pas eu de questions.
Ce que nous soulignons et pointons comme des erreurs de perspective, c'est plutôt :
. de laisser entendre, de sous-entendre que le dogme ne serait qu'une construction purement arbitraire :
or, justement, s'il y a réunion de conciles, discussions et explications, c'est bien qu'il s'agit de tout le contraire d'une décision arbitraire et autoritaire.
. de sous-entendre que le dogme serait une construction du pouvoir politique, une émanation de l'empereur :
ce qui historiquement n'a pas de sens, ne serait-ce que parce que, justement, l'arianisme, considéré comme hérésie sur le plan théologique, a eu lui aussi son heure de gloire politique.
On remarquera, d'autre part, que ceux que séduit cette thèse par ce qu'elle recèle de complots, de mystères, "d'Histoire secrète" enfin révélée, etc... (tous thèmes toujours très porteurs),
ne nous expliquent pas quel intérêt politique représentait tel dogme face à tel autre, et l'intérêt qu'aurait pu avoir le pouvoir politique à favoriser un dogme plutôt qu'un autre (surtout celui de la divinité du Christ qui, du coup, réduit à néant le concept antique de divinisation de l'empereur, autrement plus porteur).
Une thèse qui ne se vérifie pas et qui n'explique rien des faits observés, vous en conviendrez, ne semble pas très sérieuse.
Nos critiques portent donc plutôt sur ce point : cette tendance à se laisser séduire, sans avoir réellement pris connaissance du sujet, par des thèses qui n'expliquent rien et que personne n'explique,
et par des représentations anachroniques et/ou relevant de la science-fiction, de l'église et des débats théologiques.
(notamment le thème éculé d'une église construite par et pour le pouvoir politique, faisant taire à force de complots et de répressions des courants clandestins porteurs d'une sagesse secrète : thème rebattu mais plus susceptible de fournir des scénarios (assez mauvais au demeurant) de romans ou de bande-dessinées que les fondations d'une réelle étude historique :
puisque dans les faits c'est toujours plus compliqué et différent, notamment ici l'appui politique dont pouvait se prévaloir l'arianisme)
(soit dit en passant, l'empereur que vous citez, si je ne m'abuse, a été baptisé sur son lit de mort, par un évêque arien...)
@Mars
Ce n'est pas le fait historique d'une diversité de courants de pensée à cette époque que nous remettons en question : cela est un fait établi, et d'ailleurs il ne serait pas question ici de concile, en effet, réuni pour apporter des réponses, s'il n'y avait pas eu de questions.
Ce que nous soulignons et pointons comme des erreurs de perspective, c'est plutôt :
. de laisser entendre, de sous-entendre que le dogme ne serait qu'une construction purement arbitraire :
or, justement, s'il y a réunion de conciles, discussions et explications, c'est bien qu'il s'agit de tout le contraire d'une décision arbitraire et autoritaire.
. de sous-entendre que le dogme serait une construction du pouvoir politique, une émanation de l'empereur :
ce qui historiquement n'a pas de sens, ne serait-ce que parce que, justement, l'arianisme, considéré comme hérésie sur le plan théologique, a eu lui aussi son heure de gloire politique.
On remarquera, d'autre part, que ceux que séduit cette thèse par ce qu'elle recèle de complots, de mystères, "d'Histoire secrète" enfin révélée, etc... (tous thèmes toujours très porteurs),
ne nous expliquent pas quel intérêt politique représentait tel dogme face à tel autre, et l'intérêt qu'aurait pu avoir le pouvoir politique à favoriser un dogme plutôt qu'un autre (surtout celui de la divinité du Christ qui, du coup, réduit à néant le concept antique de divinisation de l'empereur, autrement plus porteur).
Une thèse qui ne se vérifie pas et qui n'explique rien des faits observés, vous en conviendrez, ne semble pas très sérieuse.
Nos critiques portent donc plutôt sur ce point : cette tendance à se laisser séduire, sans avoir réellement pris connaissance du sujet, par des thèses qui n'expliquent rien et que personne n'explique,
et par des représentations anachroniques et/ou relevant de la science-fiction, de l'église et des débats théologiques.
(notamment le thème éculé d'une église construite par et pour le pouvoir politique, faisant taire à force de complots et de répressions des courants clandestins porteurs d'une sagesse secrète : thème rebattu mais plus susceptible de fournir des scénarios (assez mauvais au demeurant) de romans ou de bande-dessinées que les fondations d'une réelle étude historique :
puisque dans les faits c'est toujours plus compliqué et différent, notamment ici l'appui politique dont pouvait se prévaloir l'arianisme)
(soit dit en passant, l'empereur que vous citez, si je ne m'abuse, a été baptisé sur son lit de mort, par un évêque arien...)