Les dégradations de la planète

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Re: Les dégradations de la planète

par laiglejo » mar. 15 avr. 2008, 15:19

La fonte accélérée des glaciers, une "bombe à retardement"
REUTERS | 15.04.2008 | 11:25
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Par Sylvia Westall

VIENNE (Reuters) - Les glaciers et les neiges d'altitude fondent plus tôt au printemps, ce qui signifie que l'eau est déjà partie lorsque des millions d'habitants en ont besoin durant l'été, quand les pluies se font rares, ont déclaré lundi des scientifiques réunis à Vienne.

"C'est là tout bonnement une bombe à retardement", a déclaré l'hydrologue Carmen de Jong.

Les régions du monde les plus exposées à cette "bombe à retardement" sont l'Afrique australe, les Etats-Unis, l'Amérique latine, le bassin méditerranéen et certaines zones du Proche-Orient.

La hausse des températures moyennes signifie que la fonte, de manière générale, intervient plus tôt et plus rapidement et que les montagnes ne sont plus en mesure de pallier le manque d'eau dans les régions de plaines, à faibles précipitations, l'été.

"Dans certaines zones, les glaciers de petite taille pourraient avoir disparu dans 30 à 50 ans, et ainsi, une source très sûre d'eau potable, notamment durant les mois d'été, pourrait disparaître", explique De Jong.

CONSÉQUENCES VISIBLES EN AFGHANISTAN


Cette femme, professeur à l'université de Bristol, faisait spécifiquement référence à des zones du bassin méditerranéen sur lesquelles elle a concentré ses recherches, mais, a-t-elle ajouté, ses conclusions s'appliquent à la totalité de l'arc alpin de même qu'à d'autres chaînes.

Pour Daniel Viviroli, de l'université de Berne, près de 40% des régions de montagne pourraient être concernées, qui fournissent de l'eau à des populations qui ne peuvent en trouver par ailleurs.

Les zones subtropicales, où vit 70% de la population mondiale, sont les plus vulnérables, a-t-il expliqué. Dans la mesure où la population du globe va continuer de croître à un rythme rapide, il pourrait ne pas y avoir, à certains moments de l'année, suffisamment d'eau potable - sans parler de l'eau pour les cultures.

En Afghanistan, pays qui compte 3.500 glaciers, les effets du réchauffement du climat mondial peuvent être déjà constatés dans la chaîne de l'Hindu Kush, a déclaré le chercheur américain Bruce Molnia.

"Les glaciers rapetissent de plus en plus", a-t-il dit, en soulignant que dans un premier temps, la conséquence en est une hausse de la fréquence des inondations.

Dans certaines vallées, la neige a complètement disparu durant des mois où, d'ordinaire, elle blanchissait le paysage, et de nombreux bassins se sont asséchés.

Version française Eric Faye
NOUVEL OBS

PARTIE 1



PARTIE 2


ENVOYE SPECIAL "VIVRE SANS GLACIER"

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http://www.actu-environnement.com/ae/ne ... _4726.php4
17/03/2008
La fonte des plus grands glaciers mondiaux se poursuit inexorablement

Selon les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers publiées hier par le PNUE, la fonte des glaciers continue et touche l'ensemble des massifs montagneux. La tendance est même globalement à l'accélération !

Alors que le G20 vient de se terminer sans avoir pu dégager de consensus quant aux efforts à fournir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, le PNUE publie les dernières données du Service mondial de suivi des glaciers (SMSG) dont le siège se trouve à Zurich en Suisse. Selon les données de l'institut basées sur l'observation de près de 30 glaciers de référence situés dans neufs massifs montagneux distincts, le taux moyen de fonte et d'amincissement a plus que doublé entre les années 2005 et 2006. Les bilans estimatifs pour l'année 2006 indiquent que la fonte des glaciers a été plus importante et atteint en moyenne 1,5 mètre contre un 0,5 mètre en 2005. La fonte la plus élevée a été subie par le glacier norvégien du Breidalblikkbrea qui a perdu près de 3,1 mètres d'épaisseur durant la seule année 2006 contre 0,3 mètre l'année précédente.
D'autres fontes ont été enregistrées en Autriche avec le glacier Grosser Goldbergkees (1,2 mètre en 2006 contre 0,3 en 2005), en France sur le glacier d'Ossoue (3 m contre 2,7 m en 2005), en Italie où le glacier de Malavalle a reculé de 1,4 mètre en 2006 contre 0,9 mètre en 2005 mais également en Espagne, en Suède ou encore en Suisse.

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Sur la même période, le SMSG note toutefois que certains glaciers ne se sont pas autant rétrécis qu'en 2005. C'est le cas par exemple du Chacaltaya en Bolivie, du Place glacier au Canada, de l'Hamtah en Inde ou encore des glaciers Daniels et Yawning aux Etats-Unis. Au final sur les 30 glaciers de référence étudiés par le SMSG, seul un continu à s'épaissir : le glacier Echaurren Norte au Chili.

Les derniers résultats font partie de ce qui semble être une tendance à l'accélération sans fin apparente, explique le professeur Wilfried Haeberli, directeur du SMSG. Pour le professeur Haeberli, il est clair que ces chiffres confirment la tendance à l'accélération de la fonte des glaciers au cours des 25 dernières années. Au cours de la période 1980-1999, la perte moyenne s'élevait à 0,3 mètre par an avec une année record à 0,7 mètre de fonte en 1998. Depuis 2000, ce taux a grimpé à 0,5 mètre par an en moyenne et le record de 1998 a été battu trois fois au cours des six dernières années : 2003, 2004 et 2006. Au final depuis les années 1980, les glaciers ont perdu en moyenne 11,5 mètres d'épaisseur.

Pour Achim Steiner, secrétaire général de l'ONU et directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) la situation est critique : des millions voire des milliards de personnes dépendent directement ou indirectement de ces stockages naturels d'eau pour la production d'eau potable, l'agriculture, l'industrie et la production d'électricité durant une bonne part de l'année, explique-t-il. Les glaciers de l'Himalaya alimentent par exemple les plus grands fleuves indiens comme le Gange, l'Indus ou le Brahmapoutre qui permettent à des millions de personnes de vivre. Un ralentissement du débit des fleuves pourrait avoir des conséquences sanitaires et économiques très graves pour ces populations.
Des risques pèsent également sur les populations des pays industrialisés où l'eau est également un élément majeur pour la santé (fabrication d'eau potable), l'industrie (refroidissement, production d'électricité) et l'agriculture.
Pour Achim Steiner, la fonte des glaciers est la preuve et le signal d'alerte le plus marquant du réchauffement climatique. Le secrétaire général de l'ONU mise donc sur la prochaine réunion de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCUNCC) prévue fin 2009 à Copenhage pour enfin mettre tout le monde d'accord sur l'action à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les gouvernements devront convenir d'un nouveau régime de réduction d'émissions et d'adaptation. Autrement, comme les glaciers, l'opportunité d'agir pourrait tout simplement fondre.

F.ROUSSEL

Re: Les dégradations de la planète

par laiglejo » mer. 26 déc. 2007, 18:25

Benoît XVI dénonce les conflits et l'exploitation de la planète
LE MONDE | 26.12.07

Des milliers de fidèles étaient réunis, mardi 25 décembre, place Saint-Pierre à Rome où le pape Benoît XVI est apparu pour prononcer, depuis la loggia centrale de la basilique, le traditionnel message de Noël "à la ville et au monde" (urbi et orbi). A son inquiétude devant la montée des conflits, le pape, qui semblait fatigué, a ajouté une dénonciation de l'exploitation des ressources de la planète. Un thème assez rare dans l'enseignement des papes, auquel Benoît XVI donne un éclat particulier.

Il a déploré, d'abord, l'accroissement des tensions ethniques, religieuses et politiques, "qui déchirent le tissu intérieur de nombreux pays et enveniment les relations internationales". Sans entrer dans le détail de chacune des crises mondiales, il a cité les conflits africains, celui des "terres déchirées" du Darfour, de la Somalie, de la République démocratique du Congo (RDC), et celui qui oppose l'Erythrée et l'Ethiopie. Puis, inlassablement, il a repris ses suppliques de paix au Proche-Orient, au Liban, en Irak et en Afghanistan.

Les victimes de ces conflits, comme du terrorisme et d'autres violences également évoquées, sont "les franges les plus vulnérables" de la société : enfants, femmes, vieillards.

Avec des accents pathétiques, le pape a dénoncé les souffrances inouïes "infligées à des populations entières". Et, une fois de plus, il a exhorté les dirigeants de la planète à la "sagesse et (au) courage pour trouver des solutions humaines, justes et durables".


Noël est donc la "consolation", résume le chef de l'Eglise catholique, de ceux qui se trouvent "dans les ténèbres de la guerre". Puis dans les ténèbres de la misère et de l'injustice : ceux à qui est refusée l'aspiration à "une existence plus sûre, à la santé, à l'éducation, à un emploi stable, à une participation plus pleine aux responsabilités civiles et politiques, hors de toute oppression et à l'abri de conditions qui offensent la dignité humaine". Benoît XVI s'est montré anxieux devant le nombre croissant des populations migrantes, réfugiées et déplacées.

CATASTROPHES NATURELLES

Enfin, le chapitre "environnemental". Le pape a évoqué les catastrophes naturelles et les "désastres écologiques". Avec retard par rapport aux Eglises protestantes et orthodoxes - plus
précoces, dans leur théologie et leur action, sur le thème de la "sauvegarde de la Création" -, l'Eglise catholique intègre désormais le respect de l'environnement dans son magistère officiel. Benoît XVI est un pape "vert".

Dans son message, publié à la mi-décembre, en vue de la Journée de la paix 2008 (que l'Eglise célèbre chaque 1er janvier), il avait déjà fait sienne cette question de l'équilibre écologique de la planète, réclamant des expertises et des mesures " prudentes" et "sans précipitation idéologique". A la messe de minuit de Noël, lundi soir 24 décembre, il avait dénoncé avec vigueur "l'utilisation abusive des ressources de la planète et leur exploitation égoïste".

Plus familier de ce thème, Mgr Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef de l'Eglise anglicane, a lui aussi consacré son message de Noël à un plaidoyer en faveur de l'écologie et dénoncé "l'avidité des hommes" menaçant le fragile équilibre de la Terre.

Retransmis dans une soixantaine de pays, le message de Noël de Benoît XVI a été suivi de salutations en soixante-trois langues.

Henri Tincq

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Re: Les dégradations de la planète

par laiglejo » mer. 19 déc. 2007, 20:58

Les sceptiques français du climat accusés de tricherie

Le géophysicien français Vincent Courtillot et certains de ses collègues, qui contestent l'origine humaine du réchauffement climatique, sont accusés par d'autres scientifiques d'avoir publié dans une revue américaine des données tronquées pour appuyer leur thèse.

Courtillot contre le GIEC


Dans un article intitulé «Are there connections between the Earth's magnetic field and climate?» publié en janvier dans le journal Earth and Planetary Science Letters, le géophysicien français Vincent Courtillot et son équipe de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IGP) établissaient notamment une corrélation entre les variations du champ magnétique terrestre, du rayonnement solaire et des températures. Ils jetaient notamment le doute sur le fait que l’homme puisse être le principal responsable du réchauffement actuel. Une thèse qui contredit le dernier rapport du Groupe d'experts sur le changement climatique (GIEC) qui attribue avec une quasi certitude le réchauffement aux activités humaines.

Les Français parlent aux Français

Cet article est sévèrement critiqué par les climatologues Edouard Bard et Gilles Delaygue, du Collège de France. Dans un commentaire à paraître dans Earth and Planetary Science Letters à l’article de Courtillot, les deux chercheurs reprochent au géophysicien «un certain nombre d'approximations qui sapent leurs corrélations». Puis ils attaquent, point par point, les principaux arguments de Courtillot en démontrant qu’il s’est appuyé sur des données partielles ou tronquées pour parvenir à sa conclusion. Ils relèvent notamment que dans ses calculs, le chercheur de l’IGP a utilisé une approximation qui considère que la terre est un disque et non une sphère…
Les Américains s’y mettent

Sur le blog realclimate.org, qui rassemble les contributions de nombreux spécialistes du climat de renommée mondiale, le géophysicien américain Raymond T. Pierrehumbert s’en prend lui aussi à Courtillot. Dans un billet intitulé « Les Chevaliers de l’Ordre de la Terre Plate», il expose et complète, sur un ton très polémique, l’argumentation scientifique publiée par Edouard Bard et Gilles Delaygue. Le chercheur américain, qui a enseigné à l’université de Princeton et au MIT avant d’être professeur à l’Université de Chicago, rappelle d’abord que «nous en savons beaucoup sur l'impact climatique du CO2, et aucune combine avec les rayons cosmiques ou le champ magnétique ne peut faire disparaître cette physique».

« Je-m'en-foutisme et ignorance »

«Comme la plupart des travaux du genre, celui [de Courtillot et al.] est construit sur un vide intellectuel», affirme Pierrehumbert « Je-m'en-foutisme et ignorance, est l'interprétation de loin la plus charitable que l'on puisse apporter à cet ensemble ». Selon ce chercheur, «la plupart des corrélations sur lesquelles reposent les pauvres cas de Courtillot et al. sont en fait bidons», et il s’étonne que la honte ne pousse pas son collègue français, membre de l’Académie des Sciences, «à la recherche du plus proche trou de souris pour s'y cacher».

Jewel Samad AFP ¦ Al Gore intervient à la conférence sur le climat, le 13 décembre 2007 à Nusa Dua, sur l'île de Bali



Yaroslav Pigenet

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 16:55

Si certains se désolent des conséquences du réchauffement climatique, d'autres se frottent les mains. Le recul de la banquise va permettre aux bateaux de passer au Nord de l'Amérique et de l'Asie. Ils pourront ainsi gagner du temps dans le transport des marchandises et du pétrole. C'est sûrement une des raisons pour lesquelles les États-Unis refusent de signer.

Avec le réchauffement de l'arctique il sera plus facile de creuser des puits de pétrole et on pourra même faire des forages en mer. On avance que le groenland pourrait receler 20% des réserves mondiales

Le réchauffement climatique ouvre à certains la perspective de nouveaux enjeux politiques et économiques


http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 924,0.html
Le Groenland s'ouvre à l'exploration pétrolière alors que les projets se multiplient dans tout l'Arctique
LE MONDE | 19.07.06 | 15h24


Le 18 juillet, le gouvernement a ouvert un appel d'offres pour des concessions d'exploration pétrolière à l'ouest du Groenland. En 2005, un précédent appel à concessions a été emporté par la compagnie canadienne EnCana, un important producteur de gaz basé à Calgary, qui prépare des forages pour 2008.

"Nous n'avons jamais connu autant d'intérêt pour la prospection pétrolière qu'aujourd'hui", indique à l'Agence France-Presse Joern Skov Nielsen, du Bureau des matières premières du Groenland.

En Norvège, la compagnie norvégienne Statoil se montre plus sceptique : "L'ouest du Groenland ne nous intéresse pas, dit Tor Fjaeran, vice-président pour l'environnement. L'est de l'île devrait être plus prometteur, du fait de ses similarités géologiques avec la mer du Nord."

S'il est encore trop tôt pour faire du Groenland un nouveau Qatar, le potentiel de l'île de 2,2 millions de km2, comme celui de toutes les régions arctiques, excite les milieux pétroliers.

Lors d'une conférence en octobre 2005, Thomas Ahlbrandt, de l'agence gouvernementale US Geological Survey, qualifiait l'Arctique de "nouvelle frontière" pétrolière. La région polaire détiendrait plus de 20 % des réserves de pétrole et de gaz à découvrir dans le monde.

Deux facteurs stimulent la prospection des hydrocarbures : d'une part, la hausse du prix du pétrole, qui permet à des exploitations très coûteuses, du fait du froid, de la glace, de l'éloignement, de devenir rentable.

DES RISQUES POUR L'ENVIRONNEMENT

D'autre part, le changement climatique, qui devrait libérer des glaces de nombre de ces zones et faciliter leur exploitation. Or c'est dans les régions polaires que le réchauffement est le plus sensible : dans les trente dernières années, la température moyenne au Groenland a augmenté de 1,5 ºC, soit deux fois plus que la moyenne mondiale, selon l'Institut météorologique danois.

Non loin du pôle Nord, les compagnies se préparent à forer dans les mers glacées. Statoil commencera à produire du gaz, avec Total et Gaz de France, en 2007 à Snohvit, au large de Hammerfest, non loin du cap Nord.

En mer de Barents, plus à l'est, plusieurs compagnies attendent le feu vert russe pour exploiter le gisement de Stockman - "un projet énorme", dit-on chez Total, qui est présélectionné.

En Alaska, la Maison Blanche espère pouvoir ouvrir à l'exploitation un champ situé sur la côte nord, dans une réserve naturelle, tandis qu'au nord-ouest du Canada la mer de Beaufort recèle des gisements importants.

Mais ces projets d'exploitation soulèvent des problèmes écologiques importants : "Le froid, l'obscurité, le mauvais temps, la glace créent des conditions d'exploitation très risquées, dit Samanta Smith, responsable du programme arctique de l'association WWF. Or les technologies ne sont pas prêtes. Et l'environnement arctique est particulièrement fragile".

Des marées noires pourraient y avoir de graves conséquences. L'exemple de Sakhaline, dans l'extrême orient russe, en dessous du cercle polaire mais précurseur des exploitations arctiques, démontre combien il est difficile de produire du pétrole sans dégâts dans ces régions.

En Alaska, BP vient de reconnaître que plusieurs de ses puits laissaient fuir du pétrole et en a fermé une dizaine.
Hervé Kempf
Au fond, la folie des hommes n'a pas de limite et courre vers la destrction de son environnement jusqu'à son auto-destruction !

par Cycas » mar. 15 août 2006, 16:50

Ne soyez pas si pessimiste, la conscience d'une catastrope écologique est de plus en plus présente dans l'ensemble des partis.
Pour le moment, les associations sont plus en avance que les partis qui ont du mal à changer le cap alors qu'ils misent tout sur quelques points qui font leur succès depuis des années.

Et puis des associations chrétiennes de défense de l'écologie se créent.

Les chrétiens ne sont sûrement pas les moins sensibles à la desruction de la création divine.-

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 16:45

Je pense que les "écologistes", dès le départ ont commis le grand tort, guidés part l'appétit de pouvoir, d'avoir une ambition politique, ce qui a découragé les français de lui donner l'importance qu'elle mérite. Les catholiques, au fond, agissent de même en pensant que la politique peut régler leurs ambitions de pouvoir religieux. Chacun négligeant ainsi ce qui deviendra bientôt un problème mondial : celui de notre survie sur terre !

rep

par giorgino » mar. 15 août 2006, 16:18

Il est vrai que l' écologie " officielle " se consacre à son jeu favori , se taper dessus ! Mais est ce une raison pour qu'une sensibilité écologique n' éclose pas chez les chrétiens .? Est ce une raison précisément pour abandonner aux écolos le droit a la parole ? Non , n'est ce pas ? Quant à Hulot , s'il se présente , il peut etre beaucoup plus crédible , car c'est un homme de terrain . Il parle de ce qui est , il ne flattera personne . Ceci dit la résolution écologique des problèmes passera forcément par des choix politiques et les chrétiens doivent s'y impliquer plus . Enfin , ça me parait en tous cas évident .

Re: rep

par Cycas » mar. 15 août 2006, 15:58

giorgino a écrit :Tu as raison de rappeler que JP II se préoccupait de l' écologie , mais les chrétiens s'en préoccupent-ils ? Sur ce site dans le fil "Présidentielles de 2007 " , Le Pen , De villiers , Boutin , Sarkozy se partagent 61 % des intentions de vote des forumeurs pendant que 1 % pense voter écolo . Bien sur chacun est libre , mais est ce normal de laisser une planète à nos descendants dans l' état ou elle est ? Avons nous ce " droit " ? Or , je note que ça n' a pas l' air de déranger grand monde . C'est pourtant très grave et la sensibilité chrétienne serait bien inspirée de se mobiliser et de s'en préoccuper .
Les écologistes dans le sondage ne sont représentés que par la gauche écologiste qui ne diffère pas vraiment de la LCR sur beaucoup de points. Cete écologie de gauche sans véritable programme d'écologie réelle ne peut séduire beaucoup de chrétiens.
Qu'un Hulot , un Waechter ou une Lepage apparaissent et le score sera plus important.

rep

par giorgino » mar. 15 août 2006, 15:49

Tu as raison de rappeler que JP II se préoccupait de l' écologie , mais les chrétiens s'en préoccupent-ils ? Sur ce site dans le fil "Présidentielles de 2007 " , Le Pen , De villiers , Boutin , Sarkozy se partagent 61 % des intentions de vote des forumeurs pendant que 1 % pense voter écolo . Bien sur chacun est libre , mais est ce normal de laisser une planète à nos descendants dans l' état ou elle est ? Avons nous ce " droit " ? Or , je note que ça n' a pas l' air de déranger grand monde . C'est pourtant très grave et la sensibilité chrétienne serait bien inspirée de se mobiliser et de s'en préoccuper .

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 15:00

LES INCENDIES

Sur une planète si fragilisée, les incendies ont des conséquences non négligeables sur le réchauffement de la planète, réchauffement qui avec la sécheresse qu'il engendre provoque en retour des incendies (c'est comme l'histoire du serpent qui se mord la queue)

On connait maintenant la conséquence sur le réchauffement, de la déforestation de l'amazonie qui était considéré comme un des poumons de la planète.

Les racines des arbres en retenant l'eau de pluie conservent l'humidité des sols nécessaire aux cultures. Sur un sol aride, la pluie n'est pas retenue et s'évapore aussitôt

On se rappelle l'année dernière les grands incendies de californie et ceux qui ont détruit 1/3 du portugal (et ont continué cette année)
Au-delà de l'avancée des déserts

La désertification ne concerne pas seulement le processus qui se passe à l'orée des grands déserts qui avancent. Elle se produit aussi, et de plus en plus, dans des zones traditionnellement peuplées et cultivées de toute la ceinture aride et semi-aride du globe. Pour les scientifiques, le mot désertification désigne avant tout la dégradation croissante des sols qui conditionnent l'équilibre fragile des écosystèmes de ces régions, dont les terres s'érodent rapidement, laissant la place à des étendues dénudées, interdites à la végétation.

Cette dégradation est lourde de conséquences, en particulier sur le cycle de l'eau. Les ressources hydriques se tarissent et la pénurie d'eau menace des centres urbains hyperpeuplés. Privés de toute retenue, les ruissellements provoqués par les pluies torrentielles amplifient l'érosion et entraînent aussi des inondations d'une violence extrême jusqu'au coeur des villes.

Les périodes de sécheresse, qui jouent un rôle marquant dans le processus et la détection d'un réchauffement climatique global, ne manquent pas d'inquiéter. Mais s'arrêter à ce constat serait simpliste. En réalité, ce sont les hommes eux-mêmes - et les bouleversements des modes de gestion des territoires où ils vivent - qui sont la principale cause de l'expansion alarmante de la désertification. L'exode rural vide les villages et les terres inoccupées ne sont plus entretenues. Des zones entières deviennent la proie d'incendies de forêts récurrents, aggravés, dans certains lieux, par l'afflux touristique estival. Dans les vallées plus fertiles s'est mise en place une agriculture intensive, consommatrice d'eau, de fertilisants et de pesticides. Autour des grandes concentrations urbaines, les développements immobiliers et industriels, souvent anarchiques, ont avalé des pans entiers du milieu naturel environnant.

Combattre la désertification, c'est d'abord comprendre l'influence décisive que joue, dans ce processus, la façon dont sont gérés et administrés les territoires d'une région.
http://docteurangelique.forumactif.com/ ... ply&t=1817
CONSEIL DE L'EUROPE
Edition provisoire


La prévention des incendies de forêts

Recommandation 1761 (2006)1

1. Les incendies de forêts représentent un des aspects les plus négatifs de la dégradation de l’environnement que l’on connaît. Chaque année les incendies de forêts et de superficies montagneuses appauvrissent le patrimoine naturel de notre continent, détruisent des masses importantes de forêts et portent atteinte à la biodiversité.

2. Les incendies de forêts produisent aussi des émissions vers l’atmosphère ainsi que des pertes en vies humaines et matérielles, à la fois au sein des populations affectées et des équipes de lutte contre les incendies. Ils conduisent aussi à la réduction progressive de la capacité de stockage en eau des sols ce qui aggrave les déséquilibres hydriques et accroît les déficits en eau.

3. Il s’agit d’une réalité qui touche tous les pays du Conseil de l’Europe, et particulièrement les pays méditerranéens qui sont les plus frappés en termes de nombre d’incendies et de superficie détruite. En raison des changements climatiques, l’Europe méridionale connaîtra, dans les années à venir, une intensification de la sécheresse, qui se traduira, entre autres, par une plus grande fréquence des incendies de forêts.

4. L’exode rural qui a entraîné, ces dernières décennies, l’abandon de certaines pratiques agricoles contribuant à la prévention des incendies de forêts fait partie des éléments favorisant les incendies.

5. L’Assemblée parlementaire soutient sans réserve la Résolution P6_TA(2005)0334 du Parlement européen sur les catastrophes naturelles (incendies et inondations), qui se réfère aux incendies qui sont survenus en 2005 en Europe

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 14:48

Elles sont à présent, en France, une espèce protégée et toute destruction d'un nid d'hirondelle entraine une grosse amende. Un comble quand je me rappelle de ces nuées d'hirondelles qui ont peuplées mon enfance et qui nous indiquaient par leurs cris strident l'orage qui s'annonçait !

rep

par giorgino » mar. 15 août 2006, 13:59

Les moineaux ont disparu de la G-B , de Belgique , Hollande , d'une grosse partie de l' Allemegne et du Danemark ainsi que d'une grosse partie de la Scandinavie . C' est un compagnon de l'homme qui disparait effectivement . les hirondelles aussi se font rares ,elles adorent nicher dans les étables , or comme il n' y a plus d' étables ou presque .....

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 12:03

C'est à 12 ans, en 1962, que j'ai enfin consenti à rompre ma fidélité à ma chère Savoie pour m'enfoncer à l'occasion d'un camp de vacances, dans les alpes glacières, plus exactement dans le massif des écrins.

Nous résidions au Chazelet, village à 1800 m bien connu des photographes, qui surplombe le village de la Grave et qui est une sorte de balcon qui fait face au glacier de la Meige 3983 m

C'était fascinant de voir ce glacier imposant qui nous faisait face et prenait des teintes roses ou bleues selon les heures du jour . Il est resté gravé dans ma mémoire.

Onze ans plus tard, lors d'un séjour en Savoie, j'ai voulu faire une escapade dans les Hautes Alpes pour retrouver ce glacier qui m'avait tant marqué.

J'ai eu la tristesse de ne pas le reconnaitre tant il avait diminué ! Je me rappelle en avoir parlé à un garagiste pour vérifier si je n'avais pas la berlue : "Oh, je ne suis pas là depuis très longtemps mais c'est vrai que les vieux du village en parlent".

A l'époque, l'écologie préoccupait peu de monde. Il me semble que le glacier avait pratiquement diminué du tiers

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On voit très bien, sur cette photo, les moraines à gauche de la croix. Le glacier descendait en-dessous de la base de la croix. Au jour d'aujourd'hui, le glacier a diminué de plus de sa moitié...!...Comme partout ailleurs !


Une nouvelle étude montre que les glaciers alpins pourraient avoir complètement disparu d'ici à 100 ans sous l'effet de la hausse des températures

Christophe Magdelaine pour Notre planète info - 16-07-2006


Les glaciers alpins régressent depuis plus de 150 ans

Selon des glaciologues du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (CNRS- Université Joseph Fourier, Grenoble) et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), les glaciers alpins connaissent un recul généralisé depuis 1850, notamment à cause d'une diminution des précipitations neigeuses et, depuis la décennie 1980, vu l'augmentation des températures en été.

Météo-France l'indiquait également début 2005 en précisant que la température dans les Alpes françaises avait augmenté ces quarante dernières années plus que dans le reste de la France.

Enfin, C. Vincent du Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement soulignait fin 2005 que les glaciers alpins avaient régressé à un niveau encore jamais atteint au cours des quatre derniers siècles.

Le glaciologue Michael Zemp et ses collègues, de l'Institut de géographique de l'Université de Zurich montre dans une nouvelle étude qu'en 1970, les Alpes comptaient 5.150 glaciers, sur une surface de 2 909 km², ce qui correspondait déjà à une diminution de 35% par rapport à 1850. Depuis, la fonte des glaciers s'est accélérée notamment suite à la canicule de 2003 qui a entamé la surface glaciaire de 5 à 10%.
On estime ainsi que les glaciers alpins ont perdu la moitié de leur surface depuis 1850.


Et pourraient disparaître dans 100 ans...

L'Institut de géographique de l'Université de Zurich a réalisé plusieurs scénarios estimant la diminution des glaciers en fonction de l'augmentation de température prévue sur les cent prochaines années. En effet, l’évolution des glaciers alpins est un excellent indicateur de l'évolution du climat et constitue un indicateur fiable du réchauffement climatique (C.Vincent, 11/2005)

Si les températures moyennes augmentent de 3°C durant les mois d'avril à septembre à la fin du XXIe siècle, la surface de glace dans les Alpes diminuera de 80%.
Si la hausse atteint 5°C, seuls les plus grands glaciers, comme celui d'Aletsch, ou les glaciers situés à très haute altitude (plus de 2 900 m) subsisteraient, tous les autres pourraient avoir complètement disparu...

Notre étude montre que la majorité des glaciers alpins pourraient fondre ces prochaines décennies, indique Michael Zemp.

Ces modèles tablent sur une augmentation de 3 à 5°C, ce qui correspond malheureusement à la fourchette du possible annoncée par le GIEC dans son dernier rapport sur le changement climatique, d'autant plus qu'en France, selon Météo-France, depuis la fin du XIXème siècle, le réchauffement a déjà été en moyenne de l'ordre de 1°C.

Les conséquences seront notamment importantes pour les activités humaines comme le souligne Michael Zemp "c'est justement dans les régions de montagne fortement peuplées, comme les Alpes, qu'il faut réfléchir aux conséquences d'une fonte massive des glaciers, sur le cycle de l'eau, l'économie hydraulique, le tourisme ou les dangers naturels".
http://www.planete-urgence.org/planete- ... php?ID=790

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 11:56

Je continue sur le même thème et plus particulièrement : nos moineaux parisiens.

J'ai des souvenirs précis pendant mes années "collège" (196O/65) où, histoire de faire de l'exercice, nous partions à pied de notre région parisienne
pour rejoindre notre premier cours du matin dans notre établissement poche de la butte montmartre avec une amie.

C'était un concert d'oiseaux, tout le long du chemin, de nos chers moineaux de Paris.

Or, on peut constater qu'ils ont quasiment disparus et c'est attristant de voir, à présent, nos platanes dépourvus de vie.

De même, je me rappelle des hirondelles, en Savoie, qui annonçaient la fin de l'été en se rassemblaient par centaines sur les fils électriques avant leur grande migration vers l'afrique. On voit encore des martinets mais les hirondelles sont devenues une espèce protégée.

Je m'amusais alors à marcher dans le verger pour voir le nuage d'insectes que je dérangeais exploser devant moi à chaque pas. Bien que propriétaire d'un petit chalet dans les hautes Alpes pendant sept ans, je n'ai plus trouvé cette profusion

Des indices inquiétants qui contrairement à ce qu'on pourrait croire en regardant la nature se défaire dans des émissions comme "Ushaïa" traitant de régions éloignées, concernent aussi la France

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articl ... S4344.html
Mais où sont passés les moineaux ?
R.Hendrick
Passer domesticus a été inscrit sur la liste des espèces en voie dedisparition


C’est une nouvelle alarmante que relève le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, dont dépend le CRBPO (Centre de Recherche sur la Biologie des populations d’Oiseaux). D’après ses experts, les populations de moineaux déclinent de manière rapide et inexpliquée dans toute l’Europe occidentale. Ce phénomène inquiète d’autant plus les ornithologues que le moineau domestique est une espèce étroitement liée à l’homme.

La disparition du moineau est particulièrement marquée en Grande-Bretagne où le nombre d’oiseaux a diminué de 90% à 95% en moins de quinze ans. Si bien que le Passer domesticus a été inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition. Mais c’est dans toute l’Europe que le déclin est observé. Plusieurs raisons sont invoqués pour expliquer cette disparition : concurrence d’autres espèces, pollution, maladies, ondes électromagnétiques (téléphonie mobile)…mais aucune hypothèse n’est vraiment satisfaisante.

.Fait troublant, la baisse des populations de moineaux domestiques survient après la quasi disparition (de 80% à 95% entre 1970 et 2000) d'une autre espèce de moineau autrefois abondant en Europe occidentale, le "Moineau friquet".Inquiets, les ornithologues du Muséum d'histoire naturelle ont mis en place un réseau de surveillance des populations de moineaux domestiques d'Ile-de-France avec dix stations de baguage des oiseaux, à Paris intra muros et autour de la capitale.

J.I.
18/04/2006

par laiglejo » mar. 15 août 2006, 11:49

http://terresacree.org/constat.htm
Faisant suite à son Assemblée Générale, et dans l'optique de la Journée Internationale de la Biodiversité (le 22 Mai 2006), la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) Loire-Atlantique rappelle que la richesse en espèces de la planète, faune et flore confondues, est aujourd'hui menacée par des pratiques inadaptées ou abusives, et que la France a de fortes responsabilités en la matière. Nous sommes au seuil de la sixième grande vague d'extinction de l'histoire de la Terre, sauf à réviser radicalement et sans tarder nos modes de vie.

Les espaces naturels se réduisent : en France, la moitié des zones humides a disparu en 30 ans, elles qui abritent 30 % des espèces végétales remarquables et menacées, 50 % des espèces d'oiseaux et les deux tiers des poissons que nous consommons. La situation des oiseaux, indicateurs essentiels de la biodiversité, est également préoccupante : 226 espèces d'oiseaux sont menacées à des degrés divers en Europe, soit 43 % de l'avifaune de notre continent. La France se classant ainsi au 5è rang mondial des pays hébergeant des espèces d'oiseaux menacés d'extinction globale.

Les espèces s'éteignent actuellement dans le Monde à un rythme 100 fois supérieur au taux moyen observé dans l'histoire de la Terre

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