par Lylïéflorèncé! » mar. 18 oct. 2011, 18:25
Bonjour,
Charlier André a écrit :
Audace caractéristique, Michel-Ange place dans le bras gauche de Dieu un androgyne en plus de se portraiturer personnellement dans le visage de Dieu. Pourquoi cette ressemblance n’est-elle jamais dénoncée ? Quelle en est la raison ?
Personnellement, sous le bras gauche de Dieu je vois un ange. Je dois avouer que je ne suis pas Byzantin et ne vois pas le rapport entre lui et une ressemblance entre Dieu et l'artiste. S'il y a ressemblance, est-ce un délit ? un crime ? ... Pourquoi est-elle à dénoncer ? Comme pour tout contrat, je suppose qu'il y a eu accord sur l'objet et le prix entre l'artiste et le commanditaire. L'œuvre a été acceptée. A partir de là, tout va bien : les spécialistes de l'art, du XVIème, de Michel-Ange peuvent l'étudier comme bon le semble et faire toutes les savantes interprétations qu'ils veulent ; quant aux croyants, ils peuvent méditer la scène religieuse pour avancer dans leur vie de foi. Je ne vois vraiment aucun motif de scandale.
Charlier André a écrit :
Et ne peut on pas voir dans le Jugement Dernier une satire du sac de Rome en 1527, ordonné par Charles Quint qui se fit aider par les lansquenets protestants. Ce sac fut le plus long de toute l’histoire, il dura un an ; Constantinople trois jours !
Au mur, Dieu le fils est l’Espagnol, tandis que Marie sa mère est la conscience humaine épouvantée, l’âme de la ville de Rome qui se détourne pour ne pas voir.
Moui, si ce n'est qu'à l'époque Michel-Ange était à Florence et je ne vois pas pourquoi, de sa part, donner une vision ironique du sac de Rome. Dans la représentation de la Sainte Vierge, je vois surtout une mère éplorée devant tant et tant d'enfants qui se sont damnés.
Si je devais faire une remarque à propos de la Création de l'homme par Michel-Ange, ce serait sur la représentation de Dieu le Père en vieillard-superman. Il s'agit là d'une vision qui ne me touche pas du tout. Je suis bien plus sensible aux visions médiévales qui nous donne de voir un Père bien proportionné (et non "surproportionné"). Dans la vision de Michel-ange, le Père fait des gestes solennels pour susciter l'homme et la femme. Il ne les touche pas. quelle impression de distance avant même la chute à l'égard d'une créature dont la Très Sainte Trinité avait formé dés l'origine le dessein de l'Incarnation (nous apprend Duns Scott) !
Bonjour,
[quote="Charlier André"]
Audace caractéristique, Michel-Ange place dans le bras gauche de Dieu un androgyne en plus de se portraiturer personnellement dans le visage de Dieu. Pourquoi cette ressemblance n’est-elle jamais dénoncée ? Quelle en est la raison ?
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Personnellement, sous le bras gauche de Dieu je vois un ange. Je dois avouer que je ne suis pas Byzantin et ne vois pas le rapport entre lui et une ressemblance entre Dieu et l'artiste. S'il y a ressemblance, est-ce un délit ? un crime ? ... Pourquoi est-elle à dénoncer ? Comme pour tout contrat, je suppose qu'il y a eu accord sur l'objet et le prix entre l'artiste et le commanditaire. L'œuvre a été acceptée. A partir de là, tout va bien : les spécialistes de l'art, du XVIème, de Michel-Ange peuvent l'étudier comme bon le semble et faire toutes les savantes interprétations qu'ils veulent ; quant aux croyants, ils peuvent méditer la scène religieuse pour avancer dans leur vie de foi. Je ne vois vraiment aucun motif de scandale.
[quote="Charlier André"]
Et ne peut on pas voir dans le Jugement Dernier une satire du sac de Rome en 1527, ordonné par Charles Quint qui se fit aider par les lansquenets protestants. Ce sac fut le plus long de toute l’histoire, il dura un an ; Constantinople trois jours !
Au mur, Dieu le fils est l’Espagnol, tandis que Marie sa mère est la conscience humaine épouvantée, l’âme de la ville de Rome qui se détourne pour ne pas voir.
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Moui, si ce n'est qu'à l'époque Michel-Ange était à Florence et je ne vois pas pourquoi, de sa part, donner une vision ironique du sac de Rome. Dans la représentation de la Sainte Vierge, je vois surtout une mère éplorée devant tant et tant d'enfants qui se sont damnés.
Si je devais faire une remarque à propos de la Création de l'homme par Michel-Ange, ce serait sur la représentation de Dieu le Père en vieillard-superman. Il s'agit là d'une vision qui ne me touche pas du tout. Je suis bien plus sensible aux visions médiévales qui nous donne de voir un Père bien proportionné (et non "surproportionné"). Dans la vision de Michel-ange, le Père fait des gestes solennels pour susciter l'homme et la femme. Il ne les touche pas. quelle impression de distance avant même la chute à l'égard d'une créature dont la Très Sainte Trinité avait formé dés l'origine le dessein de l'Incarnation (nous apprend Duns Scott) !