par cmoi » mer. 30 août 2023, 4:36
Je pensais pour ma part à Romanos le mélode « joyau de l’Eglise », reconnu par le catholicisme et l’orthodoxie.
Wikipédia en dit ceci (extraits)
On dit que Romain composa plus de 1 000 hymnes ou kontakia10 devant être chantées à diverses fêtes religieuses ou anniversaires des saints du calendrier liturgique. Seules 85 nous sont parvenues, dont une soixantaine sont probablement authentiques.
Selon la légende, rien ne le prédisposait à cette tâche. Doué d’une mauvaise voix, il n’arrivait pas à lire en public sans déclencher les moqueries de ses confrères. Or, vers 518, alors qu’il était en devoir dans l’église de la Panagia aux Blachernes, il s’endormit durant l'office de la vigile de la Nativité peu avant de faire la lecture du Livre des Psaumes. Pendant son sommeil, la Théotokos (« Mère de Dieu ») lui apparut en songe tenant un rouleau qu’elle lui ordonna de manger. Il se réveilla aussitôt, reçut la bénédiction du patriarche et monta à l’ambon où il improvisa son hymne la plus célèbre, le kontakion de la Nativité, éblouissant l’empereur, le patriarche, le clergé et la foule des fidèles tant par la profondeur des idées théologiques que contenait l’hymne que par la qualité de la voix et du chant de l’interprète
La tradition veut qu’il s’agisse du premier kontakion (κοντάκιον) jamais chanté. Jusqu’au XIIe siècle, il était chanté chaque année au banquet qu’offrait l’empereur lors de la fête de la Nativité par les chœurs de Sainte-Sophie et des Saints-Apôtres de Constantinople, réunis pour l’occasion. Il se présente sous forme d’un dialogue entre la Mère de Dieu et les Mages venus visiter l’enfant nouvellement né, visite que l’on célèbre selon le rite byzantin le 25 décembre et le 6 janvier selon le rite romain.
Parmi les autres kontakia qui lui sont attribués, les plus connus sont :
• le martyre de saint Étienne ;
• la mort d’un moine ;
• le Jugement dernier ;
• le Fils prodigue (Dimanche du fils prodigue#Kontakion (Ton 3)) ;
• la résurrection de Lazare ;
• la plainte d’Adam ;
• la trahison de Judas.
Bien que la plupart de ses kontakia portent sur des sujets religieux rappelant des histoires de l’Ancien Testament ou du Nouveau Testament ou ayant rapport à la vie du saint que l’on célébrait ce jour-là, Romain a aussi pris pour thèmes divers sujets contemporains comme la sédition Nika dans l’hymne « Sur le tremblement de terre et le feu » ou la reconstruction de Sainte-Sophie dans « Le nouveau Salomon » (allusion à Justinien Ier).
Ces kontakia sont écrits dans la koinè atticisante, c’est-à-dire dans une langue populaire mais de niveau élevé où abondent les expressions sémitisantes, ce qui confirmerait les origines juives du compositeur. Des images choisies avec soin, des métaphores frappantes, des comparaisons fortes, des antithèses saisissantes, la création de nouvelles expressions et une dramatisation vivante des sujets caractérisent son style
Et :
Romain le Mélode fut le plus grand compositeur de kontakia de son époque. Mais il ne devait pas être imité, le genre disparaissant au milieu du VIIe siècle, probablement parce que trop complexe. Il fut remplacé par le Kanon, plus simple, qui fut, dit-on, inventé par André de Crète et illustré par Jean Damascène.
Le nom de Romain le Mélode a été mentionné parmi plusieurs autres comme auteur de l’Acathiste ou Hymne acathiste, un hymne en l’honneur de la Mère de Dieu pour la remercier de la protection qu'elle aurait accordée à la ville de Constantinople lors du siège en 626 ; il est demeuré l’hymne le plus célèbre de la liturgie grecque orthodoxe
.
Et
Saint Romanos, surnommé le Mélode, était diacre à Constantinople au VIe siècle, c'est le plus grand auteur d'hymnes de Byzance.
Et Wikipédia cite si le cœur vous en dit 2 ou 3 hymnes.
Mais ce que Wikipédia appelle légende par incrédulité et déforme quelque peu est seulement miraculeux et quelque peu différent.
Quand j'en aurai pris le courage et le temps, je recopierai prochainement ici pour vous Jean-Michel, et pour Romanos et ceux qui le liront un extrait de ce qu’un moine-prêtre Cyprien aura écrit à propos de l’éclosion de son génie créateur, car cela fait partie du trésor de l’Eglise au même titre que ses compositions...
Et c'est fort édifiant pour la foi.
J'espérais que Romanos m'en dispenserait, il semblait et son dernier message me le confirme, au courant et proche de la tradition orthodoxe vu sa réponse (dont je le remercie ) je me ferai donc une joie de lui conter l'histoire du saint à qui il m' aura fait repenser et je l'en remercie aussi.
A Romanos :
Pour compléter ma première réponse, quand on ignore "lequel est son saint patron", il n'y a pas de péché à hésiter et "tricher" (j'ai moi-même un saint patron qui en cache plusieurs et cela m'est arrivé plus jeune "tout en sachant") mais je pense ma réponse correcte en ce que Dieu lui-même a posé la réalité comme limite aux alternatives du possible, c'est donc un acte ascétique à poser et de fidélité, à l'image de ce que Dieu a voulu par sa création. Et cela bien qu'en effet, le catholicisme souvent donne plus de liberté que l'orthodoxie (mais parfois c'est aussi le contraire... cela dépend de ce qui est en cause : vaste sujet !)
Je crois d'ailleurs que la tradition orthodoxe que vous exposez est plus traditionnelle qu'obligatoire, il y en a aussi des comme cela dans le catholicisme... Elizabeth et Zacharie en ont bien rompue une similaire à la demande d'un ange pour Jean-Baptiste, et il y a donc aussi celle qui veut que rompre ces "petites traditions implicites" vaut comme un signe ou un appel pour une faveur spéciale...!
Je pensais pour ma part à Romanos le mélode « joyau de l’Eglise », reconnu par le catholicisme et l’orthodoxie.
Wikipédia en dit ceci (extraits)
[quote]On dit que Romain composa plus de 1 000 hymnes ou kontakia10 devant être chantées à diverses fêtes religieuses ou anniversaires des saints du calendrier liturgique. Seules 85 nous sont parvenues, dont une soixantaine sont probablement authentiques.
Selon la légende, rien ne le prédisposait à cette tâche. Doué d’une mauvaise voix, il n’arrivait pas à lire en public sans déclencher les moqueries de ses confrères. Or, vers 518, alors qu’il était en devoir dans l’église de la Panagia aux Blachernes, il s’endormit durant l'office de la vigile de la Nativité peu avant de faire la lecture du Livre des Psaumes. Pendant son sommeil, la Théotokos (« Mère de Dieu ») lui apparut en songe tenant un rouleau qu’elle lui ordonna de manger. Il se réveilla aussitôt, reçut la bénédiction du patriarche et monta à l’ambon où il improvisa son hymne la plus célèbre, le kontakion de la Nativité, éblouissant l’empereur, le patriarche, le clergé et la foule des fidèles tant par la profondeur des idées théologiques que contenait l’hymne que par la qualité de la voix et du chant de l’interprète
La tradition veut qu’il s’agisse du premier kontakion (κοντάκιον) jamais chanté. Jusqu’au XIIe siècle, il était chanté chaque année au banquet qu’offrait l’empereur lors de la fête de la Nativité par les chœurs de Sainte-Sophie et des Saints-Apôtres de Constantinople, réunis pour l’occasion. Il se présente sous forme d’un dialogue entre la Mère de Dieu et les Mages venus visiter l’enfant nouvellement né, visite que l’on célèbre selon le rite byzantin le 25 décembre et le 6 janvier selon le rite romain.
Parmi les autres kontakia qui lui sont attribués, les plus connus sont :
• le martyre de saint Étienne ;
• la mort d’un moine ;
• le Jugement dernier ;
• le Fils prodigue (Dimanche du fils prodigue#Kontakion (Ton 3)) ;
• la résurrection de Lazare ;
• la plainte d’Adam ;
• la trahison de Judas.
Bien que la plupart de ses kontakia portent sur des sujets religieux rappelant des histoires de l’Ancien Testament ou du Nouveau Testament ou ayant rapport à la vie du saint que l’on célébrait ce jour-là, Romain a aussi pris pour thèmes divers sujets contemporains comme la sédition Nika dans l’hymne « Sur le tremblement de terre et le feu » ou la reconstruction de Sainte-Sophie dans « Le nouveau Salomon » (allusion à Justinien Ier).
Ces kontakia sont écrits dans la koinè atticisante, c’est-à-dire dans une langue populaire mais de niveau élevé où abondent les expressions sémitisantes, ce qui confirmerait les origines juives du compositeur. Des images choisies avec soin, des métaphores frappantes, des comparaisons fortes, des antithèses saisissantes, la création de nouvelles expressions et une dramatisation vivante des sujets caractérisent son style[/quote]
Et : [quote]Romain le Mélode fut le plus grand compositeur de kontakia de son époque. Mais il ne devait pas être imité, le genre disparaissant au milieu du VIIe siècle, probablement parce que trop complexe. Il fut remplacé par le Kanon, plus simple, qui fut, dit-on, inventé par André de Crète et illustré par Jean Damascène.
Le nom de Romain le Mélode a été mentionné parmi plusieurs autres comme auteur de l’Acathiste ou Hymne acathiste, un hymne en l’honneur de la Mère de Dieu pour la remercier de la protection qu'elle aurait accordée à la ville de Constantinople lors du siège en 626 ; il est demeuré l’hymne le plus célèbre de la liturgie grecque orthodoxe[/quote].
Et [quote]Saint Romanos, surnommé le Mélode, était diacre à Constantinople au VIe siècle, c'est le plus grand auteur d'hymnes de Byzance. [/quote]
Et Wikipédia cite si le cœur vous en dit 2 ou 3 hymnes.
Mais ce que Wikipédia appelle légende par incrédulité et déforme quelque peu est seulement miraculeux et quelque peu différent.
Quand j'en aurai pris le courage et le temps, je recopierai prochainement ici pour vous Jean-Michel, et pour Romanos et ceux qui le liront un extrait de ce qu’un moine-prêtre Cyprien aura écrit à propos de l’éclosion de son génie créateur, car cela fait partie du trésor de l’Eglise au même titre que ses compositions...
Et c'est fort édifiant pour la foi.
J'espérais que Romanos m'en dispenserait, il semblait et son dernier message me le confirme, au courant et proche de la tradition orthodoxe vu sa réponse (dont je le remercie ) je me ferai donc une joie de lui conter l'histoire du saint à qui il m' aura fait repenser et je l'en remercie aussi.
A Romanos :
Pour compléter ma première réponse, quand on ignore "lequel est son saint patron", il n'y a pas de péché à hésiter et "tricher" (j'ai moi-même un saint patron qui en cache plusieurs et cela m'est arrivé plus jeune "tout en sachant") mais je pense ma réponse correcte en ce que Dieu lui-même a posé la réalité comme limite aux alternatives du possible, c'est donc un acte ascétique à poser et de fidélité, à l'image de ce que Dieu a voulu par sa création. Et cela bien qu'en effet, le catholicisme souvent donne plus de liberté que l'orthodoxie (mais parfois c'est aussi le contraire... cela dépend de ce qui est en cause : vaste sujet !)
Je crois d'ailleurs que la tradition orthodoxe que vous exposez est plus traditionnelle qu'obligatoire, il y en a aussi des comme cela dans le catholicisme... Elizabeth et Zacharie en ont bien rompue une similaire à la demande d'un ange pour Jean-Baptiste, et il y a donc aussi celle qui veut que rompre ces "petites traditions implicites" vaut comme un signe ou un appel pour une faveur spéciale...!