par stephlorant » dim. 25 sept. 2011, 18:46
Ce silence a bien un sens. J'y suis demeuré toute la journée de ce dimanche. Et même lorsque je suis parti en ville poster des documents de mutuelle pour les nouveaux soins reçus - dont le déplacement du médecin de garde, je me suis senti comme enveloppé de toutes parts une sorte de mur, qui était le mot d'ordre "ne-pas-ouvrir" la bouche et de taire jusqu'à mon regard sur les choses et les gens. Je me suis dit: "C'est comme une clôture... et puis là, j'ai compris: c'est tout à fait comme les murs d'un monastère.
C'est bien cela ! Oui, vraiment: à l'intérieur, la prière constante en la Présence divine; à l'extérieur, le monde, le bruit, les ennuis, l'argent, factures, les peurs, etc.; et entre les deux : la Porte qui donne sur la 'cour intérieure', le jardin où je prie, le cloître. Lors de mon premier accès d'aphonie, en août, c'était déjà ainsi, mais j'avais refusé de l'accepter, j'avais craint qu'ayant perdu de la communication, ma vie serait plus malheureuse. A présent, je suis heureux, je suis tranquille, je suis tout à fait bien. Ma solitude ne me cause plus la moindre révolte, ni l'angoisse, ni aucune plainte. C'est que le Seigneur est venu et, en cet endroit de ma personne, il est venu pour demeurer.
Maintenant que j'ai découvert la "Porte du Silence", je peux me soigner. Cette fois, j'ai refusé l'antibiotique. Quatre fois par jour, je me soigne ainsi : un gargarisme à l'eau chaude salée de gros sel marin; ensuite, je bois une cuillère à soupe de miel mélangée avec un jus de citron, une part d'eau assez chaude; ensuite un bonbon pharmaceutique à base de plantes - le seul médicament "chimique" est un spray contenant un peu de cortisone. Je peux sentir, rien qu'avec mes doigts sur la gorge que mes ganglions sont moins gonflés - hier, c'était l'inverse: ils étaient gonflés et durs au toucher.
Et dire que tout cela a commencé en 2008 lorsque j'ai décidé de me déconnecter de la télé par câble. Je m'étais privé ainsi d'un brouhaha familier en rentrant du travail, qui ne prête certainement pas au recueillement... et à présent, à partir d'aujourd'hui le silence est habité: j'y ai gagné beaucoup plus que je pouvais l'imaginer. Loué soit Dieu !
Ce silence a bien un sens. J'y suis demeuré toute la journée de ce dimanche. Et même lorsque je suis parti en ville poster des documents de mutuelle pour les nouveaux soins reçus - dont le déplacement du médecin de garde, je me suis senti comme enveloppé de toutes parts une sorte de mur, qui était le mot d'ordre "ne-pas-ouvrir" la bouche et de taire jusqu'à mon regard sur les choses et les gens. Je me suis dit: "C'est comme une clôture... et puis là, j'ai compris: c'est tout à fait comme les murs d'un monastère.
C'est bien cela ! Oui, vraiment: à l'intérieur, la prière constante en la Présence divine; à l'extérieur, le monde, le bruit, les ennuis, l'argent, factures, les peurs, etc.; et entre les deux : la Porte qui donne sur la 'cour intérieure', le jardin où je prie, le cloître. Lors de mon premier accès d'aphonie, en août, c'était déjà ainsi, mais j'avais refusé de l'accepter, j'avais craint qu'ayant perdu de la communication, ma vie serait plus malheureuse. A présent, je suis heureux, je suis tranquille, je suis tout à fait bien. Ma solitude ne me cause plus la moindre révolte, ni l'angoisse, ni aucune plainte. C'est que le Seigneur est venu et, en cet endroit de ma personne, il est venu pour demeurer.
Maintenant que j'ai découvert la "Porte du Silence", je peux me soigner. Cette fois, j'ai refusé l'antibiotique. Quatre fois par jour, je me soigne ainsi : un gargarisme à l'eau chaude salée de gros sel marin; ensuite, je bois une cuillère à soupe de miel mélangée avec un jus de citron, une part d'eau assez chaude; ensuite un bonbon pharmaceutique à base de plantes - le seul médicament "chimique" est un spray contenant un peu de cortisone. Je peux sentir, rien qu'avec mes doigts sur la gorge que mes ganglions sont moins gonflés - hier, c'était l'inverse: ils étaient gonflés et durs au toucher.
Et dire que tout cela a commencé en 2008 lorsque j'ai décidé de me déconnecter de la télé par câble. Je m'étais privé ainsi d'un brouhaha familier en rentrant du travail, qui ne prête certainement pas au recueillement... et à présent, à partir d'aujourd'hui le silence est habité: j'y ai gagné beaucoup plus que je pouvais l'imaginer. Loué soit Dieu !