par Kerniou » mer. 25 juil. 2012, 17:02
Marc, vous soulevez,là, un problème réel dans la prise en charge du handicap. A partir de quel moment intervenir et comment ?
Pendant longtemps, la sexualité des handicapés mentaux a été déniée et des jeunes femmes handicapées mentales ont mis et mettent encore au monde des enfants dont elles ne peuvent s'occuper si n'est avec l'aide massive de services spécialisés. Certaines familles à l'occasion d'une opération de l'appendicite ou en la provocant font pratiquer une ligature ligature des trompes sans en avertir la jeune fille ... Entre pas d'intervention et trop, l'équilibre est parfois difficile à trouver surtout quand certaines jeunes femmes disent avoir envie d' un enfant ... L'intervention de l'épouse de Gyrovague est très juste: comment être assuré du consentement réel de la personne ? Les textes font référence au "consentement éclairé"...
Vous nous faites part de vos constatations mais les pratiques qui vous surprennent ont certainement fait l'objet de nombreuses réflexions et discussions avant d'être mises en place; du moins, je l'espère. Bien souvent, même s'ils ne se réfèrent à la morale chrétienne, les personnels sont respectueux de la personne handicapée et bienveillants à son égard: ils doivent l'être, c'est une obligation professionnelle et déontologique.
Les personnes handicapées mentales éprouvent les mêmes sentiments, les mêmes besoins affectifs et les mêmes pulsions que nous. Cependant, en raison de leur déficience, ils accèdent plus difficilement et pour certains peu ou prou à la sublimation: la reconnaissance de la pulsion, le discernement sur la possibilité ou non d'y répondre et le contrôle sur la non réponse; ce qui en d'autres termes pourrait s'appeler résister à la tentation ...
Il semble, telle que vous décrivez la situation que les pratiques soient posées comme un postulat il serait intéressant que vous demandiez à votre référent comment l'équipe pluridisciplinaire a mis ce fonctionnement en place.
Quant aux relations homosexuelles, je ne pourrais dire s'il s'agit dune orientation sexuelle définie et assumée ou d'une attirance entre individus aux repères mal déterminés dans leur identité sexuelle.
En tout état de cause, vous avez choisi une profession humainement enrichissante qui nécessitera de vous laisser bousculer dans vos certitudes ...
Marc, vous soulevez,là, un problème réel dans la prise en charge du handicap. A partir de quel moment intervenir et comment ?
Pendant longtemps, la sexualité des handicapés mentaux a été déniée et des jeunes femmes handicapées mentales ont mis et mettent encore au monde des enfants dont elles ne peuvent s'occuper si n'est avec l'aide massive de services spécialisés. Certaines familles à l'occasion d'une opération de l'appendicite ou en la provocant font pratiquer une ligature ligature des trompes sans en avertir la jeune fille ... Entre pas d'intervention et trop, l'équilibre est parfois difficile à trouver surtout quand certaines jeunes femmes disent avoir envie d' un enfant ... L'intervention de l'épouse de Gyrovague est très juste: comment être assuré du consentement réel de la personne ? Les textes font référence au "consentement éclairé"...
Vous nous faites part de vos constatations mais les pratiques qui vous surprennent ont certainement fait l'objet de nombreuses réflexions et discussions avant d'être mises en place; du moins, je l'espère. Bien souvent, même s'ils ne se réfèrent à la morale chrétienne, les personnels sont respectueux de la personne handicapée et bienveillants à son égard: ils doivent l'être, c'est une obligation professionnelle et déontologique.
Les personnes handicapées mentales éprouvent les mêmes sentiments, les mêmes besoins affectifs et les mêmes pulsions que nous. Cependant, en raison de leur déficience, ils accèdent plus difficilement et pour certains peu ou prou à la sublimation: la reconnaissance de la pulsion, le discernement sur la possibilité ou non d'y répondre et le contrôle sur la non réponse; ce qui en d'autres termes pourrait s'appeler résister à la tentation ...
Il semble, telle que vous décrivez la situation que les pratiques soient posées comme un postulat il serait intéressant que vous demandiez à votre référent comment l'équipe pluridisciplinaire a mis ce fonctionnement en place.
Quant aux relations homosexuelles, je ne pourrais dire s'il s'agit dune orientation sexuelle définie et assumée ou d'une attirance entre individus aux repères mal déterminés dans leur identité sexuelle.
En tout état de cause, vous avez choisi une profession humainement enrichissante qui nécessitera de vous laisser bousculer dans vos certitudes ...