par Théo d'Or » jeu. 25 août 2011, 15:47
En fait, il faudrait que je précise quelque chose de mon vécu assez extraordinaire.
J'ai été en proie avec des émotions violemment contradictoires.
D'une part, j'ai vécu très tôt des expériences spirituelles très intenses, notamment le jour de mon baptême, à l'âge de 5 ans.
D'autre part, j'ai vécu de façon très violente les obligations corporelles, la morale et les difficultés de ma mère qui ne se manifestaient pas toujours de façon très chrétienne (comme si elle était en proie aux mêmes contradictions, ce qui devait expliquer en partie ses périodes successives d'agressivité et d'amour à mon encontre: la relation était tourmentée). J'avais l'impression que c'était surtout mon père qui portait l'idéal de sainteté de la famille avec une grosse autorité, en temps que telle et intellectuelle aussi. Ce qui me fascinait: j'en avais peur et je l'admirais follement en même temps.
Tout ça s'est fort équilibré avec le temps, on en a beaucoup parlé, pendant plusieurs années.
Je dois donc postuler que toutes mes défenses sont obsolètes... Mais j'ai toujours des problèmes importants!
Ce qui me bloque aujourd'hui, c'est la morale.
La morale ne vous laisse pas de choix, vous êtes obligé par la morale, que vous l'ayez comprise ou pas.
Pourtant, je suis en train de découvrir ce qui ce cache derrière cette morale, et que je pourrais appeler éthique, puisque que ça fait référence à un comportement bien compris, qui se distancie de la morale en temps que règle de comportement assénée. En fait, l'éthique est l'espace libre de la morale, l'agir convaincu qu'on s'est approprié au plus profond de soi-même, par une profonde compréhension de ce qui est en jeu. La morale est peut-être un stade nécessaire mais n'est pas la maturité, c'est en ça qu'elle peut être très violente!
En somme, au jour d'aujourd'hui, ce qui me bloque dans l’Église, c'est la morale, dont je sais qu'elle blessera encore pleins de générations après moi si Dieu prête encore vie à notre planète. Mais j'avoue que ce n'est pas évident de l'éviter.
Par contre, ce qui m'attire dans l’Église, c'est l'éthique, elle regorge de trésors capables de nous y mener tout à fait librement, sans se maudire de nos inévitables écarts liés à notre état de pécheur.
Bref, étant en souffrance moi-même, je n'arrive pas à prendre mes distances face à tous ces gens qui se prennent la morale en pleine figure, sans l'avoir compris. C'est vraiment une grosse difficulté pour moi! (que le Diviseur utilise allègrement, pauvre de moi).
Et j'aimerais être une sainte....
Cordialement,
Théo d'Or
En fait, il faudrait que je précise quelque chose de mon vécu assez extraordinaire.
J'ai été en proie avec des émotions violemment contradictoires.
D'une part, j'ai vécu très tôt des expériences spirituelles très intenses, notamment le jour de mon baptême, à l'âge de 5 ans.
D'autre part, j'ai vécu de façon très violente les obligations corporelles, la morale et les difficultés de ma mère qui ne se manifestaient pas toujours de façon très chrétienne (comme si elle était en proie aux mêmes contradictions, ce qui devait expliquer en partie ses périodes successives d'agressivité et d'amour à mon encontre: la relation était tourmentée). J'avais l'impression que c'était surtout mon père qui portait l'idéal de sainteté de la famille avec une grosse autorité, en temps que telle et intellectuelle aussi. Ce qui me fascinait: j'en avais peur et je l'admirais follement en même temps.
Tout ça s'est fort équilibré avec le temps, on en a beaucoup parlé, pendant plusieurs années.
Je dois donc postuler que toutes mes défenses sont obsolètes... Mais j'ai toujours des problèmes importants!
Ce qui me bloque aujourd'hui, c'est la morale.
La morale ne vous laisse pas de choix, vous êtes obligé par la morale, que vous l'ayez comprise ou pas.
Pourtant, je suis en train de découvrir ce qui ce cache derrière cette morale, et que je pourrais appeler éthique, puisque que ça fait référence à un comportement bien compris, qui se distancie de la morale en temps que règle de comportement assénée. En fait, l'éthique est l'espace libre de la morale, l'agir convaincu qu'on s'est approprié au plus profond de soi-même, par une profonde compréhension de ce qui est en jeu. La morale est peut-être un stade nécessaire mais n'est pas la maturité, c'est en ça qu'elle peut être très violente!
En somme, au jour d'aujourd'hui, ce qui me bloque dans l’Église, c'est la morale, dont je sais qu'elle blessera encore pleins de générations après moi si Dieu prête encore vie à notre planète. Mais j'avoue que ce n'est pas évident de l'éviter.
Par contre, ce qui m'attire dans l’Église, c'est l'éthique, elle regorge de trésors capables de nous y mener tout à fait librement, sans se maudire de nos inévitables écarts liés à notre état de pécheur.
Bref, étant en souffrance moi-même, je n'arrive pas à prendre mes distances face à tous ces gens qui se prennent la morale en pleine figure, sans l'avoir compris. C'est vraiment une grosse difficulté pour moi! (que le Diviseur utilise allègrement, pauvre de moi).
Et j'aimerais être une sainte....
Cordialement,
Théo d'Or