par Xavi » sam. 03 sept. 2011, 13:55
La création de l’humain, homme et femme, nous a ouvert à l’amour, à la communion, à la complémentarité, mais nous avons été bloqués par un repli sur soi, une volonté vertigineuse de solitude.
La création s’est achevée au moment où l’homme et la femme ont été créés dans un lien d’amour qu’Adam a exprimé avec une force extraordinaire (os de mes os, chair de ma chair, il quitte père et mère pour s’attacher, faire une seule chair) et que la création tout entière leur a été confiée pour qu’ils la développent et la mènent plus loin sur la chemin de la vie, en communion et en coopération avec Dieu, au delà de tout ce que nous pouvons imaginer, mais la route a été barrée par un choix différent.
Le choix de la liberté et de l’autonomie, merveilleux cadeaux divins de Dieu à ses créatures, est entré en conflit avec le choix complémentaire de l’amour et de la communion.
La réalité sexuelle est resté bloquée dans la différence. Le curseur s’est arrêté sur cette différence qui, au lieu de faire de la réalité sexuelle une source de grâces, d’épanouissement, de croissance dans la liberté et l’amour, est devenue incomplétude, manque.
Dans la vie éternelle, à la résurrection de la chair, la route interrompue va se rouvrir.
Bien sûr que tout l’amour vécu sur cette terre sera préservé, que la communion conjugale particulière des époux aimants ne sera pas perdue, diluée dans une indifférenciation générale où toute différence personnelle aurait disparu, où chacun aimerait tous les autres sans plus aucun lien personnel et de manière indifférenciée.
Non, nos corps et nos affections resteront singuliers, personnels. Pas moins que dans la Trinité divine à l’image de laquelle nous sommes faits, pas moins que le Père qui ne se confond pas avec le Fils ou l’Esprit Saint, nous ressusciterons chacun avec son propre corps, ses propres affections.
Rien de vrai et de bon ne sera perdu. C’est un surplus de communion et de vie que nous recevrons.
Pas plus que les autres différences innombrables qui caractérisent chacune des personnes humaines, la différence homme femme ne sera pas supprimée, mais dépassée d’une manière que nous ne pouvons imaginer. Nous ne ressusciterons pas avec les limites de notre réalité corporelle présente, mais notre corps sera transformé d’une manière et dans une réalité qui dépasseront notre condition présente.
Il est vain de parler de relations sexuelles dans l’éternité au sens où nous les connaissons dans un corps qui sera transformé. Un homme masculin restera-t-il un homme masculin au sens terrestre dans l’éternité ? Une femme restera-t-elle une femme au sens terrestre ?
Nous serons comme des anges dans les cieux. Il n’y aura pas de rupture entre notre condition actuelle d’homme ou de femme, mais une continuité vers un état où cette différence sera dépassée.
Il en sera de la différence sexuelle comme il en a été de la loi. Pas un iota, pas une virgule de la loi de l’Ancien Testament n’a été retirée par le Christ, mais quel dépassement !
Avec mon épouse, nous avons été voir hier le dernier film de Pedro Almodovar, La piel que habito. Quel choc, quelle émotion !
C’est un film superbe, d’une extraordinaire profondeur. Quelle pénétration dans l’humanité !
Celui qui s’arrête au premier degré de ce film risque de ne pas en percevoir toute la richesse. Almodovar est au cinéma ce que Magritte est à la peinture. Un point de vue surréaliste qui permet d’aller au delà des limites d’une simple approche intellectuelle ou trop concrète.
Il ne faut pas y chercher un message quelconque que le cinéaste essayerait de faire passer par une histoire particulièrement sordide. Moins encore une tentative de banaliser le mal étalé, au contraire, tel qu’il est : le mal.
Mais, c’est une extraordinaire parabole poétique sur la réalité homme femme, sur son ouverture vers une réalité autre qui la dépasse.
La scène finale semble résumer en un instant de vérité exceptionnel ce que la réalité homme femme devient dans le sein de Dieu, au moment du retour au Père.
La création de l’humain, homme et femme, nous a ouvert à l’amour, à la communion, à la complémentarité, mais nous avons été bloqués par un repli sur soi, une volonté vertigineuse de solitude.
La création s’est achevée au moment où l’homme et la femme ont été créés dans un lien d’amour qu’Adam a exprimé avec une force extraordinaire (os de mes os, chair de ma chair, il quitte père et mère pour s’attacher, faire une seule chair) et que la création tout entière leur a été confiée pour qu’ils la développent et la mènent plus loin sur la chemin de la vie, en communion et en coopération avec Dieu, au delà de tout ce que nous pouvons imaginer, mais la route a été barrée par un choix différent.
Le choix de la liberté et de l’autonomie, merveilleux cadeaux divins de Dieu à ses créatures, est entré en conflit avec le choix complémentaire de l’amour et de la communion.
La réalité sexuelle est resté bloquée dans la différence. Le curseur s’est arrêté sur cette différence qui, au lieu de faire de la réalité sexuelle une source de grâces, d’épanouissement, de croissance dans la liberté et l’amour, est devenue incomplétude, manque.
Dans la vie éternelle, à la résurrection de la chair, la route interrompue va se rouvrir.
Bien sûr que tout l’amour vécu sur cette terre sera préservé, que la communion conjugale particulière des époux aimants ne sera pas perdue, diluée dans une indifférenciation générale où toute différence personnelle aurait disparu, où chacun aimerait tous les autres sans plus aucun lien personnel et de manière indifférenciée.
Non, nos corps et nos affections resteront singuliers, personnels. Pas moins que dans la Trinité divine à l’image de laquelle nous sommes faits, pas moins que le Père qui ne se confond pas avec le Fils ou l’Esprit Saint, nous ressusciterons chacun avec son propre corps, ses propres affections.
Rien de vrai et de bon ne sera perdu. C’est un surplus de communion et de vie que nous recevrons.
Pas plus que les autres différences innombrables qui caractérisent chacune des personnes humaines, la différence homme femme ne sera pas supprimée, mais dépassée d’une manière que nous ne pouvons imaginer. Nous ne ressusciterons pas avec les limites de notre réalité corporelle présente, mais notre corps sera transformé d’une manière et dans une réalité qui dépasseront notre condition présente.
Il est vain de parler de relations sexuelles dans l’éternité au sens où nous les connaissons dans un corps qui sera transformé. Un homme masculin restera-t-il un homme masculin au sens terrestre dans l’éternité ? Une femme restera-t-elle une femme au sens terrestre ?
Nous serons comme des anges dans les cieux. Il n’y aura pas de rupture entre notre condition actuelle d’homme ou de femme, mais une continuité vers un état où cette différence sera dépassée.
Il en sera de la différence sexuelle comme il en a été de la loi. Pas un iota, pas une virgule de la loi de l’Ancien Testament n’a été retirée par le Christ, mais quel dépassement !
Avec mon épouse, nous avons été voir hier le dernier film de Pedro Almodovar, La piel que habito. Quel choc, quelle émotion !
C’est un film superbe, d’une extraordinaire profondeur. Quelle pénétration dans l’humanité !
Celui qui s’arrête au premier degré de ce film risque de ne pas en percevoir toute la richesse. Almodovar est au cinéma ce que Magritte est à la peinture. Un point de vue surréaliste qui permet d’aller au delà des limites d’une simple approche intellectuelle ou trop concrète.
Il ne faut pas y chercher un message quelconque que le cinéaste essayerait de faire passer par une histoire particulièrement sordide. Moins encore une tentative de banaliser le mal étalé, au contraire, tel qu’il est : le mal.
Mais, c’est une extraordinaire parabole poétique sur la réalité homme femme, sur son ouverture vers une réalité autre qui la dépasse.
La scène finale semble résumer en un instant de vérité exceptionnel ce que la réalité homme femme devient dans le sein de Dieu, au moment du retour au Père.