par Virgile » ven. 02 sept. 2011, 2:27
Bonjour à tous,
ce n'est qu'un détail, mais le mot barrette a la même origine notre "béret" national... mais un usage complètement différent. De toute façon, ce n'était pas le couvre-chef spécifique des ecclesiastiques, puique au Moyen âge tout le monde en portait une, de l'avocat au juge en passant par les médecins et les professeurs de l'Université. Même les simples laïcs pouvaient porter la barette, ainsi celles portées par les membres des confréries de charité.
La forme et le nombre de cornes (en général trois ou quatre) variaient selon les lieux et les coutumes, ainsi que l'on peut encore le constater dans le monde anglo-saxon, où les étudiants et leurs maîtres en portent encore une - de forme si étrange - lors des cérémonies de remise de diplome.
Avant l'instauration des rubriques du missel de 1969, qui n'en prévoient plus l'usage, la barette n'était pas seulement portée par le prêtre officiant, mais par tous les clercs qui se trouvaient dans le choeur. En ce qui concerne l'usage actuel, il me semble que le Cérémonial de évêques en usage aujourd'hui indique que les évêques sont encore tenus de la porter pendant les cérémonies pontificales - il faudrait vérifier.
En ce qui concerne la couleur de la barette, elle doit être la même que celle de la soutane. Elle est habituellement noire pour les prêtres, violette pour les évêques ainsi que certains chanoines, et enfin rouge pour les cardinaux. Il y a des exceptions cependant: ainsi les prélats de la curie romaine portent une soutane violette mais une barette noire surmonté d'un "pompon" de couleur. Il y a également le cas de la barrette dite "doctorale", qui n'est pas portée au chœur, et qui est l'attribut des docteurs des universités pontificales: noire, le "pompon" en est habituellement de couleur rouge pour la théologie dogmatique, de couleur blanche pour la théologie morale et de couleur verte pour le droit canonique.
Pour la petite histoire, j'ai encore connu le temps où le bedeau de ma paroisse portait une "barrette" dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre. En parlant de maintien de l'ordre, dans le collège catholique où j'ai fait mes études, c'était un prêtre âgé et particulièrement strict qui était chargé de surveiller les études des pensionnaires. Le soir, comme il lui prenait souvent l'envie de rendre au petit lieu, il devait bien s'absenter et nous laisser seuls... il quittait donc la salle sans un mot en se contentant de déposer sur son bureau sa barrette. Pour nous le message était très clair: "je ne suis sans doute pas physiquement dans la salle... mais j'y suis quand même!" Le plus incroyable, c'est que cela marchait: nous avions aussi peur de la barrette que de son propriétaire...
Je ne vais donc pas dire que je regrette la perte de son usage...
Amicalement.
Virgile.
Bonjour à tous,
ce n'est qu'un détail, mais le mot barrette a la même origine notre "béret" national... mais un usage complètement différent. De toute façon, ce n'était pas le couvre-chef spécifique des ecclesiastiques, puique au Moyen âge tout le monde en portait une, de l'avocat au juge en passant par les médecins et les professeurs de l'Université. Même les simples laïcs pouvaient porter la barette, ainsi celles portées par les membres des confréries de charité.
La forme et le nombre de cornes (en général trois ou quatre) variaient selon les lieux et les coutumes, ainsi que l'on peut encore le constater dans le monde anglo-saxon, où les étudiants et leurs maîtres en portent encore une - de forme si étrange - lors des cérémonies de remise de diplome.
Avant l'instauration des rubriques du missel de 1969, qui n'en prévoient plus l'usage, la barette n'était pas seulement portée par le prêtre officiant, mais par tous les clercs qui se trouvaient dans le choeur. En ce qui concerne l'usage actuel, il me semble que le Cérémonial de évêques en usage aujourd'hui indique que les évêques sont encore tenus de la porter pendant les cérémonies pontificales - il faudrait vérifier.
En ce qui concerne la couleur de la barette, elle doit être la même que celle de la soutane. Elle est habituellement noire pour les prêtres, violette pour les évêques ainsi que certains chanoines, et enfin rouge pour les cardinaux. Il y a des exceptions cependant: ainsi les prélats de la curie romaine portent une soutane violette mais une barette noire surmonté d'un "pompon" de couleur. Il y a également le cas de la barrette dite "doctorale", qui n'est pas portée au chœur, et qui est l'attribut des docteurs des universités pontificales: noire, le "pompon" en est habituellement de couleur rouge pour la théologie dogmatique, de couleur blanche pour la théologie morale et de couleur verte pour le droit canonique.
Pour la petite histoire, j'ai encore connu le temps où le bedeau de ma paroisse portait une "barrette" dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre. En parlant de maintien de l'ordre, dans le collège catholique où j'ai fait mes études, c'était un prêtre âgé et particulièrement strict qui était chargé de surveiller les études des pensionnaires. Le soir, comme il lui prenait souvent l'envie de rendre au petit lieu, il devait bien s'absenter et nous laisser seuls... il quittait donc la salle sans un mot en se contentant de déposer sur son bureau sa barrette. Pour nous le message était très clair: "je ne suis sans doute pas physiquement dans la salle... mais j'y suis quand même!" Le plus incroyable, c'est que cela marchait: nous avions aussi peur de la barrette que de son propriétaire...
Je ne vais donc pas dire que je regrette la perte de son usage...
Amicalement.
Virgile.