par SC » mer. 18 janv. 2006, 14:52
Pour l'accomplissement d'une si grande oeuvre, le Christ est toujours là auprès de son Eglise, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe(20), et dans la personne du ministre, "le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s'offrit alors lui-même sur la croix" et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu'un baptise, c'est le Christ lui-même qui baptise(21). Il est là présent dans sa parole, car c'est lui qui parle tandis qu'on lit dans l'Eglise les Saintes Ecritures. Enfin il est là présent lorsque l'Eglise prie et chante les psaumes, lui qui a promis : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux" . Effectivement, pour l'accomplissement de cette grande oeuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s'associe toujours l'Eglise, son Epouse bien-aimée, qui l'invoque comme son Seigneur et qui passe par lui pour rendre son culte au Père éternel. (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium 7,
http://www.catho.org/9.php?d=rf)
Pour résumer, Dieu est partout, mais de différentes manières. Dans une église, il est substantiellement présent dans l'hostie qui se trouve dans le tabernacle. On pourrait presque dire "physiquement" puisqu'on peut le manger.
A la plénitude des temps, le Fils de Dieu, venant comme l'Agneau qui enlève et porte sur lui le péché du monde, apparaît comme celui qui possède le pouvoir aussi bien de juger que de pardonner les péchés; et il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver.
Or, ce pouvoir de remettre les péchés, Jésus l'a conféré, par l'Esprit Saint, à de simples hommes, eux-mêmes sujets aux assauts du péché, à savoir à ses Apôtres: "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus". C'est là une des nouveautés évangéliques les plus formidables! En conférant ce pouvoir aux Apôtres, Jésus leur donne la faculté de le transmettre, comme l'Eglise l'a compris dès l'aube de son existence, à leurs successeurs, investis par les Apôtres eux-mêmes de la mission et de la responsabilité de continuer leur oeuvre d'annonciateurs de l'Evangile et de ministres de la Rédemption du Christ.
Ici apparaît dans toute sa grandeur la figure du ministre du sacrement de Pénitence, appelé confesseur selon une coutume très ancienne.
Comme à l'autel ou il célèbre l'Eucharistie, et comme en chacun des sacrements, le prêtre, ministre de la Pénitence, agit "in persona Christi". Le Christ, qui est rendu présent par le prêtre et qui accomplit par lui le mystère de la rémission des péchés, apparaît bien comme frère de l'homme, pontife miséricordieux, fidèle et compatissant, pasteur toujours à la recherche de la brebis perdue, médecin qui guérit et réconforte, maître unique qui enseigne la vérité et montre les chemins de Dieu, juge des vivants et des morts, qui juge selon la vérité et non d'après les apparences. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 29,
http://www.catho.org/9.php?d=qz)
Dieu - le Christ - est donc présent et agissant également dans le prêtre qui exerce son ministère, et particulièrement lorsqu'il confère les sacrements "in persona Christi" ("en la personne du Christ").
La première conviction est que, pour un chrétien, le sacrement de Pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême. Assurément, le Sauveur et son oeuvre salvifique ne sont pas liés à quelque signe sacramentel au point de ne pouvoir, en n'importe quel moment et domaine de l'histoire du salut, agir en dehors et au-dessus des sacrements. Mais à l'école de la foi, nous apprenons que le même Sauveur a voulu et disposé que les humbles et précieux sacrements de la foi soient ordinairement les moyens efficaces par lesquels passe et agit sa puissance rédemptrice. Il serait donc insensé et pas seulement présomptueux de vouloir laisser arbitrairement de côté des instruments de grâce et de salut que le Seigneur a institués et, en l'occurrence, de prétendre recevoir le pardon sans recourir au sacrement institué par le Christ précisément en vue du pardon. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 31,
http://www.catho.org/9.php?d=qz)
Seuls les péchés véniels peuvent être remis par la contrition ou par la communion eucharistique. Les péchés graves ne peuvent être remis que par la confession individuelle.
N'hésitez pas à lire le catéchisme abrégé publié récemment. Il apportera bien des réponses à vos questions.
SC
[quote]Pour l'accomplissement d'une si grande oeuvre, le Christ est toujours là auprès de son Eglise, surtout dans les actions liturgiques. Il est là présent dans le sacrifice de la messe(20), et dans la personne du ministre, "le même offrant maintenant par le ministère des prêtres, qui s'offrit alors lui-même sur la croix" et, au plus haut point, sous les espèces eucharistiques. Il est présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu'un baptise, c'est le Christ lui-même qui baptise(21). Il est là présent dans sa parole, car c'est lui qui parle tandis qu'on lit dans l'Eglise les Saintes Ecritures. Enfin il est là présent lorsque l'Eglise prie et chante les psaumes, lui qui a promis : "Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d'eux" . Effectivement, pour l'accomplissement de cette grande oeuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s'associe toujours l'Eglise, son Epouse bien-aimée, qui l'invoque comme son Seigneur et qui passe par lui pour rendre son culte au Père éternel. (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium 7, [url]http://www.catho.org/9.php?d=rf[/url])[/quote]
Pour résumer, Dieu est partout, mais de différentes manières. Dans une église, il est substantiellement présent dans l'hostie qui se trouve dans le tabernacle. On pourrait presque dire "physiquement" puisqu'on peut le manger.
[quote]A la plénitude des temps, le Fils de Dieu, venant comme l'Agneau qui enlève et porte sur lui le péché du monde, apparaît comme celui qui possède le pouvoir aussi bien de juger que de pardonner les péchés; et il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver.
Or, ce pouvoir de remettre les péchés, Jésus l'a conféré, par l'Esprit Saint, à de simples hommes, eux-mêmes sujets aux assauts du péché, à savoir à ses Apôtres: "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus". C'est là une des nouveautés évangéliques les plus formidables! En conférant ce pouvoir aux Apôtres, Jésus leur donne la faculté de le transmettre, comme l'Eglise l'a compris dès l'aube de son existence, à leurs successeurs, investis par les Apôtres eux-mêmes de la mission et de la responsabilité de continuer leur oeuvre d'annonciateurs de l'Evangile et de ministres de la Rédemption du Christ.
Ici apparaît dans toute sa grandeur la figure du ministre du sacrement de Pénitence, appelé confesseur selon une coutume très ancienne.
Comme à l'autel ou il célèbre l'Eucharistie, et comme en chacun des sacrements, le prêtre, ministre de la Pénitence, agit "in persona Christi". Le Christ, qui est rendu présent par le prêtre et qui accomplit par lui le mystère de la rémission des péchés, apparaît bien comme frère de l'homme, pontife miséricordieux, fidèle et compatissant, pasteur toujours à la recherche de la brebis perdue, médecin qui guérit et réconforte, maître unique qui enseigne la vérité et montre les chemins de Dieu, juge des vivants et des morts, qui juge selon la vérité et non d'après les apparences. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 29, [url]http://www.catho.org/9.php?d=qz[/url])[/quote]
Dieu - le Christ - est donc présent et agissant également dans le prêtre qui exerce son ministère, et particulièrement lorsqu'il confère les sacrements "in persona Christi" ("en la personne du Christ").
[quote]La première conviction est que, pour un chrétien, le sacrement de Pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême. Assurément, le Sauveur et son oeuvre salvifique ne sont pas liés à quelque signe sacramentel au point de ne pouvoir, en n'importe quel moment et domaine de l'histoire du salut, agir en dehors et au-dessus des sacrements. Mais à l'école de la foi, nous apprenons que le même Sauveur a voulu et disposé que les humbles et précieux sacrements de la foi soient ordinairement les moyens efficaces par lesquels passe et agit sa puissance rédemptrice. Il serait donc insensé et pas seulement présomptueux de vouloir laisser arbitrairement de côté des instruments de grâce et de salut que le Seigneur a institués et, en l'occurrence, de prétendre recevoir le pardon sans recourir au sacrement institué par le Christ précisément en vue du pardon. (Jean Paul II, Reconciliatio et paenitentia 31, [url]http://www.catho.org/9.php?d=qz[/url])[/quote]
Seuls les péchés véniels peuvent être remis par la contrition ou par la communion eucharistique. Les péchés graves ne peuvent être remis que par la confession individuelle.
N'hésitez pas à lire le catéchisme abrégé publié récemment. Il apportera bien des réponses à vos questions.
SC