par Raistlin » jeu. 25 août 2011, 16:43
Desiderius a écrit :En vertu du principe de non-contradiction d'Aristote, il est évident qu'il n'y en a qu'une qui soit vraie, mais je regrette que l'on ait écrit ici que telle ou telle est fausse. Je ressens cela comme un manque de respect envers ceux qui croient - à tort - que c'est "la leur" qui est vraie.
Comprenez-moi bien : il ne s'agit pas d'asséner la vérité à coup de trique. La vérité et la charité doivent bien entendu marcher main dans la main.
Maintenant, il serait intéressant de se demander en quoi le fait de dire que telle religion est fausse est un manque de respect. Faut-il respecter toutes les erreurs des uns et des autres ? Respectez-vous les erreurs des néo-nazis ou des raëliens ? Les dogmes de l'islam viennent contredire explicitement ceux du christianisme. A bien des égards, l'islam est antichrétien dans sa substance même. Faut-il alors se taire pour ne pas choquer ? Je crois qu'il s'agit là d'une fausse idée du respect, ne serait-ce que parce que le vrai respect, c'est justement penser que l'autre peut entendre la vérité et la recevoir, et que la vraie charité est de la lui annoncer.
Je respecte donc le droit qu'a chacun d'adhérer à la doctrine qu'il estime vraie. Et je respecte chacun dans sa capacité à discerner le vrai. En revanche, je ne respecte pas une religion ou une idéologie en tant que tel. Bien au contraire, je me réserve le droit de les étudier et d'en tirer les conclusions qui s'imposent, fussent-elles choquantes pour ceux qui s'y rattachent. De mon étude de l’islam, je conclus que c’est une fausse religion. Si donc on aborde le sujet avec moi, je ne peux que dire ce que pense à ce sujet, en essayant autant que je peux de le faire avec charité. Toute autre attitude serait justement un manque de respect envers moi-même, et envers autrui que je tromperais en lui cachant ce que je pense.
Bon, j’ai conscience que tout cela n’est pas simple. Je constate quand même qu’en France du moins, les chrétiens pratiquent l’enfouissement comme personne. Sous prétexte de « respect » ou de « tolérance », il ne faut surtout pas annoncer la vérité (quand ils y croient encore). Il y a une expression pour désigner ce comportement dans l’Évangile : mettre la lumière sous le boisseau…
Desiderius a écrit :Pour ce qui est de l’œcuménisme et de la "cité catholique", que je sache l’œcuménisme fait partie de la vie du chrétien, non ? Alors on peut donc en parler, sauf si l'Admin ne le souhaite pas.
Tout dépend de ce que vous entendez par oecuménisme. Il existe un oecuménisme nauséabond qui tend à tout niveler par le bas, à se contenter du plus petit dénominateur commun au nom du "vivre ensemble". Le hic, c'est que le Christ ne nous a pas demandé de brosser les autres dans le sens du poil, il nous a demandé de leur annoncer la vérité. Si le dialogue n'a pas pour objectif, dans le respect mutuel bien entendu, d'avancer vers davantage de vérité, il est stérile et il ne sert à rien.
[quote="Desiderius"]En vertu du principe de non-contradiction d'Aristote, il est évident qu'il n'y en a qu'une qui soit vraie, mais je regrette que l'on ait [b]écrit [/b]ici que telle ou telle est fausse. Je ressens cela comme un manque de respect envers ceux qui croient - à tort - que c'est "la leur" qui est vraie.[/quote]
Comprenez-moi bien : il ne s'agit pas d'asséner la vérité à coup de trique. La vérité et la charité doivent bien entendu marcher main dans la main.
Maintenant, il serait intéressant de se demander en quoi le fait de dire que telle religion est fausse est un manque de respect. Faut-il respecter toutes les erreurs des uns et des autres ? Respectez-vous les erreurs des néo-nazis ou des raëliens ? Les dogmes de l'islam viennent contredire explicitement ceux du christianisme. A bien des égards, l'islam est antichrétien dans sa substance même. Faut-il alors se taire pour ne pas choquer ? Je crois qu'il s'agit là d'une fausse idée du respect, ne serait-ce que parce que le vrai respect, c'est justement penser que l'autre peut entendre la vérité et la recevoir, et que la vraie charité est de la lui annoncer.
Je respecte donc le droit qu'a chacun d'adhérer à la doctrine qu'il estime vraie. Et je respecte chacun dans sa capacité à discerner le vrai. En revanche, je ne respecte pas une religion ou une idéologie en tant que tel. Bien au contraire, je me réserve le droit de les étudier et d'en tirer les conclusions qui s'imposent, fussent-elles choquantes pour ceux qui s'y rattachent. De mon étude de l’islam, je conclus que c’est une fausse religion. Si donc on aborde le sujet avec moi, je ne peux que dire ce que pense à ce sujet, en essayant autant que je peux de le faire avec charité. Toute autre attitude serait justement un manque de respect envers moi-même, et envers autrui que je tromperais en lui cachant ce que je pense.
Bon, j’ai conscience que tout cela n’est pas simple. Je constate quand même qu’en France du moins, les chrétiens pratiquent l’enfouissement comme personne. Sous prétexte de « respect » ou de « tolérance », il ne faut surtout pas annoncer la vérité (quand ils y croient encore). Il y a une expression pour désigner ce comportement dans l’Évangile : mettre la lumière sous le boisseau…
[quote="Desiderius"]Pour ce qui est de l’œcuménisme et de la "cité catholique", que je sache l’œcuménisme fait partie de la vie du chrétien, non ? Alors on peut donc en parler, sauf si l'Admin ne le souhaite pas.[/quote]
Tout dépend de ce que vous entendez par oecuménisme. Il existe un oecuménisme nauséabond qui tend à tout niveler par le bas, à se contenter du plus petit dénominateur commun au nom du "vivre ensemble". Le hic, c'est que le Christ ne nous a pas demandé de brosser les autres dans le sens du poil, il nous a demandé de leur annoncer la vérité. Si le dialogue n'a pas pour objectif, dans le respect mutuel bien entendu, d'avancer vers davantage de vérité, il est stérile et il ne sert à rien.