MariaMagdala a écrit :Il n'y a pas de manque de ressources alimentaires, il y a un manque de ressource financière pour se les acheter..
Nous sommes bien d'accord. C'est le manque de ressource financière qui fait que nombre de SDF meurent de faim. La nourriture est là, en abondance.
Trouvé sur Atlantico :
"Bien que la grande distribution refuse de communiquer sur la question, certains éléments, comme l’apparition d'antivols sur la viande ou la mise sous clefs de certains produits alimentaires, soulèvent des questions. La nourriture est-elle en première ligne ?
Christophe Soullez : Actuellement, il est quasi impossible de disposer d’informations précises sur la nature des biens volés. Toutefois, dans un contexte de crise économique, d’aggravation du chômage et de précarité, et dans la mesure où certains produits alimentaires ont un coût élevé, il n’est pas illogique de penser que le secteur de l’alimentation soit devenu la cible de certains voleurs, qu’ils soient externes ou internes à l’entreprise.
Jean-Pierre Corbeau : Il y a en effet des endroits où l’on constate ce phénomène. Le plus surprenant néanmoins est que les délinquants ne sont pas forcément les plus nécessiteux. Il est important de ne pas faire cette erreur d’analyse. En effet, au sein des couches populaires, la nourriture n’est pas prioritaire parmi les postes de dépenses. Elle est reléguée au profit de choses qui peuvent paraître plus superflues.
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Les populations qui se livrent à ce genre d’actes sont dans des "logiques de marque", particulièrement pour les produits à destination des enfants. Les parents se disent que leurs enfants ont droit aux mêmes marques que leurs camarades d’école. Cela concerne les sucreries hors-repas, en raison de la logique marketing, ou encore la viande, marqueur social.
Enfin, il existe des logiques que je qualifierais d'"apéros" ou de "goûters" dans les magasins. Ainsi, je ne dirais pas que le pourcentage de gens précaires pratiquant le vol augmente mais comme le pourcentage de Français précaires augmente, les actes délictuels de ce genre augmentent mécaniquement.
Cependant, l’abattage clandestin et les réseaux parallèles de revente de viande sont davantage à craindre que les vols à l’étalage.
Les vols dans les supermarchés seraient donc plutôt motivés par une logique de "bonus" plutôt que de nécessité...
Christophe Soullez : Je pense que les deux hypothèses sont envisageables et se rejoignent d’ailleurs. Si de plus en plus de familles ou d’individus ont des difficultés à se nourrir correctement, notamment avec des produits coûteux mais nécessaires à l’équilibre alimentaire, il n’est pas illogique que le phénomène des vols alimentaires augmente. Toutefois, comme je l’indiquais, les informations dont nous disposons sont assez peu précises pour pouvoir répondre avec certitude.
Jean-Pierre Corbeau : La première chose est que le budget alimentaire est actuellement devenu le budget d’ajustement du foyer. Le coût de la téléphonie, de l’Internet et globalement de l’accès aux médias et aux produits culturels est incompressible, de la même manière que le loyer. Ainsi, c’est le budget alimentaire qui est touché. Au-delà des véritables vols de nécessité, on trouve des gens, souvent pas les plus pauvres, qui décident sciemment de réduire leur budget alimentaire puis qui se livrent à des vols de "bonus".
L’énergie aussi est souvent ajustée mais cela est également directement lié à la consommation alimentaire puisque bien souvent ce sont les frigos et les congélateurs qui sont coupés. Or, cela conduit les foyers à consommer des produits frais qui sont plus chers ou au contraire à ne se nourrir que de produits de longue conservation dont la consommation excessive n’est pas très bonne pour la santé. Ainsi, en cas de précarité, l’alimentation n’est plus considérée comme prioritaire, il s’agit d’une logique d’organisation consciente. Dans les couches moyennes en phase de paupérisation, les priorités se situent au niveau de la téléphonie et accès à internet. On retrouve dans les enseignes plus onéreuses comme Monoprix des gens à fort pouvoir d’achat se font prendre à nourrir leurs enfants. Et cela n’a rien à voir avec des questions de niveau
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http://www.atlantico.fr/decryptage/vols ... d0R3bOI.99
[quote="MariaMagdala"]Il n'y a pas de manque de ressources alimentaires, il y a un manque de ressource financière pour se les acheter..[/quote]
Nous sommes bien d'accord. C'est le manque de ressource financière qui fait que nombre de SDF meurent de faim. La nourriture est là, en abondance.
Trouvé sur Atlantico :
"Bien que la grande distribution refuse de communiquer sur la question, certains éléments, comme l’apparition d'antivols sur la viande ou la mise sous clefs de certains produits alimentaires, soulèvent des questions. La nourriture est-elle en première ligne ?
Christophe Soullez : Actuellement, il est quasi impossible de disposer d’informations précises sur la nature des biens volés. Toutefois, dans un contexte de crise économique, d’aggravation du chômage et de précarité, et dans la mesure où certains produits alimentaires ont un coût élevé, il n’est pas illogique de penser que le secteur de l’alimentation soit devenu la cible de certains voleurs, qu’ils soient externes ou internes à l’entreprise.
Jean-Pierre Corbeau : Il y a en effet des endroits où l’on constate ce phénomène. Le plus surprenant néanmoins est que les délinquants ne sont pas forcément les plus nécessiteux. Il est important de ne pas faire cette erreur d’analyse. En effet, au sein des couches populaires, la nourriture n’est pas prioritaire parmi les postes de dépenses. Elle est reléguée au profit de choses qui peuvent paraître plus superflues.
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Les populations qui se livrent à ce genre d’actes sont dans des "logiques de marque", particulièrement pour les produits à destination des enfants. Les parents se disent que leurs enfants ont droit aux mêmes marques que leurs camarades d’école. Cela concerne les sucreries hors-repas, en raison de la logique marketing, ou encore la viande, marqueur social.
Enfin, il existe des logiques que je qualifierais d'"apéros" ou de "goûters" dans les magasins. Ainsi, je ne dirais pas que le pourcentage de gens précaires pratiquant le vol augmente mais comme le pourcentage de Français précaires augmente, les actes délictuels de ce genre augmentent mécaniquement.
Cependant, l’abattage clandestin et les réseaux parallèles de revente de viande sont davantage à craindre que les vols à l’étalage.
Les vols dans les supermarchés seraient donc plutôt motivés par une logique de "bonus" plutôt que de nécessité...
Christophe Soullez : Je pense que les deux hypothèses sont envisageables et se rejoignent d’ailleurs. Si de plus en plus de familles ou d’individus ont des difficultés à se nourrir correctement, notamment avec des produits coûteux mais nécessaires à l’équilibre alimentaire, il n’est pas illogique que le phénomène des vols alimentaires augmente. Toutefois, comme je l’indiquais, les informations dont nous disposons sont assez peu précises pour pouvoir répondre avec certitude.
Jean-Pierre Corbeau : La première chose est que le budget alimentaire est actuellement devenu le budget d’ajustement du foyer. Le coût de la téléphonie, de l’Internet et globalement de l’accès aux médias et aux produits culturels est incompressible, de la même manière que le loyer. Ainsi, c’est le budget alimentaire qui est touché. Au-delà des véritables vols de nécessité, on trouve des gens, souvent pas les plus pauvres, qui décident sciemment de réduire leur budget alimentaire puis qui se livrent à des vols de "bonus".
L’énergie aussi est souvent ajustée mais cela est également directement lié à la consommation alimentaire puisque bien souvent ce sont les frigos et les congélateurs qui sont coupés. Or, cela conduit les foyers à consommer des produits frais qui sont plus chers ou au contraire à ne se nourrir que de produits de longue conservation dont la consommation excessive n’est pas très bonne pour la santé. Ainsi, en cas de précarité, l’alimentation n’est plus considérée comme prioritaire, il s’agit d’une logique d’organisation consciente. Dans les couches moyennes en phase de paupérisation, les priorités se situent au niveau de la téléphonie et accès à internet. On retrouve dans les enseignes plus onéreuses comme Monoprix des gens à fort pouvoir d’achat se font prendre à nourrir leurs enfants. Et cela n’a rien à voir avec des questions de niveau
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