Apprentis sorciers sans âme

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Re: Apprentis sorciers sans âme

par PriereUniverselle » sam. 06 août 2011, 15:38

Source France-Soir Le 6 août 2011 à 12h18.

Une équipe de scientifiques japonais a réussi à créer des spermatozoïdes fonctionnels de souris à partir de cellules souches.

C'est une avancée qui pourrait combattre, un jour, la stérilité humaine. Des chercheurs japonais viennent d'annoncer qu'ils ont réussi à féconder les femelles souris avec du sperme créé à partir de cellules souches embryonnaires. Pour réaliser cette première, les chercheurs ont utilisé des souris qui étaient dans l’incapacité de produire du sperme normal. Ils leur ont alors injecté dans les testicules des cellules souches dérivées de cellules germinales primordiales qui elles même « ont produit du sperme à l’aspect normal » expliquent-il. Ce sperme a ensuite été utilisé pour féconder, avec succès, des ovules. Le résultat a donné de « jeunes souriceaux en pleine santé qui ont grandi pour devenir des souris mâles et femelles tout à fait fertiles », détaille l’étude publiée par la revue américaine spécialisée Cell. Les couples infertiles ne pourraient pas bénéficier de cette avancée avant une décennie. Pour le moment, les chercheurs continuent de peaufiner la technique et d'observer ses effets sur les générations successives de souris mâles et femelles.

Re: Apprentis sorciers sans âme

par Théo d'Or » sam. 06 août 2011, 12:00

Finalement, tout ça n'est pas fondamentalement pire que chipoter aux embryons sans y mettre de l'animal. C'est à partir de là que tout a dérapé. Il fallait bien qu'un jour l'ogre scientifique manque d'ovocytes. De toute façon, pour moi, cet embryon dans un ovule de vache est bien un être humain. Je ne crois pas que l'animal et l'être humain soient mélangeables. D'ailleurs, il semblerait que cet enfant ne puisse vivre au delà du stade des 16 cellules...

Ça me chipote vraiment tout ça, la liberté dérape. Et si elle dérape là, elle pourrait déraper chez moi aussi. Il faut bien admettre qu'on est là dans une dérive du libéralisme, une impasse... Et cette impasse, c'est moi en pire, fait chier... Quand je pense que quand j'étais gosse, je voulais être une sainte... Mais chez moi, c'est cadenassé à double tour et j'ai perdu la clé. Et ces scientifiques-là, ils ont encore plus perdu la clé que moi, ils ne semblent même plus la chercher. En fait, ils cherchent tout, sauf la clé. Des fois, je me dis que la seule solution à la sainteté, c'est la vieillesse ou le handicap. Des fois, je me dis que je dois être la seule cinglée sur terre à envisager ma future vieillesse (si je vis jusque là) presque avec joie! Mince, et c'est peut-être pour ça que je me fais involontairement 36000 bobos psychosomatiques depuis toujours!

Par moment, j'ai l'impression de comprendre comment le mal s'invite. A d'autres moments, je n'y comprends plus rien. Puisse Dieu prendre soin de toutes les âmes égarées ou tuées dans l’œuf. D'ailleurs, je me demande ce que deviennent ces âmes sans corps qui n'ont même pas eu l'occasion de se ressentir à travers un système nerveux. Vont-ils découvrir leur corps dans le royaume de Dieu? Quelle sera leur liberté de choix? Suis-je trop obsédée par la liberté?

Cordialement,

Théo d'Or

Re: Apprentis sorciers sans âme

par stephlorant » ven. 05 août 2011, 21:15

Je suis parti visionner quelques-unes de ces horreurs et maintenant, j'en suis sûr (si je ne l'avais pas été avant), le plus urgent c'est de chercher à sauver nos âmes... J'espère ne pas faire trop de cauchemars cette nuit.

Re: Apprentis sorciers sans âme

par PriereUniverselle » ven. 05 août 2011, 19:37

Ils vont beaucoup plus loin encore : source = State.fr 31/07/2011 de Jean-Yves Nau.

Plus de 150 chimères «homme-animal» ont vu le jour en Angleterre. Depuis trois ans, la création d'embryons hybrides se développe dans le secret de trois laboratoires. Interrogations, émotions, indignations. Il y eut tout d’abord la brebis Dolly (1996-2003), premier mammifère créé par l’homme grâce à la technique du clonage; cet animal vit le jour dans la campagne écossaise. C’était une révolution. Il faut aujourd’hui compter, comme vient de le révéler le Daily Mail, avec plus de 150 embryons hybrides «homme-animal» créés ces trois dernières années dans trois laboratoires universitaires britanniques.

L’information fait grand bruit outre-Manche, y compris dans certains milieux scientifiques, où certains redoute que des biologistes, animés des meilleurs raisons du monde, aillent «trop loin» dans leur quête de la maîtrise du vivant. Les opposants craignent, à terme, l’émergence d’un scénario du type «La Planète des singes» issu d’hybridisations poussées entre l’humain et l’animal.

En pratique, ces embryons peuvent être issus d’ovocytes de mammifères animaux fécondés par des spermatozoïdes humains. Il peut aussi s’agir de «cybrides» (terme issu de la contraction de «cytoplasme» et d’«hybride») issus du transfert d’un noyau d’un embryon humain dans un ovocyte animal (souvent de vache, parfois de lapine) préalablement énucléé. Ces «cybrides» disposent pour l’essentiel d’un matériel génétique humain associé à celui, animal, présent dans le cytoplasme de l’ovocyte.

Les trois laboratoires concernés sont rattachés au célèbre King College de Londres ainsi qu’aux universités de Newcastle et de Warwick. Le principe de tels travaux avait été autorisé après différentes décisions -controversées- prises en 2007 et 2008 par la Haute Autorité britannique en charge de l’assistance médicale à la procréation et à la recherche en embryologie puis par le Parlement.

Course aux armements avec l'Asie

Ces initiatives témoignaient alors de la volonté britannique d’occuper une position scientifique et économique dominante (comme plusieurs pays asiatiques dont la Chine) dans un nouveau secteur biotechnologique destiné notamment à mettre au point (via des «cellules souches») de nouvelles thérapeutiques contre des maladies aujourd’hui incurables. Cette volonté n’est toujours pas unanimement partagée en Grande-Bretagne. Le parlementaire Lord Alton, cité par le Daily Mail :

«J'ai fait valoir devant le Parlement mon opposition à la création d'hybrides humain-animal comme une question de principe. Aucun des scientifiques que nous avons entendu n'a pu nous donner aucune justification en termes de traitement. Ethiquement, cela ne peut jamais être justifié. Cela nous discrédite en tant que pays. C'est patauger dans le grotesque. A chaque étape, la justification des scientifiques était: si seulement vous nous permettez de faire cela, nous allons trouver des remèdes pour toutes les maladies actuellement connues. C'est du chantage émotionnel.»

Selon lui, les traitements qui ont été aujourd’hui mis au point à partir de cellules souches l'ont tous été à partir de cellules souches dites «adultes» (prélevées sur des organismes après la naissance) et non à partir de cellules «embryonnaires», obtenues à partir de la destruction d’embryons conçus in vitro.

En écho, des chercheurs de l'Académie britannique des sciences médicales viennent de publier un rapport demandant que de nouvelles règles soient établies pour fixer des frontières entre humanité et animalité, interdisant par exemple l'injection de cellules souches humaines dans le cerveau de primates. Ils recommandent aussi de ne surtout pas modifier l’un des fondements de la loi en vigueur qui n’autorise pas le développement des embryons hybrides «homme-animal» au delà de 14 jours après leur création in vitro. Pour autant, le principe même de ces recherches en biologie animale ne peut selon eux être contesté.

Ainsi le Pr Robin Lovell-Badge (Institut national britannique pour la recherche médicale), principal auteur du rapport, ne s’oppose-t-il pas à la poursuite de la recherche sur des embryons hybrides. Il y a selon lui «un impératif moral»: trouver des moyens de guérir des maladies humaines incurables. «Tant que nous avons des contrôles suffisants, comme nous le faisons chez nous, nous devrions être fiers de ces recherches», estime-t-il, tout en ajoutant que des contrôles plus stricts doivent être appliqués aux recherches sur les embryons animaux dans lesquels sont implantés du matériel génétique humain.

L’une des justifications britanniques pour autoriser de telles recherches tient à l’assurance que les embryons hybrides sont détruits au plus tard après deux semaines. C’est là une forme de compromis à haute valeur pragmatique: à ce stade, ces hybrides peuvent être une source de cellules souches embryonnaires sans réclamer stricto sensu la destruction d’un embryon «humain».

Possible en France

Cette méthode fournit aussi une solution à la pénurie d’ovocytes humains disponibles pour la recherche à laquelle sont confrontés les biologistes. La garantie est également donnée à l’opinion que ces embryons ne seront jamais implantés dans un utérus (humain ou animal) pour une gestation pouvant le cas échéant être menée à terme.

De telles garanties ne sont pas données dans les pays asiatiques où ces recherches connaissent depuis plusieurs années un rapide développement; des pays où elles ne sont freinées par aucun contre-pouvoir éthique ou religieux. Constatons aussi que sur un tel sujet, tout n’est pas pleinement transparent dans l’espace démocratique britannique où ces recherches n’avaient, depuis trois ans, fait l’objet d’aucune information publique.
«Je suis consternée que cela continue et que nous n'ayons rien su à ce sujet, a ainsi déclaré Josephine Quintavalle membre de l'association Comment on Reproductive Ethics. Pourquoi ont-ils gardé ce secret ? S'ils sont fiers de ce qu'ils font, pourquoi devons-nous poser des questions parlementaires pour que cela vienne à la lumière ?». La volonté des biologistes de «faire des expériences», dit-elle, ne saurait être en soi une justification suffisamment rationnelle pour que de telles expériences soient menées. Pour l’heure ces recherches seraient interrompues uniquement faute de moyens financiers.

Et en France ? Après le feu vert donné par les autorités britanniques en 2008, Carine Camby, alors directrice générale de l'Agence de la biomédecine, observait que l'article 16 du code civil (qui traite de l'atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine), la loi de bioéthique de 2004 ne répondant pas explicitement à la question de la création de telles chimères mêlant humanité et animalité. Cette loi (comme celle, révisée, de 2011) disposait clairement qu'il est interdit de créer in vitro des embryons à des fins de recherche scientifique mais omettait de traiter du caractère légitime ou non de la création de telles chimères.

Un minotaure en gestation

Mais quels que soient les encadrements législatifs (et sans même évoquer les rumeurs concernant les recherches menées dans différents laboratoires asiatiques) le mouvement semble ici irréversible. Depuis la création de Dolly et les progrès croissants réalisés en matière de clonage et de recherche sur les cellules souches l’espoir d’une nouvelle médecine, «régénératrice», apparaît jouer comme un nouvel Eldorado.

Deux ans après la création de la brebis écossaise, en novembre 1998, on apprenait qu’un Minotaure était en gestation dans un laboratoire de la société américaine Advanced Cell Technology. Forts de la technique du clonage, des chercheurs annonçaient avoir implanté le noyau d'une cellule humaine adulte dans un ovule de vache préalablement vidé de son noyau.

«Les cellules indifférenciées embryonnaires offrent l'espoir de fournir une quantité illimitée de cellules capables d'être cultivées en laboratoire pour remplacer, sous forme de greffes, tous les types de tissus humains», expliquait alors le docteur James Robl, l'un des fondateurs de la société basée dans le Massachussetts.

Il envisageait déjà de soigner de la sorte des affections aussi variées que le diabète, certains cancers ou la maladie de Parkinson. Les responsables de cette firme reconnaissaient volontiers que de telles expériences posent de sérieuses questions morales. Mais ils estimaient que les avantages médicaux à venir sont supérieurs aux risques encourus, au premier rang la création d’un nouveau vivant à mi-chemin de l’humain et de l’animal.
Depuis treize ans, les termes de l’équation n’ont guère varié. Quant aux questions de fond, elles ne sont guère éloignées de celles exposées de manière prophétique en 1952 par Vercors dans Les Animaux dénaturés.

Apprentis sorciers sans âme

par stephlorant » ven. 05 août 2011, 19:19

Tous les signes de ce temps !!!

Des scientifiques japonais ont annoncé vendredi qu’ils ont pour la première fois réussi à recréer des spermatozoïdes fonctionnels à partir de cellules souches embryonnaires d’une souris, une avancée susceptible d’aider un jour à combattre la stérilité humaine.

Les spermatozoïdes ont été utilisés pour féconder des ovules et le résultat a donné de « jeunes souriceaux en pleine santé qui ont grandi pour devenir des souris mâles et femelles tout à fait fertiles », explique l’étude menée par ces scientifiques japonais et parue dans l’édition en ligne de la revue américaine spécialisée Cell.

Mais cette technologie ne pourrait pas être utilisée sur les êtres humains avant une décennie, précise l’équipe de chercheurs de l’Université de Kyoto.

La fin d'un obstacle

L’expérience n’en reste pas moins enthousiasmante car elle fait tomber ce qui constituait l’un des principaux obstacles en biologie: recréer du sperme à partir de cellules embryonnaires, connues sous le nom de cellules souches primordiales, qui pourra ensuite devenir fonctionnel.

« Il s’agit de la première étude à faire état d’une génération de cellules germinales pleinement fonctionnelles issues de cellules (souches embryonnaires) ES », a insisté l’auteur de l’étude, Mitinori Saitou, professeur au département d’anatomie et de biologie cellulaire de l’Université de Kyoto.

Les chercheurs ont utilisé pour leur expérience des souris qui étaient dans l’incapacité de produire du sperme normal. Ils leur ont injecté des cellules souches dérivées de cellules germinales primordiales ou PGC.

Avec AFP

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