Vigourt :
Jésus n'a choisi que des hommes pour la nouvelle Liturgie (les Apôtres, qui eux-même ont choisis les Diacres, ...)
C'est ce qu'on appelle la Sainte Tradition (cf Dei Verbum, Concile Vatican II).
Depuis peu (20 ans environs), l'Eglise accepte de manière exceptionnelle que certains services service soient rendus par des femmes.
Le problème qui en découle est le suivant : l'entrée de femme dans le choeur et dans le sanctuaire.
Depuis 40 ans, en France, on nous oblige à perdre de vue la dignité de la Liturgie et le sens du Sacré : les Eglises construites durant ces 40 dernières années ne ressemblent à rien et sont laides aux possibles, dépossédées du moindre sens Liturgique élémentaire, les prêtres ni les diacres n'utilisent pas systématiques les ornements qu'ils devraient selon les normes Liturgiques dont Jean-Paul II a montré l'importance et demandé leur application plusieurs fois, le choeur est profané par le premier venu qui le traverse sous prétexte de prendre une photo ou autre, l'autel est utilisé comme une vulgaire table sur laquelle on dépose n'importe quoi sans prendre connaissance du sens qu'il a réellement (celui d'être l'autel du sacrifice, l'altare = lieu élevé, la Pierre d'angle, le Christ).
J'en passe ...
L'introduction des filles au service de l'autel dans la grande majorité des cas éloigne les garçons et donc contribue à aller dans le sens de la baisse des vocations. Jamais une femme ne sera ordonnée et encore moins ordonnée prêtre. C'est une question théologique, contrairement à ce que certains veulent faire croire.
Or les ministres du choeur sont là pour être le plus proche de l'image du Christ :
- il revette le vêtement blanc comme au baptême et dont la Liturgie baptismale dit justement qu'il correspond à revêtir le Christ (chant lié à la remise du vêtement blanc : "Vous qui avez été baptisé dans le Christ, vous avez revêtu le Christ", cf. St Paul et Ordo baptismi de 1985)
- le prêtre est le christ en personne dans les sacrements,
- le Lecteur (ministère institué) permet à la Parole de Dieu de prendre corps et ainsi qu'elle agisse en nous par notre écoute (là est la véritable participation active, cf. Présentation Générale du Lectionnaire Romain).
- L'autre ministère institué (donc réservé également aux hommes) est l'acolyte, autrement dit le servant d'autel. Souvent les grands-clercs sont institués acolytes.
Permettre aux filles d'accéder au service de l'autel est une voix sans issue. La seule utilité est d'avoir un plus grand nombre de servants si nécessaire pour relancer le mouvement dans une paroisse.
Présentation Générale du Missel Romain, 2002, a écrit :
116. Quelle que soit la messe célébrée, s'il y a un diacre, il exercera sa fonction. Habituellement , il est bon aussi qu´il y ait auprès du prêtre célébrant un acolyte, un lecteur et un chantre. Mais le rite qu´on va décrire plus loin prévoit la possibilité d´avoir un plus grand nombre de ministres.
On remarque qu'il n'est pas prévu que la messe soit célébrée sans servant d'autel, puisque que l'on parle d'avoir 1 acolyte ou un plus grand nombre de ministres dans l'introduction aux normes de la célébration de la Messe avec peuple.
D'autre part, il n'est pas prévu qu'un prêtre célèbre seul la Messe : il lui faut au moins un ministre (acolyte).
Présentation Générale du Missel Romain, 2002, a écrit :
252. Quand un prêtre célèbre la messe et n´a qu´un seul ministre pour l´assister et lui répondre, il observera les rites de la messe avec peuple (cf. 120-169 ) , le ministre prononçant, quand cela convient, les parties du peuple.
Il n'existe pas de partie dans la PGMR pour la messe où le prêtre est seul.
Marc :
Pourquoi vous ne répondez pas lorsque je dis les femmes ont besoins d'une autorisation spéciale et pas les garçons ?
Ai-je touché un point sensible ?
Qu'est-ce qui vous gène dans cette vérité ?
Le fait que l'Eglise appuie lourdement sur les vocations sucitées parmis les garçons ne vous semble pas clair ?
Maintenant, vous justifiez votre point de vue en mettant en cause votre archevêque. Or tout le monde sait que le clergé français (Evêques et Archevêque en tête) n'y connait quasiment rien à la Liturgie.
Il suffit de voir comment la Liturgie est célébrée et enseignée (en fait elle ne l'est pas).
Donc votre témoignage n'est pas "crédible" sauf si vous montrez que votre archevêque est théologien de la Liturgie.