par salésienne05 » mer. 20 juil. 2011, 0:34
Puisque vous voulez l'avis d'une femme...
DU moment que l'on choisit, en couple, d'avoir des enfants, les "sacrifices" semblent inévitables. Mais je pense aussi que l'on peut réfléchir à l'équilibre de l'ensemble de la famille. Un homme qui ne supporte plus son travail, même s'il aime réellement ses enfants, aura du mal à être disponible pour sa famille. Une femme qui reste au foyer pour élever ses enfants et qui se sent "sacrifiée" aura du mal également à entretenir l'entrain nécessaire à la joie familiale.
Nous pouvons évidemment changer de vie mais non sans prendre en compte chacun des membres du foyer, les enfants compris. Actuellement, pour notre part, nous réfléchissons ensemble à mon avenir professionnel : mon mari ayant le plus haut salaire, je me suis naturellement arrêtée de travailler pour élever nos enfants. Mais mon mari est conscient que, même si je suis heureuse de faire cela pour mes enfants, cela me fait du bien d'envisager une suite où je puisse me réaliser moi, pas seulement en tant que mère. Nous avons la chance d'être un couple très solide et donc, nous évoquons dès que possible toute chose qui nous chagrine, qui nous pèse. Les enfants passent au premier plan, mais pas au détriment non plus de nous-mêmes. Bref, quelques sacrifices consentis, mais qui peuvent évoluer en fonction de l'âge des enfants. Nous réfléchissons avec joie des possibilités futures : ça me permet de me sentir moins enfermée dans mon rôle de mère au foyer et d'utiliser mon peu de cerveau restant, et mon époux est heureux de me voir faire des projets. Même mon fils aîné qui a 6 ans s'y intéresse !
Après, il y a les événements de la vie. Nous avons un enfant qui a été atteint de leucémie. Le traitement a duré trois ans. Désormais, il est soigné pour autisme léger. Il n'a que 4 ans et demi... Là, les "sacrifices" s'imposent d'eux-mêmes. On ne les a pas choisis. Et nous prenons ces nouvelles donnés en compte pour tous nos projets, en essayant de créer le moins de dommages aussi pour les deux autres enfants (on en souhaite pas qu'ils payent le prix de la santé de leur frère).
Dans une famille, tout le monde a le droit d'être écouté, et servi au mieux, parents et enfants. Ensuite, il s'agit, avec l'aide de Dieu, de trouver un compromis pour que tout le monde puisse s'épanouir au mieux, sans léser les autres.
Evidemment, il ne s'agit pas de science exacte : je suppose que chaque famille doit trouver son propre équilibre
Amicalement. En Jésus, et par Marie.
Cécile
Puisque vous voulez l'avis d'une femme...
DU moment que l'on choisit, en couple, d'avoir des enfants, les "sacrifices" semblent inévitables. Mais je pense aussi que l'on peut réfléchir à l'équilibre de l'ensemble de la famille. Un homme qui ne supporte plus son travail, même s'il aime réellement ses enfants, aura du mal à être disponible pour sa famille. Une femme qui reste au foyer pour élever ses enfants et qui se sent "sacrifiée" aura du mal également à entretenir l'entrain nécessaire à la joie familiale.
Nous pouvons évidemment changer de vie mais non sans prendre en compte chacun des membres du foyer, les enfants compris. Actuellement, pour notre part, nous réfléchissons ensemble à mon avenir professionnel : mon mari ayant le plus haut salaire, je me suis naturellement arrêtée de travailler pour élever nos enfants. Mais mon mari est conscient que, même si je suis heureuse de faire cela pour mes enfants, cela me fait du bien d'envisager une suite où je puisse me réaliser moi, pas seulement en tant que mère. Nous avons la chance d'être un couple très solide et donc, nous évoquons dès que possible toute chose qui nous chagrine, qui nous pèse. Les enfants passent au premier plan, mais pas au détriment non plus de nous-mêmes. Bref, quelques sacrifices consentis, mais qui peuvent évoluer en fonction de l'âge des enfants. Nous réfléchissons avec joie des possibilités futures : ça me permet de me sentir moins enfermée dans mon rôle de mère au foyer et d'utiliser mon peu de cerveau restant, et mon époux est heureux de me voir faire des projets. Même mon fils aîné qui a 6 ans s'y intéresse !
Après, il y a les événements de la vie. Nous avons un enfant qui a été atteint de leucémie. Le traitement a duré trois ans. Désormais, il est soigné pour autisme léger. Il n'a que 4 ans et demi... Là, les "sacrifices" s'imposent d'eux-mêmes. On ne les a pas choisis. Et nous prenons ces nouvelles donnés en compte pour tous nos projets, en essayant de créer le moins de dommages aussi pour les deux autres enfants (on en souhaite pas qu'ils payent le prix de la santé de leur frère).
Dans une famille, tout le monde a le droit d'être écouté, et servi au mieux, parents et enfants. Ensuite, il s'agit, avec l'aide de Dieu, de trouver un compromis pour que tout le monde puisse s'épanouir au mieux, sans léser les autres.
Evidemment, il ne s'agit pas de science exacte : je suppose que chaque famille doit trouver son propre équilibre :)
Amicalement. En Jésus, et par Marie.
Cécile