par stephlorant » dim. 17 juil. 2011, 14:47
a. Passage en revue des témoignages des auteurs païens
i. Citation de Pline le Jeune : « Ils (les chrétiens) s’assemblent un jour marqué avant le lever du soleil et ils chantent ensemble un hymne au Christ comme à un dieu. » (1)
ii. Citation de Tacite : il raconte comment Néron essaya de rendre coupable un nouveau groupe religieux de l’incendie qui avait détruit ¾ de la ville de Rome en 64 : « Pour dissiper cette rumeur (que Néron était responsable de l’incendie), Néron substitua les accusés et frappa de peines les plus raffinés, ces gens odieux en raison de leur infamie, que le vulgaire appelait chrétiens. L’auteur de ce nom, Christ, sous la domination de Tibère, avait été mis à mort sous les procurateur Ponce Pilate, et cette détestable superstition, qui avait été étouffée sur le moment, éclatait à nouveau, non seulement à travers la Judée point de départ de ce fléau, mais à travers Rome, où affluent et se propagent de tous côtés les abominations et les ignominies. » (2)
Il confirme notamment plusieurs points importants du récit de Luc et des Actes :
- Le ministère public de Jésus eut lieu au temps de l’empereur Tibère (Luc 3.1)
- Ponce Pilate fut gouverneur quand Jésus trouva la mort (Actes 3.13, 13.28)
- Jésus fut condamné comme criminel (Luc 23.2)
- Ce mouvement se répandit de Jérusalem jusqu’à Rome (Actes 1.4 et 28.14)
ii. Citation de Suétone qui écrit durant la vie de l’empereur Claude. Vers 49, il écrit : « Comme les juifs provoquaient constamment des troubles à l’instigation de Chrestus, [l’empereur] les chassa de Rome. » (3) Il confirme qu’il y avait une communauté chrétienne à Rome vers 50. Et, il parle d’un certain Chrestus qui vient de Christos, qui signifie « Oint » c'est-à-dire Roi, qui est le titre messianique de Jésus.
Par ailleurs, on peut remarquer que ces auteurs sont très hostiles au Christianisme : « cette détestable superstition » dit Tacite … Les auteurs latins n’avait aucune sympathie pour les chrétiens, le rapport est donc authentique. Souvent, la question suivante est soulevée : pourquoi nous n'avons pas plus de « preuves » de l'existence de Jésus-Christ « s'il est si exceptionnel » comme le décrivent les Evangiles ? Il ne faut jamais oublié qu'on lit l'histoire avec une paire de lunettes. On s'imagine que le christianisme a toujours été celui qu'on connaît avec ses milliers d'églises à travers le monde et la renommée de celui qui en est l'origine : Jésus-Christ. Seulement, on oublie qu'à ses débuts le christianisme est considéré comme une simple école juive (une secte dérivée du judaïsme) entre autres. C’est pour cela que l’on en parle si peu dans les sphères latines. Mais notons qu'aucun de ces auteurs n'écrit que Jésus n'a jamais existé.
b. Témoignage des auteurs juifs
i. Il existe de nombreuses citation dans le Talmud qui est une compilation de textes rabbiniques sur la loi, l’éthique, relatifs aux coutumes et à l’histoire : les citations sont bien entendu très hostiles envers Jésus, car les juif ont rejeté la messianité que Jésus revendiquait clairement durant son ministère (Jean 17.3).
ii. Citation de Josèphe : « En ce temps-là est apparu Jésus, un homme sage, si on peut l'appeler un homme. Il faisait des actions surprenantes et enseignait aux gens qui recevaient la vérité avec plaisir. Il avait des disciples parmi les Juifs et parmi les Grecs. Il était le Messie. Et quand Pilate, à cause d'une accusation des juifs, l'a condamné à la croix, ceux qui l'ont aimé auparavant n'ont pas cessé de le faire. Il leur est apparu au troisième jour, de nouveau vivant, comme les divins prophètes, qui racontent des choses merveilleuses à son sujet, l'avaient dit. Et jusqu'à ce jour, la tribu de Chrétiens, nommé à partir de lui, n'est pas morte. » (4).
Cette citation a fait couler beaucoup d'encre et il serait fastidieux de développer les différentes argumentations ici. Cependant, il est généralement admis qu'elle contiendrait des interpolations (c'est-à-dire des ajouts qui ne sont pas de l’auteur mais d’un scribe postérieur). Par exemple, "Il était le Messie" semble être une confession de FOI des premiers chrétiens. Ce qui est très lourd de signification et qui ne semble pas être l’oeuvre de la plume du juif-romain Flavius Josèphe.
Néanmoins, dans un autre extrait, Flavius Josèphe parle de Jésus appelé le Christ et de son frère Jacques (Actes 2.36 et Galates 1.19). Ce passage des Antiquités Juives relate la transition en 62 entre deux gouverneurs romains (Festus remplacé par Albinus) et la destitution du grand prêtre Hanne, le beau-père de Caïphe (Jean 18.13) remplacé par son fils portant le même nom. C’est dans ce contexte qu’eut lieu le procès et la lapidation de Jacques, frère de Jésus appelé le Christ : « (…) Hanne le jeune qui avait reçu le souverain pontificat, était de tempérament impétueux et suprêmement audacieux ; il appartenait au parti des sadducéens qui dans leurs jugements sont très durs parmi tous les juifs, comme nous l’avons déjà montré. Avec un tel [caractère], Hanne estima que le moment était venu, du fait que Festus était mort et qu’Albinus était encore en voyage. Il convoqua les juges du Sanhédrin et traduisit devant eux le frère de Jésus appelé le Christ – son nom était Jacques – en même temps que d’autres. Il les accusa d’avoir transgressé la Loi et les livra pour qu’ils soient décapités » (5) … J'attire l'attention du lecteur sur le fait que Flavius parle de Jacques, le frère de Jésus appelé le Christ, sans donner d’autres détails sur l'identité de Jésus. Pourquoi présenter une nouvelle FOIs quelqu'un que le lecteur connaît déjà ? Parce que Flavius a déjà présenté Jésus appelé le Christ auparavant (Antiquités juives, XVIII, 63-64), qu'il n'a pas besoin de donner d'autres détails. Son lecteur sait immédiatement de qui il est fait référence. D’où, malgré l’existence probable d’interpolations dans la première citation, Flavius Josèphe atteste bien l’existence historique de la personne de Jésus.
Tous ces écrits non-chrétiens amènent à une conclusion qui s'impose à chacun. Historiquement, il y a bien eu un homme nommé Jésus qui a vécu en Palestine au 1e siècle et qui fut condamné comme criminel. S'agit-il de tout ce que l'on peut connaître au sujet de Jésus ? La réponse est non. Il existe des rapports émanant de personnes proches qui ont connu Jésus-Christ appelé les évangiles que nous devons étudier à présent.
1- Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7
2- Annales, 15.44
3- Vie de Claude, XXV.11
4- Antiquités juives, XVIII, 63-64
Trouvé en tapant auteurs romains et christianisme sur le moteur de recherche. D'autres citations existent.
a. Passage en revue des témoignages des auteurs païens
i. Citation de Pline le Jeune : « Ils (les chrétiens) s’assemblent un jour marqué avant le lever du soleil et ils chantent ensemble un hymne au Christ comme à un dieu. » (1)
ii. Citation de Tacite : il raconte comment Néron essaya de rendre coupable un nouveau groupe religieux de l’incendie qui avait détruit ¾ de la ville de Rome en 64 : « Pour dissiper cette rumeur (que Néron était responsable de l’incendie), Néron substitua les accusés et frappa de peines les plus raffinés, ces gens odieux en raison de leur infamie, que le vulgaire appelait chrétiens. L’auteur de ce nom, Christ, sous la domination de Tibère, avait été mis à mort sous les procurateur Ponce Pilate, et cette détestable superstition, qui avait été étouffée sur le moment, éclatait à nouveau, non seulement à travers la Judée point de départ de ce fléau, mais à travers Rome, où affluent et se propagent de tous côtés les abominations et les ignominies. » (2)
Il confirme notamment plusieurs points importants du récit de Luc et des Actes :
- Le ministère public de Jésus eut lieu au temps de l’empereur Tibère (Luc 3.1)
- Ponce Pilate fut gouverneur quand Jésus trouva la mort (Actes 3.13, 13.28)
- Jésus fut condamné comme criminel (Luc 23.2)
- Ce mouvement se répandit de Jérusalem jusqu’à Rome (Actes 1.4 et 28.14)
ii. Citation de Suétone qui écrit durant la vie de l’empereur Claude. Vers 49, il écrit : « Comme les juifs provoquaient constamment des troubles à l’instigation de Chrestus, [l’empereur] les chassa de Rome. » (3) Il confirme qu’il y avait une communauté chrétienne à Rome vers 50. Et, il parle d’un certain Chrestus qui vient de Christos, qui signifie « Oint » c'est-à-dire Roi, qui est le titre messianique de Jésus.
Par ailleurs, on peut remarquer que ces auteurs sont très hostiles au Christianisme : « cette détestable superstition » dit Tacite … Les auteurs latins n’avait aucune sympathie pour les chrétiens, le rapport est donc authentique. Souvent, la question suivante est soulevée : pourquoi nous n'avons pas plus de « preuves » de l'existence de Jésus-Christ « s'il est si exceptionnel » comme le décrivent les Evangiles ? Il ne faut jamais oublié qu'on lit l'histoire avec une paire de lunettes. On s'imagine que le christianisme a toujours été celui qu'on connaît avec ses milliers d'églises à travers le monde et la renommée de celui qui en est l'origine : Jésus-Christ. Seulement, on oublie qu'à ses débuts le christianisme est considéré comme une simple école juive (une secte dérivée du judaïsme) entre autres. C’est pour cela que l’on en parle si peu dans les sphères latines. Mais notons qu'aucun de ces auteurs n'écrit que Jésus n'a jamais existé.
b. Témoignage des auteurs juifs
i. Il existe de nombreuses citation dans le Talmud qui est une compilation de textes rabbiniques sur la loi, l’éthique, relatifs aux coutumes et à l’histoire : les citations sont bien entendu très hostiles envers Jésus, car les juif ont rejeté la messianité que Jésus revendiquait clairement durant son ministère (Jean 17.3).
ii. Citation de Josèphe : « En ce temps-là est apparu Jésus, un homme sage, si on peut l'appeler un homme. Il faisait des actions surprenantes et enseignait aux gens qui recevaient la vérité avec plaisir. Il avait des disciples parmi les Juifs et parmi les Grecs. Il était le Messie. Et quand Pilate, à cause d'une accusation des juifs, l'a condamné à la croix, ceux qui l'ont aimé auparavant n'ont pas cessé de le faire. Il leur est apparu au troisième jour, de nouveau vivant, comme les divins prophètes, qui racontent des choses merveilleuses à son sujet, l'avaient dit. Et jusqu'à ce jour, la tribu de Chrétiens, nommé à partir de lui, n'est pas morte. » (4).
Cette citation a fait couler beaucoup d'encre et il serait fastidieux de développer les différentes argumentations ici. Cependant, il est généralement admis qu'elle contiendrait des interpolations (c'est-à-dire des ajouts qui ne sont pas de l’auteur mais d’un scribe postérieur). Par exemple, "Il était le Messie" semble être une confession de FOI des premiers chrétiens. Ce qui est très lourd de signification et qui ne semble pas être l’oeuvre de la plume du juif-romain Flavius Josèphe.
Néanmoins, dans un autre extrait, Flavius Josèphe parle de Jésus appelé le Christ et de son frère Jacques (Actes 2.36 et Galates 1.19). Ce passage des Antiquités Juives relate la transition en 62 entre deux gouverneurs romains (Festus remplacé par Albinus) et la destitution du grand prêtre Hanne, le beau-père de Caïphe (Jean 18.13) remplacé par son fils portant le même nom. C’est dans ce contexte qu’eut lieu le procès et la lapidation de Jacques, frère de Jésus appelé le Christ : « (…) Hanne le jeune qui avait reçu le souverain pontificat, était de tempérament impétueux et suprêmement audacieux ; il appartenait au parti des sadducéens qui dans leurs jugements sont très durs parmi tous les juifs, comme nous l’avons déjà montré. Avec un tel [caractère], Hanne estima que le moment était venu, du fait que Festus était mort et qu’Albinus était encore en voyage. Il convoqua les juges du Sanhédrin et traduisit devant eux le frère de Jésus appelé le Christ – son nom était Jacques – en même temps que d’autres. Il les accusa d’avoir transgressé la Loi et les livra pour qu’ils soient décapités » (5) … J'attire l'attention du lecteur sur le fait que Flavius parle de Jacques, le frère de Jésus appelé le Christ, sans donner d’autres détails sur l'identité de Jésus. Pourquoi présenter une nouvelle FOIs quelqu'un que le lecteur connaît déjà ? Parce que Flavius a déjà présenté Jésus appelé le Christ auparavant (Antiquités juives, XVIII, 63-64), qu'il n'a pas besoin de donner d'autres détails. Son lecteur sait immédiatement de qui il est fait référence. D’où, malgré l’existence probable d’interpolations dans la première citation, Flavius Josèphe atteste bien l’existence historique de la personne de Jésus.
Tous ces écrits non-chrétiens amènent à une conclusion qui s'impose à chacun. Historiquement, il y a bien eu un homme nommé Jésus qui a vécu en Palestine au 1e siècle et qui fut condamné comme criminel. S'agit-il de tout ce que l'on peut connaître au sujet de Jésus ? La réponse est non. Il existe des rapports émanant de personnes proches qui ont connu Jésus-Christ appelé les évangiles que nous devons étudier à présent.
1- Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7
2- Annales, 15.44
3- Vie de Claude, XXV.11
4- Antiquités juives, XVIII, 63-64
Trouvé en tapant auteurs romains et christianisme sur le moteur de recherche. D'autres citations existent.