par stephlorant » lun. 27 juin 2011, 17:45
Le malheur, je ne le mets pas entre guillemets, je sais que j'y suis, que çà fait partie du lot, du "package" comme disent les anglo-saxons. Pour moi, c'est chaque matin, au réveil.Je réalise que je suis dans ce monde, que de multiples jugements de personnes que j'aime pèsent sur moi, qu'il y a désormais des frontières installées entre les personnes que je ne saurais franchir car le rejet est devenu net, tranchant, catégorique.
Est-ce que cela m'est venu en constatant que la plupart des personnes âgées de la maison de repos n'ont jamais aucune visite ? En partie, oui. Une femme m'a dit un jour : "Ils (ses enfants) ne m'ont même pas avertie du décès d'un de mes frères - je l'ai appris par le journal. Voilà, on n'est vraiment rien du tout..." cela m'a frappé, bien qu'en même temps elle m'a encouragé à continuer ma présence quotidienne.
Dans mon cauchemar matinal, je vois les pensées des hommes complètement désarticulées du sens chrétien de la vie. C'est un cauchemar éveillé, simplement parce que je NE PEUX PAS m'y résigner. Allons donc, ils considèrent leurs proches comme n'ayant aucune valeur intérieure qui mérite d'être retenue ! Mais c'est le "Je" (l'ego, le moi) qui prime sur toute autre considération. Pardonnez-moi si je considère beaucoup d'hommes et de femmes comme les zombies de certains films !
Dieu ne nous a pas créés ainsi. Dieu nous a créés par amour et pour aimer. Mais le "Je" (dans l’Évangile, on dit "la chair") a perdu toute retenue. Je ne parviens vraiment pas à comprendre que l'on renie l'autre lorsqu'il vieillit ou tombe malade, alors que ce sera le cas de tous. Leurs pensées ne vont plus que d'un congé à un autre congé, d'un bulletin de lotto au suivant, d'un verre d'alcool à un autre. Et de nouveau, parce que je ne peux pas admettre qu'il en est ainsi, je sue à grosses gouttes.
J'espère que cela ne sera chez moi qu'un passage. Je réaffirme la prééminence de la Joie. Je peux être malheureux, sentir mon cœur durci comme une pierre dans l'anticipation de ce que je devrai vivre, mais j'ai la Joie. Et curieusement, la Joie dénoue l'angoisse, adouci le cœur et le rend prompt à servir, car la Joie se perpétue... jusqu'au lendemain matin. Mieux vaut se lever dès le réveil !
Le malheur, je ne le mets pas entre guillemets, je sais que j'y suis, que çà fait partie du lot, du "package" comme disent les anglo-saxons. Pour moi, c'est chaque matin, au réveil.Je réalise que je suis dans ce monde, que de multiples jugements de personnes que j'aime pèsent sur moi, qu'il y a désormais des frontières installées entre les personnes que je ne saurais franchir car le rejet est devenu net, tranchant, catégorique.
Est-ce que cela m'est venu en constatant que la plupart des personnes âgées de la maison de repos n'ont jamais aucune visite ? En partie, oui. Une femme m'a dit un jour : "Ils (ses enfants) ne m'ont même pas avertie du décès d'un de mes frères - je l'ai appris par le journal. Voilà, on n'est vraiment rien du tout..." cela m'a frappé, bien qu'en même temps elle m'a encouragé à continuer ma présence quotidienne.
Dans mon cauchemar matinal, je vois les pensées des hommes complètement désarticulées du sens chrétien de la vie. C'est un cauchemar éveillé, simplement parce que je NE PEUX PAS m'y résigner. Allons donc, ils considèrent leurs proches comme n'ayant aucune valeur intérieure qui mérite d'être retenue ! Mais c'est le "Je" (l'ego, le moi) qui prime sur toute autre considération. Pardonnez-moi si je considère beaucoup d'hommes et de femmes comme les zombies de certains films !
Dieu ne nous a pas créés ainsi. Dieu nous a créés par amour et pour aimer. Mais le "Je" (dans l’Évangile, on dit "la chair") a perdu toute retenue. Je ne parviens vraiment pas à comprendre que l'on renie l'autre lorsqu'il vieillit ou tombe malade, alors que ce sera le cas de tous. Leurs pensées ne vont plus que d'un congé à un autre congé, d'un bulletin de lotto au suivant, d'un verre d'alcool à un autre. Et de nouveau, parce que je ne peux pas admettre qu'il en est ainsi, je sue à grosses gouttes.
J'espère que cela ne sera chez moi qu'un passage. Je réaffirme la prééminence de la Joie. Je peux être malheureux, sentir mon cœur durci comme une pierre dans l'anticipation de ce que je devrai vivre, mais j'ai la Joie. Et curieusement, la Joie dénoue l'angoisse, adouci le cœur et le rend prompt à servir, car la Joie se perpétue... jusqu'au lendemain matin. Mieux vaut se lever dès le réveil !